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The Idiot
 
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The Idiot

Iggy Pop Album vinyle
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Page Artiste Iggy Pop

Discographie

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Photos

Image de Iggy Pop

Biographie

D'origine vaguement suédoise, James Newell Osterberg naît le 21 avril 1947 à Muskegon, dans la banlieue de Detroit (Michigan). Fils d'un professeur d'anglais, il baigne déjà dans l'excentricité puisqu'il passe toute son enfance et son adolescence à Ypsilanti, dans une caravane au confort plutôt rudimentaire.

Désireux de devenir musicien, il pratique d'abord la batterie, jouant dans un groupe local,… Plus de détails sur la Page Artiste Iggy Pop

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Détails sur le produit

  • Album vinyle (18 janvier 2010)
  • Nombre de disques: 1
  • Label: 4 Men With Beards
  • ASIN : B002P78VXY
  • Autres éditions : CD  |  Cassette  |  Album vinyle  |  Téléchargement MP3
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Descriptions du produit

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En 1977, David Bowie a entamé sa célèbre trilogie berlinoise. C'est dans la ville schizophrène et décadente qu'il invite Iggy Pop à le rejoindre pour enregistrer "The Idiot". Ils écrivent ensemble toutes les chansons et Bowie est à la production. Les morceaux s'en tiennent à une simplicité presque minimaliste mais les synthétiseurs, et les riffs dissonants de guitare saturée les tirent vers des ambiances moites, reptiliennes, plutôt malsaines. "China Girl" qui deviendra plus tard un hit pour Bowie, "Funtime", "Sister Midnight" et "Nightclubbing", sont autant de classiques d'un rock à la fois charnel et froid ; un rock moderne et urbain qui a séduit des jeunes groupes de l'époque comme Joy Division ou Human League. --Hubert Deshouse

Descriptions du produit

IGGY POP The Idiot (2009 US exclusive limited edition 8-track LP pressed on 180gram VIRGIN VINYL - Originally released in March 1977 The Idiot was produced by David Bowie includes the classics Nightclubbing and China Girl; presented in sealed & stickered pasted card sleeve)

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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 The first time I heard "Dum Dum Boys"... I was fascinated..., 31 juillet 2008
Par 
crew.koos (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Idiot (CD)
Après les excès et la douloureuse séparation des Stooges, Iggy était perdu, Iggy était a l'Ouest, Iggy était...seul ! C'est dans un bien piteux état que Bowie vient le chercher pour enregistrer ce premier album solo magistral.

Alors oui, il y a des hits incontournables "Nightclubbing", "China Girl" chanté avec la voix de crooner désabusé de l'iguane, mais le sommet de l'album, pour moi en tous cas, est atteint avec Dum Dum Boys.
Sur un rythme reptilien et lancinant, tout en guitares retenues mais vénémeuses, Iggy perdu et mélancolique se demande ce que devienne ses Stooges et se remémore humblement leur rencontre:

" The first time I saw
The dum dum boys
I was fascinated
...
I was most impressed
No one else was impressed
Not at all"

La plus belle chanson d Iggy en solo !
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9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Iggy's back, 4 février 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Idiot (CD)
Au début des seventies, Iggy Pop s'est fait un nom à lui tout seul comme étant le plus "mauvais" représentant du rock, créant du pur tohu-bohu et de la pure débauche avec son groupe de rock de Détroit, les Stooges. Mais après le split qui suivit la sortie de "Raw Power", Iggy est devenu une sorte de cas perdu. Accro à la drogue et s'étant rendu lui-même dans une institution psychiatrique, Iggy allait bientôt disparaître dans l'obscurité et presque devenir ce qu'Axl Rose était il n'y a pas si longtemps. Mais grâce au vieux pote David Bowie, tout cela prit fin. Iggy était déterminé à redémarrer sa carrière dans la musique, et Bowie à ses côtés pour co-écrire les chansons et produire son "comeback" qui sera "The Idiot".

