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Après When I Look In Your Eyes, superbement arrangé par Johnny Mandel et disque de platine, Diana Krall a pris tout son temps pour préparer son album suivant, un recueil de ballades et de bossas-novas admirablement produit et enregistré. Outre la présence d'une formidable rythmique avec Christian McBride à la basse, Peter Erskine à la batterie et le fidèle Russell Malone à la guitare, la chanteuse, elle-même au piano, s'offre le London Symphony Orchestra confié au grand Claus Ogerman. Ce dernier, jadis le maître d'uvre de quelques-uns des meilleurs albums d'Antonio Carlos Jobim, a une manière toute personnelle d'utiliser les flûtes de l'orchestre, de les organiser en section pour répondre aux violons. Grand spécialiste de la musique brésilienne, il sait donner de chaudes couleurs à ses partitions et de la légèreté à ses masses orchestrales. Bénéficiant d'un tel soutien, la belle voix de Diana Krall ne peut que convaincre dans ses reprises de "S'Wonderful", "Cry Me A River", "Dancing In The Dark" ou "The Look Of Love", d'inoubliables mélodies qu'elle ajoute à son déjà vaste répertoire. Un succès assuré. --Pierre de Chocqueuse
Platine
Après avoir remporté le Grammy Award de la performance vocale jazz en 1999 pour When I Look In Your Eyes, la belle blonde Canadienne publie son 4e album. Il est produit par Tony Lipuma et enregistré avec le London Symphony Orchestra sous la direction de Claus Ogerman (retiré depuis 17 ans). Si on se souvient des trois premiers opus, Only Trust Yor Heart, All For You (en hommage au Nat King Cole Trio), et Love Scenes, plébiscités par la critique, celui-ci risque bien de l'imposer définitivement en France.
Évidemment, pour les quinquagénaires, il est certain que Diana n'invente rien, Julie London et autres females vocalists des fifties ayant enregistré la plupart de ces titres. En revanche, pour la jeune génération, Diana peut leur donner le goût d'aller écouter les originaux : "Cry Me A River" créé par Julie London, "Besame Mucho" (repris, entre autres, par Dalida), "Love Letters" créé par Nat King Cole, "S'Wonderful" de George et Ira Gerschwin, "The Look Of Love" d'Hal David et Burt Bacharach, rois de la variété sixties US.
Harry Connick Junior – première époque – en jupons, Diana Krall semble entrer en concurrence directe avec les chanteuses entre jazz et easy listening. Pour sa crédibilité, elle a la chance d'être sur un label de jazz play-listée sur France Inter et que la presse bien-pensante dise de sa voix qu'elle est "du miel sauvage avec une cuillère de scotch". Ne jouons donc pas les ours mal léchés et saoulons-nous !
Évidemment, pour les quinquagénaires, il est certain que Diana n'invente rien, Julie London et autres females vocalists des fifties ayant enregistré la plupart de ces titres. En revanche, pour la jeune génération, Diana peut leur donner le goût d'aller écouter les originaux : "Cry Me A River" créé par Julie London, "Besame Mucho" (repris, entre autres, par Dalida), "Love Letters" créé par Nat King Cole, "S'Wonderful" de George et Ira Gerschwin, "The Look Of Love" d'Hal David et Burt Bacharach, rois de la variété sixties US.
Harry Connick Junior – première époque – en jupons, Diana Krall semble entrer en concurrence directe avec les chanteuses entre jazz et easy listening. Pour sa crédibilité, elle a la chance d'être sur un label de jazz play-listée sur France Inter et que la presse bien-pensante dise de sa voix qu'elle est "du miel sauvage avec une cuillère de scotch". Ne jouons donc pas les ours mal léchés et saoulons-nous !
Critique
Dix titres composent cet album joliment composé et interprété, où Diana Krall, accompagnée de collaborateurs de choix comme le batteur Peter Erskine ou le contrebassiste Christian McBride, joue avec brio sur un registre sentimental ne cédant pas à la mièvrerie. « Bésame mucho », pourtant un standard joué et rejoué jusqu’à la nausée, y retrouve une vie que l’on n’attendait plus, de même que « Cry Me a River ». Mêlant des sonorités pop au registre jazz, The Look of Love est un bon cru pour Diana Krall, qui se montre une chanteuse à la fois douce et dure, capable de profondeurs vocales étonnantes.
Nikita Malliarakis - Copyright 2012 Music Story
Nikita Malliarakis - Copyright 2012 Music Story
Description du produit
Sur le disque précédent, c'est Johnny Mandel qui pilotait quelques arrangements pour cordes du plus suave effet. Cette fois, c'est Claus Ogerman (maître d'oeuvre de "Symbiosis" de Bill Evans en 1971, et quelques années plus tard du très brillant "Cityscape" de Michael Brecker) qui signe orchestrations et direction. La voix, le phrasé, les inflexions sensuelles, tout concourt à procurer ce frisson cher aux amateurs de jazz vocal. Quelques grands standards ("S'Wonderful", "I Remember You", "Cry Me A River"...), et des chansons plus rares ("I Get Along Without You Very Well", de Hoagy Carmichael) : bref, tout ce qui sied à un moment de bonheur.
Descriptions du produit
THE LOOK OF LOVE