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The Mamas and The Papas


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Biographie

En 1965, John Phillips, guitariste, chanteur et songwriter né le 30/8/1935 en Caroline du sud, est déjà un vieux routier de la musique, ayant fait partie de groupes folk comme les Smoothies ou les Journeymen. Depuis trois ans, il est marié à une toute jeune californienne de Long Beach, Holly Michelle Gilliam Phillips (née le 4/04/1944), qu'il a rencontrée à San Francisco après un concert et à qui il a appris à chanter, l'enrôlant dans une nouvelle formation, les New Journeymen. Depuis peu, ils ont dans leur ensemble Denny Doherty, un chanteur canadien (né le 29/11/1940) qui a fait partie des ... Lire la suite

En 1965, John Phillips, guitariste, chanteur et songwriter né le 30/8/1935 en Caroline du sud, est déjà un vieux routier de la musique, ayant fait partie de groupes folk comme les Smoothies ou les Journeymen. Depuis trois ans, il est marié à une toute jeune californienne de Long Beach, Holly Michelle Gilliam Phillips (née le 4/04/1944), qu'il a rencontrée à San Francisco après un concert et à qui il a appris à chanter, l'enrôlant dans une nouvelle formation, les New Journeymen. Depuis peu, ils ont dans leur ensemble Denny Doherty, un chanteur canadien (né le 29/11/1940) qui a fait partie des Mugwumps. Il leur présente alors une ancienne membre de ce groupe, Cass Elliot (ex-Big 3, née Ellen Naomi Cohen le 19/9/1941 à Baltimore), qui pèse alors déjà près d'une centaine de kilos et possède une voix sublime de contralto, qui s'allie parfaitement avec les leurs.

Le rêve californien

Par le biais du folksinger Barry McGuire (dont le « Eve Of Destruction » est sur le point d'être N°1), ils font la connaissance de Lou Adler, producteur et co-propriétaire de Dunhill Records. Enthousiasmé par leurs harmonies et le talent d'auteur-compositeur de John Phillips, Adler leur obtient un contrat et du travail en studio, où ils commencent par seconder aux chœurs McGuire sur son album This Precious Time, paru fin 1965.

Toujours sur l'initiative d'Adler, ils se trouvent un nom suffisamment sonore et évocateur, ceci après avoir vu un reportage télévisé sur les Hell's Angels (les membres de cette confrérie de motards ayant pour habitude d'appeler leurs compagnes les « Mamas ») : The Mamas and the Papas. Décelant dans une chanson de John Phillips enregistrée par Barry McGuire un énorme potentiel commercial, Adler les convainc d'en faire leur propre version : c'est « California Dreamin' » (décembre 1965). Inspiré quelques années plus tôt à « Papa » John par les plaintes de « Mama » Michelle au sujet de la rudesse de l'hiver new-yorkais, le titre chanté par « Papa » Denny Doherty et contenant un joli solo de flûte de Bud Shank, atteint la 4ème place au Billboard début 1966.

Ainsi, deux années durant, les hits s'enchaînent avec leur unique N°1 « Monday Monday » en avril 1966, puis « I Saw Her Again », « Dedicated To The One I Love » et « Creeque Alley » ; quatre albums sont réalisés et le quatuor passe souvent sur le petit écran, dans des émissions dites « familiales », la sympathique « Mama » Cass Elliot devenant très vite leur membre le plus populaire, aussi bien grâce à son physique (peu commun dans la rock-music) et à sa voix qu'à sa gouaille imparable.

Groupe familial

En avril 1967, elle crée la surprise lorsqu'elle donne naissance à une petite fille, Owen Vanessa, dont elle refusera toujours de dévoiler l'identité du père. Quelques mois plus tard, Michelle Phillips accouche à son tour d'une fille, prénommée Chynna. Tout semble donc aller pour le mieux au sein du groupe, mais en fait, des tensions y sont depuis longtemps apparues, qui commencent à devenir difficilement supportables : nettement plus jeune que John, Michelle, éprise de liberté, a eu des liaisons avec d'autres hommes et a même été renvoyée un temps du groupe après que John ait découvert qu'elle l'avait trompé avec Gene Clark des Byrds, et Doherty, alors lui-même amant de Mama Cass ! Michelle Phillips a même été brièvement remplacée dans le groupe par Jill Gibson, la petite amie de Lou Adler, mais le public la réclamait avec tellement d'insistance lors des concerts que son mari a dû se résoudre à la réintégrer.