Si on le compare à Raw Power ou à Fun House, The Idiot montre résolument un Iggy plus contrôlé et contenu. Les riffs de guitare brillants et embrasés de James Williamson ainsi que les hurlements flippants à la banshee d'Iggy sont partis. A la place, sous la tutelle de Bowie, Iggy devient un chanteur de rock plus sophistiqué, mais résolument plus sombre et dérangé. Pensez à du Bowie, mélangé avec du Léonard Cohen et une touche de Peter Murphy, et vous n'êtes pas loin du résultat. The Idiot était loin d'annoncer un futur ensoleillé pour Iggy. C'était quelque chose qu'il ne pouvait juste pas faire. On a à la place une collection de visions mornes et de mélodies sinistres. Le son des Stooges n'est plus d'actualité. Comme il le disait à l'époque : "I'm not a punk anymore. I'm a damned man!"

Il est peu fréquent d'écouter des ouvertures d'albums aussi dérangées que celles de "Sister Midnight" sur The Idiot. Froide et inquiétante, cette chanson est conduite par un riff robotique et fluet (et qui refera surface plus tard sur le "Lodger" de Bowie) joué par Carlos Alomar, tandis qu'Iggy délivre des paroles racontant ses cauchemars ½dipiens : "You know I had a dream last night/Mother was in my bed/And I made love to her/Father he gunned for me/Hunted me with his six-gun"...

Puis arrive la chaloupée et aguichante marche macabre de "Nightclubbing", laquelle servit de bande-son au film Transpotting. Iggy la délivre sans émotion et de manière mécanique, parodiant les clubbers de discothèques cocainés qu'il tourne en dérision dans la chanson : "Nightclubbing/we're nightclubbing/ we walk like a ghost." Iggy reprend le même type de lyrics dans la chanson suivante "Funtime", l'un des morceaux au son le plus punk de l'album. La première face du vinyle se termine par "Baby", une chanson au son inévitablement inspiré par l'atmosphère de Berlin où l'album a été enregistré. Evoquant certainement une rupture, Iggy chante encore avec presque aucune émotion, de manière sinistre et fantomatique, grâce à un lourd effet "reverb" dans sa voix. Iggy susurre à son ancienne bien-aimée : "We're walking down the street of chance/ where the chance is always slim or none/ and the intentions unjust." Alors qu'il en avait fini avec son passé d'accro aux substances illicites, Iggy est en train de dire adieu sans regret.

La seconde face s'ouvre avec sa chanson plus connue pour certains, "China Girl", utilisée plus tard de manière plus bling-bling sur l'album "Let's Dance" de Bowie. La version d'Iggy est plus intense, plus brute et ne contient pas les riffs "chinois" kitchissimes de la version de Bowie. La performance est de loin ici plus passionnée (la plus passionnée de l'album en fait) et confère un aspect plus humain, quoique un peu effrayant, à l'album. Certains disent que cette chanson évoque l'une des relations d'Iggy, d'autres qu'ils s'agit de la "blanche chinoise", ou encore que ce serait à propos de l'impérialisme occidental. La véritable signification n'est pas très claire, mais le plus probable est qu'il s'agisse de quelque chose combinant amour et politique. Iggy chante d'ailleurs : "My little China girl/you shouldn't mess with me/I'll ruin everything you are" suggérant ainsi que la culture occidentale pourrait corrompe sa beauté innocente. Il crie ensuite plus loin "I'd stumble into town/Just like a sacred cow/Visions of swastikas in my head/And plans for everyone," critiquant probablement la faim de pouvoir des leaders du "monde libre" et des atrocités qu'ils commettent en son nom. Il a aussi été dit que la chanson fut écrite avec l'idée que les femmes sont des êtres fragiles, comme des poupées chinoises...

