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The Lamb Lies Down On Broadway
 
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The Lamb Lies Down On Broadway [CD]

Genesis CD
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Page Artiste Genesis

Discographie

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Photos

Image de Genesis

Biographie

Peter Gabriel et Tony Banks se rencontrent en 1963 au collège de Charterhouse à Godalming (Surrey). Ils fondent The Garden Wall. Anthony Phillips et Michael Rutherford, fervents adeptes de la guitare à 12 cordes fondent un groupe, the Anons (les Anonymes). Les deux groupes fusionnent et The Anons devient le futur Genesis.

Un ancien élève, Jonathan King, s'occupe du groupe. Début 1968 sortent deux… Plus de détails sur la Page Artiste Genesis

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Détails sur le produit

  • CD (3 octobre 2011)
  • Nombre de disques: 2
  • Format : CD
  • Label: EMI
  • ASIN : B001R4MEUM
  • Autres éditions : Cassette  |  Album vinyle
  • Moyenne des commentaires client : 4.8 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (8 commentaires client)
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Disque 1 :

Echantillons
Titre Durée Prix
Écouter  1. The Lamb Lies Down On Broadway (2008 Digital Remaster) 4:52Album uniquement
Écouter  2. Fly On A Windshield (2008 Digital Remaster) 2:45Album uniquement
Écouter  3. Broadway Melody Of 1974 (2008 Digital Remaster) 2:11Album uniquement
Écouter  4. Cuckoo Cocoon (2008 Digital Remaster) 2:12Album uniquement
Écouter  5. In The Cage (2008 Digital Remaster) 8:12Album uniquement
Écouter  6. The Grand Parade Of Lifeless Packaging (2008 Digital Remaster) 2:46Album uniquement
Écouter  7. Back In NYC (2008 Digital Remaster) 5:45Album uniquement
Écouter  8. Hairless Heart (2008 Digital Remaster) 2:10Album uniquement
Écouter  9. Counting Out Time (2008 Digital Remaster) 3:40Album uniquement
Écouter10. Carpet Crawlers (2008 Digital Remaster) 5:15Album uniquement
Écouter11. The Chamber Of 32 Doors (2008 Digital Remaster) 5:45Album uniquement


Disque 2 :

Echantillons
Titre Durée Prix
Écouter  1. Lilywhite Lilith (2008 Digital Remaster) 2:48Album uniquement
Écouter  2. The Waiting Room (2008 Digital Remaster) 5:17Album uniquement
Écouter  3. Anyway (2008 Digital Remaster) 3:17Album uniquement
Écouter  4. Here Comes The Supernatural Anaesthetist (2008 Digital Remaster) 2:49Album uniquement
Écouter  5. The Lamia (2008 Digital Remaster) 6:57Album uniquement
Écouter  6. Silent Sorrow In Empty Boats (2008 Digital Remaster) 3:01Album uniquement
Écouter  7. The Colony Of Slippermen (The Arrival/A Visit To The Doktor/Raven) (2008 Digital Remaster) 8:11Album uniquement
Écouter  8. Ravine (2008 Digital Remaster) 2:05Album uniquement
Écouter  9. The Light Dies Down On Broadway (2008 Digital Remaster) 3:32Album uniquement
Écouter10. Riding The Scree (2008 Digital Remaster) 4:07Album uniquement
Écouter11. In The Rapids (2008 Digital Remaster) 2:22Album uniquement
Écouter12. It (2008 Digital Remaster) 4:18Album uniquement


Descriptions du produit

Critique

Opéra-rock, album-concept, The lamb lies down on Broadway est un véritable monument. Avec ce disque, le Genesis à cinq arrive au bout de son parcours, signe une oeuvre maîtrisée et aboutie, adoptant une sonorité inoubliable faisant figure de parenthèse dans l'histoire du groupe.