Néanmoins, le temps du festival pop de Monterey en juin 67, dont John Phillips se charge de l'organisation, ils mettent de côté leurs différends. Ils sont pour beaucoup dans la réussite de cet événement, dont les Mamas and the Papas font la clôture, mais dans un état de fatigue avancé, sans avoir pu répéter après plusieurs semaines, sans avoir chanté ensemble. Par interprète interposé, John Phillips a à nouveau décroché la lune lorsqu'il a donné à un de ses amis chanteurs (et ancien membre des Journeymen), Scott McKenzie, un titre qu'il destinait à son groupe, « If You're Going To San Francisco (Be Sure To Wear Some Flowers In Your Hair) », qui devient un autre hit énorme et presque l'hymne du festival de Monterey et de la jeunesse hippie.

La fin du rêve

Mais cela ne change rien pour les Mamas and the Papas qui se séparent en juillet 1968, après un quatrième album studio, The Papas And The Mamas. Celui-ci renferme le hit solo de « Mama » Cass Elliot, une délicate interprétation du « Dream A Little Dream Of Me » du Wayne King Orchestra (1931) vendue à sept millions d'exemplaires. Deux ans après, le couple Phillips annonce son divorce.

Toujours d'attaque, la vedette Cass Elliot, qui aura droit à son propre show télé et à une chanson-hommage écrite par Donovan, « Fat Angel », enregistre six albums sous son nom, dont un en duo avec Dave Mason, de Traffic.

En 1971, les Mamas and the Papas se reforment, sans plaisir aucun, pour enregistrer (séparément) un dernier album, le terne et triste People Like Us (Lou Adler et l'ingénieur du son Bones Howe ne sont plus aux manettes) qu'ils devaient encore à Dunhill, et ils en resteront là.

Mamans et Papas en solo

Trois ans plus tard, « Mama » Cass Elliot, très fatiguée, décède à Londres le 29 juillet 1974, la cause officiellement invoquée étant qu'elle s'est étouffée avec un sandwich (elle aurait en fait succombé à une crise cardiaque)...

Le discret Denny Doherty entame une carrière d'acteur et de comédien et sort deux albums solo peu remarqués : l'excellent Whatcha Gonna Do en 71, et Waiting For A Song en 74. Avant de montrer sa propre version de l'histoire du groupe avec la comédie musicale Dream A Little Dream en 1982.

Michelle Phillips, elle, s'affiche avec le musicien Gram Parsons, puis épouse le réalisateur Dennis Hopper le 31 octobre 1970 pour en divorcer huit jours plus tard (!) et entame elle-même une carrière de comédienne sans grand relief, incluant le film Dillinger en 1973.

John Phillips, mis à l'abri du besoin grâce aux droits d'auteur considérables de ses titres écrits pour les Mamas and the Papas, se remarie aussi, a d'autres enfants, publie un remarquable album, John, The Wolfking Of L.A. en 1970, qui ne rencontre qu'un succès d'estime. Au milieu des années 70, il enregistre des chansons avec quatre Rolling Stones pour un album produit par Jagger & Richards qui ne voit le jour qu'en 2001 sous le titre de Pay Pack And Follow. En 75, il signe la B.O. du film L'homme qui venait d'ailleurs, avec David Bowie dans le rôle principal, mais doit faire face à un très gros problème de toxicomanie, dont il parlera longuement dans son autobiographie best-seller Papa John.

Michelle Phillips publie Victim Of Romance (1974) : ignoré mais charmant, l'album produit et arrangé par Jack Nitzsche comporte la signature du guitariste John « Moon » Martin (encore inconnu) sur trois titres qu'il reprendra lui-même plus tard. Elle poursuit une carrière d'actrice (nue dans Valentino de Ken Russell en 77, Liés par le sang en 79), devenant un des piliers du soap-opera Knots Landing (en VF : Côte Ouest) et des magazines « people » grâce à ses romances avec Jack Nicholson, Warren Beatty ou Roman Polanski. Ses deux fils, Austin et Aron, sont également comédiens.

