Longtemps rétif au visionnage de ce film encensé par les critiques, n'étant pas particulièrement fan de cinéma de genre et ayant la phobie des fonds marins (ne vous fiez pas à la jaquette, il n'y a aucun plan sous-marin dans le film), je me suis finalement laissé tenter. Et bien m'en a pris. Bon, il y a déjà de nombreux commentaires sur ce film et du coup beaucoup a déjà été dit. Mais j'ai tellement aimé que je tenais à « rajouter mon grain de sel ». Sachez qu'effectivement « The Host » brasse plusieurs thèmes (critique politique, étude de la cellule familiale, film de monstre) et suscite les émotions les plus diverses (rire, peur, tristesse....) et ce sans longueur ni goutte d'hémoglobine, ce qui est fort appréciable. Les membres de cette famille coréenne, braves, bêtes et parfois méchants (en un mot : humains), sont très attachants. Ils se perdent et se retrouvent sans cesse dans cette haletante course contre la montre, à la recherche de la petite fille capturée par le monstre. Mais j'ai été surtout impressionné par la mise en scène, d'une grande maitrise, et par la beauté de certaines séquences. Il y des scènes et des plans magnifiques dans « The Host », notamment la scène d'attaque initiale, le final ou encore ce suicide du haut d'un pont. Film d'une grande richesse thématique et visuelle, pour un spectacle total. Il y a des films qu'on oublie dès la projection terminée et d'autres qui nous poursuivent pendant quelques jours, dont on se remémore certaines scènes, certaines images, et qu'on a envie de revoir pour vérifier qu'on n'a rien raté, pour mieux l'analyser. « The Host » est de ceux-là.