The lamb lies down on Broadway raconte l'histoire d'un jeune portoricain, Rael, qui mène une vie de junkie dans les rues de New-York. Il se retrouve mystérieusement transporté dans un souterrain. Au fil de plusieurs scènes angoissantes se rejoue son destin, croisé avec celui de son frère John, qui est une image de l'américain blanc et aisé. Cette histoire froide et concrète est bien loin des contes fantastiques auxquels Genesis avait habitué son auditoire. Elle est l'oeuvre de Peter Gabriel seul. A quelques exceptions près, Gabriel a écrit la totalité des textes et le reste du groupe a composé la totalité de la musique. L'ambiance est donc toute particulière sur The Lamb... et aucun autre album de Genesis ne ressemble à cet ovni musical.

Au fur et à mesure que l'on écoute The lamb lies down on Broadway, les repères habituels de Genesis s'estompent. La flûte se fait plus rare, la douze cordes laisse place à des guitares électriques aux différents niveaux de saturations. L'orgue hammond est supplanté par un usage intensif du mellotron et une nouvelle portée de synthétiseurs. Brian Eno (ex-Roxy Music), a apporté son savoir-faire, donnant à l’album une sonorité très futuriste. The lamb lies down on Broadway est résolument électrique, très loin du son vaporeux des premiers Genesis (et de certains des suivants). En plus des effets de guitare, The lamb... foisonne d’effets sonores. Il est difficile de savoir quel instrument produit quel son, tant ils sont mixés, transformés, torturés... Le résultat est fascinant, le plus souvent effrayant, générant une ambiance tour à tour angoissée, faite de cris et de déchirements, puis apaisée.

Genesis aurait écrit les musiques en quelques jours et avec une grande facilité. Elles sont toutefois remarquables, prennent parfois une dimension symphonique («The chamber of 32 doors»), comique («The grand parade of lifeless packaging»), très souvent oppressantes («Anyway» et surtout «Fly on a windshield») ou violemment rock («Lilywhite Lilith»). Le tout offre un panel d'émotions fortes et bigarrées. L'histoire troublante du héros de The lamb... n’est pas sans évoquer le Tommy de the Who ou The Wall de Pink Floyd.

The lamb lies down on Broadway est à la fois l'aboutissement du travail du Genesis à cinq, qui nous livre ici sa performance la plus impressionnante, la plus mature, et la plus complète, en forme de parenthèse, au sens où le groupe changera de son dans les albums suivants. C'est un témoignage unique de ce que l'ancien Genesis a pu produire quand il se trouvait en pleine possession de son art.   

Julien Oeuillet - Copyright 2012 Music Story

Descriptions du produit

2008 Remaster : 2CD. Their brilliant & perhaps best album with Peter Gabriel.

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34 internautes sur 35 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Attention, chef d'oeuvre : oubliez vos préjugés !, 3 juillet 2010
Par 
Salabreuil (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Lamb Lies Down On Broadway (CD)
Oui, oubliez vos préjugés. Oubliez les tubes calibrés FM. Oubliez Phil Collins. Oubliez les années 80. Et puis les 90 également. Et revenons en 1974.

Genesis, depuis 4 ans, s'est taillé progressivement une réputation de premier choix. Et à l'époque, au même titre qu'un Bowie, le groupe est considéré comme avant-gardiste, en raison notamment des expérimentations scéniques et théâtrales de Peter Gabriel. Plus léger que Yes, moins torturé que King Crimson, plus humble que Pink Floyd, le groupe en quelques albums a développé un univers bien à lui, une marqueterie travaillée, faite de chansons délicates, de comptines cruelles et de ballades épiques. Un univers très anglais, entre rêve étrange et jardin mystérieux.
"The Lamb Lies down on Broadway" va sonner comme un véritable coup de tonnerre et saccager ce jardin anglais. Finis les paysages anglais : le groupe a accouché d'un cauchemar new-yorkais. Et nous donne un album urbain, vicieux, sombre, où éboulements, cris, râles, klaxons, stridences côtoient des chansons hantées, angoissées et de toute beauté. Un album qui va dérouter les fans de la première heure et les critiques de l'époque - pas tous, mais certains vont mettre un temps avant de digérer ce monstre.