Les trois dernières chansons sont différentes dans leur style et leur thème. "Tiny Girls" en est une courte, au son doo-wop et aux paroles évoquant un amour sans espoir. Tandis que les deux autres morceaux, "Dum Dum Boys" et "Mass Production" sont plus épiques et sinistres. "Dum Dum Boys" est un péan dédié aux anciens membres des Stooges. Iggy commence par raconter le destin de chacun des Stooges : "What about James?/ He's gone straight'", avant de supplier plus loin : "Where are you now/when I need your noise." Le riff de guitare de cette chanson vous poursuivra longtemps dans votre tête... Enfin, aucune chanson n'est aussi dingue et tordue que le chant funèbre de "Mass Production". Le même groove pendant 8 minutes avant une descente vers un désordre noisy et électro de synthés gazouillant.

De tous les albums d'Iggy, incluant même ceux des Stooges, The Idiot est de loin le plus sombre. Il se glisse sous votre peau et s'installe fermement, il s'introduit lentement dans votre psyché, juste pour donner une petite tape de temps à autre. Il peut vous donner des cauchemars à propos de clubbers zombies, d'inceste, de nazis ou de vous découpés en morceaux. Il fut l'album qui déclencha les premières jam sessions de Joy Division, et c'était l'album que Ian Curtis écouta juste avant de se pendre. The Idiot a pu signifier un nouveau début pour Iggy mais il n'est certainement pas pour débutants.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Vite, à la batcave !, 5 décembre 2011
Par 
M. Cyrille - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Idiot (CD)
Aaaah Iggy. Mon Iggy, ton Iggy, son Iggy votre Iggy notre Iggy. Celui qui a dix ans d'avance avec les Stooges, qui rend le bruit artistique et musical, qui veut chanter comme le saxo de Coltrane, qui ose affirmer son désarroi à à peine vingt-et-un ans alors que les hippies déferlent. Iggy, l'Iguane, James, peu importe ton nom, tu es nécessaire. Malgré les disques mineurs, malgré la carrière en dents de scie, malgré ton insouciance qui te dessert mais qui te permet de rester humble, tu es un des rares qui compte dans la petite histoire du rock.

Et si il faut retenir un seul de tes disques en solo, c'est bien le premier. The Idiot. L'idiot. En référence à Dostoïevski, parce qu'en 1977, c'est Bowie, le David, qui s'occupe de toi. Il t'ouvre un monde nouveau, celui des ballets, des peintres, de tout un pan de culture que tu ne connaissais pas. Il sait très bien ce qu'il fait (Bowie sait toujours ce qu'il fait), pendant sa pénitence à Berlin avec Brian Eno, à essayer d'oublier les années cocaïne. Vous voilà loin de la fête. Le monde ne tourne pas rond, le rock encore moins, la révolte gronde. Trop fatigués pour suivre le mouvement, vous préférez prévoir la suite : le désappointement. Désabusés à vos âges, pas si vieux pourtant, mais ayant brûlé toutes les chandelles.

Autant l'enregistrer. Bowie fait des merveilles, tu écris les paroles les plus sincères que tu écriras jamais, vidant ton sac sur l'ultime Dum Dum Boys, vous créez un son paranoïaque, enfermé et rampant, tandis que ta voix semble voilée. C'est la voix d'un homme en cage, prisonnier de ses démons, qui court tout au long de ce disque charnel, ne se libérant que rarement (China Girl, tu l'aimais, cette fille, où n'était-ce que l'héroïne ?), préférant se moquer de ses anciennes poses plutôt que de les célébrer (Nightclubbing, j'en ris encore).

Il faut en finir. Tirer un trait ? Conclure ? Ouvrir ? Huit minutes de musique industrielle avant l'heure mettra tout le monde d'accord. Ceux qui vous prenaient pour des dangers, des malades psychopathes, y trouveront de quoi alimenter leur fiel. Les autres, les bourgeons, y perdront leur naïveté. Mass Production. Bienvenue dans un monde de loisirs pour tous. C'est qui, l'idiot ?
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