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The Harder They Come
 
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The Harder They Come

Jimmy CliffTéléchargement MP3
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Lecture   1. You Can Get It If You Really Want Jimmy Cliff 2:38 EUR 0,99
Lecture   2. Draw Your Brakes Scotty 2:55 EUR 0,99
Lecture   3. Rivers Of Babylon The Melodians 4:15 EUR 0,99
Lecture   4. Many Rivers To Cross Jimmy Cliff 3:00 EUR 0,99
Lecture   5. Sweet And Dandy Toots & The Maytals 2:59 EUR 0,99
Lecture   6. The Harder They Come Jimmy Cliff 3:39 EUR 0,99
Lecture   7. Johnny Too Bad The Slickers 3:03 EUR 0,99
Lecture   8. 007 (Shanty Town) Desmond Dekker 2:41 EUR 0,99
Lecture   9. Pressure Drop Toots & The Maytals 3:43 EUR 0,99
Lecture 10. Sitting In Limbo Jimmy Cliff 4:55 EUR 0,99
Lecture 11. You Can Get It If You Really Want (Instrumental) Jimmy Cliff 2:42 EUR 0,99
Lecture 12. The Harder They Come (Short Version) Jimmy Cliff 3:07 EUR 0,99
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Reggae goes to America (& James Bond goes to Jamaica), 30 juillet 2004
Par 
lheuillier (Bordeaux France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Harder They Come (CD)
On oublie trop souvent que le reggae, pour original que soit ce genre désormais mythique, puise largement ses sources dans la soul-music afro-américaine : en 1972, en pleine vague "blaxploitation", sort le film "The harder they come", équivalent jamaicain des films noirs américains : c'est un nanar aujourd'hui difficilement regardable (tout comme "Superfly" ou "Shaft" d'ailleurs), mais dont la musique brille encore de mille feux . Jimmy Cliff est le leader of the pack de cette B.O. : déja repéré deux ans plus tôt pour son extraordinaire album "Wonderful World, Beautiful People", qui était peut être le premier grand album de reggae, il récidive ici avec notamment la chanson "Many Rivers to cross", qui deviendra l'un des grands hits de sa carrière (et de l'époque toute entière). Après un "Struggling Man" de même facture, Cliff ira se perdre dans les méandres de la super-pop à succès, aboutissant dans les années 80 à l'insipide "Reggae night". Ici, il n'est cependant pas seul : il est notamment accompagné par Desmond Dekker & The Aces, fameux combo ska de la fin des sixties, qui offre avec "Shanty town" une tuerie digne d'un James Bond des îles ! les Maytals, entre ska et reggae-roots, se fendent d'un superbe "Pressure drop", tandis que le groupe vocal The Melodians , avec "By The Rivers of Babylon" (rien à voir avec la scie disco que les berlinois de Boney M répandront sur les pistes du monde quatre ans plus tard) rivalisent sans peine avec les meilleures formations soul américaines. Le but est atteint, et ce disque historique introduit un genre, et de nombreux artistes sur la scène internationale ... quelques mois plus tard, les Wailers devaient sortir leur premier disque chez Island !
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le reggae pour les Nul(le)s. Epître introductive, 27 novembre 2009
Par 
Lester Gangbangs - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Harder They Come (CD)
Cette notule pédagogique s'adresse à tous ceux dont les conduits auditifs ont été sérieuseemnt malmenés par une écoute prolongée de Björk, Natasha St Pier, vieux bluesmen morts ou grabataires, live de Deep Purple, sudistes bas du front, heavy-soul-blues-machin 70's, death-brutal-doom-dum metal, Mères Louves, Corbeaux Noirs, Serpents Blancs et autres sonorités affligeantes ...
Pour ceux dont la morne existence a été rythmée ( ? ) par du jazz, du classique, du prog-rock, Christophe Obispo ou Pascal Maé, ... une prophylaxie éradicante de type vangoghien reste malheureusement la seule solution connue à ce jour.

Bienvenue donc pour une introduction aux merveilles chaloupées et ensoleillées du reggae...
Cette compilation est idéale pour débuter. Et pour plusieurs raisons...
C'est la première qui a mis la Jamaïque sur la carte du monde musical. Bande sonore d'un nanar de série B de Perry Henzel, (« The harder they come », « Tout, tout de suite » en France) version caraïbe des films US de blackploitation, relatant les tribulations d'un paysan jamaïcain confronté au milieu gangstérisé de la production musicale locale. Jimmy Cliff y tient le rôle principal d'une manière assez comique (voire tragique), démontrant que pour faire une carrière d'acteur, l'Actor's Studio peut s'avérer utile.
Cette compilation est parue en 1972, qui est aussi la fin de l'âge de l'or du reggae. La révélation l'année suivante de la comète Marley signée par un label à vocation internationale, Island de Chris Blackwell, Jamaïcain exilé en Angleterre, marquera la fin de la créativité musicale inouïe locale, le formatage (de qualité, certes, mais formatage quand même) devenant dès lors de mise...
On voit sur cette B.O. toute l'évolution, qui s'effectuait alors à une vitesse prodigieuse, menant du rocksteady et du ska de la fin des 60's, au reggae tel qu'il a été popularisé par la suite...
Sur les douze morceaux (deux sont en deux versions, « You can get it if you really want » et « The harder they come ») neuf font partie du patrimoine incontournable du reggae, dans cette compilation où surtout Jimmy Cliff est à l'honneur (la moitié des titres).