Je dois dire que je n'ai jamais très bien compris cette aventure surréaliste qui parle d'agneau, de chambres bizarres, d'hommes pantoufles, et d'un certain Rael qui part à la recherche de son frère John (ou le contraire). C'est barré, c'est l'époque, qui, au cinéma, est celle de Ken Russell ou d'Alexandre Jodorowsky - ce dernier ayant été pressenti pour réaliser une adaptation cinématographique de cette histoire sortie du cerveau, à l'époque passablement dérangé, de Peter Gabriel. Alan Parker également - qui fera finalement The Wall. Tant pis, ou tant mieux, c'est ainsi.
Mais qu'on comprenne ce texte ou pas, peu importe : la musique exprime toute la brutalité, la folie, la violence, les errances et la sensualité des paroles de Gabriel. Cela dit, si Gabriel a été une locomotive dans cette aventure, il me semble être une injustice de créditer exclusivement celui-ci de la paternité d'une œuvre, qui est un véritable travail de groupe, un travail fait d'alchimie, de complémentarité et de tensions (les querelles entre Banks et Gabriel étaient particulièrement violentes). Ici pas d'envolées planantes, ni de morceaux de 15 minutes : les chansons sont courtes, se succèdent rapidement et si Gabriel est massivement présent, les musiciens lui arrachent des moments hallucinés et rageurs comme «The Waiting Room», qui leur appartient en propre.

L'album est à l'image de ce titre d'ailleurs : chaotique et bordélique. Si vous ne connaissez pas "The Lamb" et que vous faites l'effort de le découvrir, soyez prévenus : il n'y a pas d'autre choix que d'y rester hermétique ou d'en faire un indispensable qui, écoute après écoute, vous dévoilera ses beautés cachées. Cela fait 25 ans que je connais cet album: aujourd'hui encore, contrairement aux autres albums du groupe, je l'écoute toujours régulièrement, et j'en découvre encore des subtilités.

Comme toutes les grandes œuvres, plusieurs fois seront nécessaires pour l'appréhender et en apprécier les richesses : les tempos lourds et graisseux de "Fly On the Wildshield" (où l'influence de Bonham sur Collins s'est rarement autant fait sentir); le défilé grimaçant et hurlant de "The Grand Parade of Lifeless Packaging"; "Back in NYC", où un Gabriel enragé se déchire la voix dans des cris pré-punks - "Back in NYC" que Jeff Buckley, en fin connaisseur du rock 70's et admirateur de l'album, reprendra ; «Carpet Crawlers», son crescendo et son refrain hypnotique et lancinant, et où Gabriel prouve définitivement qu'il est une des plus belles voix du rock - malheureusement pour Collins qui aura toujours bien du mal avec ce morceau lors de ses reprises en concert; «The Lamia», et sa mélodie sensuelle et vénéneuse...

Comment ces anglais, timides et de bonne famille, élevés dans le giron d'une public school so british ont-ils pu se laisser aller ainsi ? Débauche de créativité, spontanéité du pétage de plomb, urgence de l'inspiration ? Plus de trente cinq ans après, ce disque reste un mystère dans la discographie de Genesis. Et un chef d'œuvre. Pas seulement de Genesis. Pas seulement du rock progressif, dont l'étiquette sur cet album m'a toujours laissé un peu dubitatif. Mais du rock tout court.

Après une tournée épuisante de concerts qui auront durablement marqué les heureux spectateurs éberlués de l'époque, Gabriel jette l'éponge et, se sentant trop à l'étroit dans une dynamique de groupe, décidera d'aller continuer ses audaces en solo. Banks, Collins, Rutherford et Hackett retourneront dare-dare dans leur cottage douillet, et, pour quelques temps encore, retrouveront - home sweet home - le fil de leurs délicates rêveries.

Pour finir et pour la bonne bouche, je vous cite un extrait d'une pure chronique rock'n roll de l'époque, bien allumée comme il se doit, et qui vous donnera à la fois une idée de la façon dont on percevait Genesis, à qui on les comparait, et une idée de l'impact de l'album et de la tournée qui a suivi. Critique de François Ducray, il me semble, parue dans Rock & Folk : «... c'était mille fois plus fort que dans Tommy, l'opéra rock où l'intelligence et la finesse le disputaient à la virulence et à la beauté. "Back in NYC", "The Lamia", "Carpet Crawlers", ces minutes vous crachaient au corps le corps de Rael le prototype, et tous nous rampions, baisions, esquivions et dérapions avec lui... A Paris, j'ai blêmi sous la puissance de ce coup tellement pénétrant que plein d'attaches lâchaient : oh oui, les Groovies réactivaient la sève originelle, et oui, la tournée Dylan/Band en flanquait un paquet d'intensité bouleversante, et oui, Zermati concoctait à l'Open Market la légende salvatrice d'Iggy et le berceau du rock français, mais moi, même ça qui me sciait de frissons, même Lou Reed au Palais, digne et plus aristofrappé que jamais, moi je tourneboulais comme un derviche dans les sinusoidales arabesques de Gabriel qui enfanta un chef d'œuvre immaculé, quitta le confort et se traça sa course comme il avait zébré ces mois trop ternes.»

Oui vraiment, oubliez vos préjugés : précipitez-vous sur ce disque en vous rappelant que tous les groupes n'ont pas eu la chance d'exploser en vol et de disparaître avant l'invention du Top 50...
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14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST, 2 décembre 2010
Par 
VIRY 02 (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Lamb Lies Down On Broadway (CD)
CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST JUIN 1978 N° 119 Page 60
7° Album 1974 33T Réf : PHONOGRAM 6641 226
Quel choc fut la parution de ce double album. Ce drame fantastique en noir et blanc était en rupture totale avec les pastels raffinés de « Selling England », son décor de Mégalopole américaine nous emmenait loin des cottages britanniques et des histoires merveilleuses à la Lewis Carrol. Genesis
avait rompu froidement le fil de son évolution tranquille, et c'est peut être pourquoi ce double album, ainsi nettement mis en valeur, reste le monument d'éternité du groupe. Avec lui, Genesis conquit la France et commença enfin à percer aux USA. Pourtant, tous les membres de Genesis , y compris Peter Gabriel qui en fut le génial et inspiré concepteur, sont d'accord pour dire qu'il s'agit là d'une oeuvre à part dans leur carrière, une sorte de détour, une fiction qu'ils se sont imposés, qu'ils ont jouée jusqu'au bout, mais qui leur était finalement étrangère. Alors qu'auparavant ils avaient laissé parler leur tempérament naturel, ici, sous la conduite d'un Gabriel devenu soudain visionnaire, ils avaient crée de toutes pièces un tout qui leur était presque extérieur. Par la suite, ils revinrent naturellement à leur inspiration britannique.
A part donc, mais fantastiquement mis en scène, « The Lamb lies down on Broadway » narre avec un souffle quasi épique une fantasmatique odyssée urbaine où le réel américain devient la source d'un cauchemar où est posé le problème de l'égo. Rael-rael-it, tout se mêle et interfère. Ce film est tout à l'image de Peter et de ses poétiques obsessions et marque le sommet de son importance dans le groupe. Sentant qu'il en a peut être trop imposé à ses complices, il partira ensuite pour assumer à lui seul ses folies. C'est parce qu'il est ainsi unifié, parce qu'il est le seul disque de Genesis à former un tout, que l'on regarde « The Lamb » comme le grand'oeuvre décisif du groupe. Mais c'est sans doute aussi parce qu'il fut de tous ses albums, le plus percutant, le plus inattendu, le plus traumatisant. A part et donc exceptionnel, même pour Genesis.
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14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un des meilleurs albums des 70's., 15 octobre 2010
Par 
CAROSSI "Rockprog84" (Apt, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Lamb Lies Down On Broadway (CD)
Dernier album de Genesis avec Peter Gabriel, sorti en 1974, ce double album était assez différent des précédents (même la pochette). Plus tendu, plus hard, morceaux beaucoup plus courts, cet album est un véritable chef-d'oeuvre du rock progressif et du rock tout court. Créativité , originalité, mélodies superbes ("hearless hair", "carpet crawl","the lamia"), maitrise technique, les mots manquent pour décrire ce monument.
Genesis réalisera ensuite encore 2 très bons albums, bien que beaucoup plus classiques ("A trick of the tail", "Wind and wuthering") avant une descente "progressive" vers une musique de plus en plus commerciale.
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