« You can't get it if you really want » est un reggae de Cliff de facture très pop, sous influence américaine du genre, avec durant le pont, l'apparition d'une section de cuivres très Stax. C'est en poursuivant dans cette voie-là que Jimmy Cliff obtiendra de gros succès populaires, délaissant au passage la qualité artistique de ses débuts.
« Draw your breaks » (comprendre brakes (freins), les Jamaïcains entretenant de curieux rapports avec l'anglais, tant parlé qu'écrit ...) est un des classiques du reggae, par l'oublié 3ème couteau Scotty. Ce morceau contient une mélodie et une phrase récurrentes (« Stop that train », le train représentant le progrès, la civilisation occidentale, Babylone, ...) que l'on retrouvera dans des centaines d'enregistrements par la suite.
« Rivers of Babylon », par les Melodians (et non les Melodions comme quelques fois écrit sur le livret et la jaquette des différentes éditions du Cd), est lui aussi très connu ... dans la version Boney M. Evidemment, la version originale, beaucoup plus lente, est mille fois fois supérieure à la scie disco... Ce titre représente un des sommets d'un genre à part entière, celui du groupe vocal (généralement un trio) dans le reggae. Tous ces groupes vocaux sont fortement influencés par la musique noire américaine avec comme noms qui reviennent le plus souvent dans leurs références, les Drifters et les Impressions de Curtis Mayfield.
Avec « Many rivers to cross », coup de bol, vous récupérez sur une compilation de reggae une ballade soul définitive, l'égale des « It's a man man's world » ou « When a man loves a woman ». Un classique indémodable.
« Sweet and dandy » des Maytals , est typique du rocksteady, combinant un phrasé lent sur un rythme rapide issu du rock américain fifties. Les Maytals ont pour leader Toots Hibbert, qui deviendra un des quatre ou cinq plus grands noms du reggae dans les 70's (Toots & The Maytals).
« The harder they come », à nouveau Jimmy Cliff, avec un reggae toujours agrémenté d'une mélodie pop. Un des titres dont raffoleront les punks anglais (Joe Strummer & The Mescaleros), ou américains (Rancid), qui le reprendront. A noter une reprise risible par Eddy Mitchell (« Le maître du monde »), que Schmoll est allé enregistrer au milieu des 70's à Memphis ( ? )...
Autre merveille d'un groupe vocal oublié, le « Johnny too bad » des Slickers. Repris lui aussi par les anciens punks reconvertis gothique-synthés Lords of the New Church (Cd « Is nothing sacred ? ») qui avaient « oublié » de créditer les vrais auteurs, s'appropriant sans vergogne la paternité du titre ...
« Shanty town », sur un rythme rocksteady, a fait de son interprète Desmond Dekker l'archétype du « rude boy », le stéréotype du rasta dur-à-cuire (cf le titre du film des Clash)...
« Pressure drop » est un autre titre des Maytals, un des plus connus du reggae en général, lui aussi énormément repris (Clash bien sûr, mais aussi Robert Palmer, Izzy Stradlin, Specials, ...).
Il fallait sur cette compilation un titre pas terrible, c'est Jimmy Cliff qui s'y colle avec l'anecdotique morceau influencé par la soul « Sitting in limbo » ...

Bon, vous avez à portée de clic la meilleure compilation reggae en un Cd. Avant d'aller plus loin dans l'apprentissage, il est conseillé de se laisser pousser les dreadlocks, les ongles du pouce et de l'index, se munir de quelques barrettes (non, non, pas pour se coiffer), de papier fin (non, non, pas pour prendre des notes)... Vous serez dès lors prêts pour appréhender le plus grand groupe reggae de tous les temps, Sting & The Police ... euh non, pardon, Bob Marley & The Wailers...
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5.0 étoiles sur 5 LE disque de reggae, 5 janvier 2012
Par 
Stefy - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The harder they Come (CD)
Compilation bande-son du film mythique du même nom et qui fit plus que beaucoup pour le statut dudit film, ce disque est une tuerie. Tous les morceaux, oui, TOUS les morceaux sont des classiques du genre. Il faut dire que l'époque est bénie, le rastafarisme n'ayant pas encore trop enfumé et ramolli le reggae. Disque idéal pour débuter dans le genre, obligatoire pour ceux qui croient ne pas aimer le reggae et album terminal vers lequel on revient toujours en fin de compte. Immortel.
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