Son ex-mari, avec lequel elle a conservé des liens d'amitié mais qui a eu le malheur de faire de la prison pour trafic de drogue, reforme les Mamas and the Papas pour des « oldie shows », Scott McKenzie reprenant la place de Denny Doherty, Spanky McFarlane et McKenzie Phillips (une fille de John née de son premier mariage) assurant les parties de Michelle et Cass.

En 1988, il atteint à nouveau le N°1 des charts grâce à sa co-signature sur le « Kokomo » des Beach Boys, qui reprendront l'année suivante « California Dreamin' », John apparaissant dans le clip de leur version. A la même époque, Chynna Phillips, la fille qu'il a eue avec Michelle, fonde avec ses amies d'enfance Carnie et Wendy Wilson (filles de Brian Wilson des Beach Boys), le groupe Wilson Phillips, qui engrange les disques d'or et de platine.

En mars 1998, les trois Mamas and the Papas restants rechantent ensemble lors de leur intronisation au Rock 'N' Roll Hall Of Fame, en présence d'Owen Vanessa, la fille de « Mama » Cass Elliot. Trois ans plus tard, le 18 mars 2001, usé par ses excès, le talentueux John Phillips décède d'une crise cardiaque, après avoir écrit et enregistré quelques derniers titres qui seront publiés sur l'album posthume Phillips 66.

Le 19 janvier 2007, Denny Doherty s'éteint à son tour des suites d'une opération pour une rupture d'anévrisme, laissant Michelle Phillips seule survivante des Mamas and the Papas. Souvent rééditée sur des compilations de qualité diverse, leur œuvre entière a finalement été rassemblée en 2004 dans un très beau coffret de 4-CD, Complete Anthology.

Copyright 2014 Music Story Frédéric Régent

En 1965, John Phillips, guitariste, chanteur et songwriter né le 30/8/1935 en Caroline du sud, est déjà un vieux routier de la musique, ayant fait partie de groupes folk comme les Smoothies ou les Journeymen. Depuis trois ans, il est marié à une toute jeune californienne de Long Beach, Holly Michelle Gilliam Phillips (née le 4/04/1944), qu'il a rencontrée à San Francisco après un concert et à qui il a appris à chanter, l'enrôlant dans une nouvelle formation, les New Journeymen. Depuis peu, ils ont dans leur ensemble Denny Doherty, un chanteur canadien (né le 29/11/1940) qui a fait partie des Mugwumps. Il leur présente alors une ancienne membre de ce groupe, Cass Elliot (ex-Big 3, née Ellen Naomi Cohen le 19/9/1941 à Baltimore), qui pèse alors déjà près d'une centaine de kilos et possède une voix sublime de contralto, qui s'allie parfaitement avec les leurs.

Le rêve californien

Par le biais du folksinger Barry McGuire (dont le « Eve Of Destruction » est sur le point d'être N°1), ils font la connaissance de Lou Adler, producteur et co-propriétaire de Dunhill Records. Enthousiasmé par leurs harmonies et le talent d'auteur-compositeur de John Phillips, Adler leur obtient un contrat et du travail en studio, où ils commencent par seconder aux chœurs McGuire sur son album This Precious Time, paru fin 1965.

Toujours sur l'initiative d'Adler, ils se trouvent un nom suffisamment sonore et évocateur, ceci après avoir vu un reportage télévisé sur les Hell's Angels (les membres de cette confrérie de motards ayant pour habitude d'appeler leurs compagnes les « Mamas ») : The Mamas and the Papas. Décelant dans une chanson de John Phillips enregistrée par Barry McGuire un énorme potentiel commercial, Adler les convainc d'en faire leur propre version : c'est « California Dreamin' » (décembre 1965). Inspiré quelques années plus tôt à « Papa » John par les plaintes de « Mama » Michelle au sujet de la rudesse de l'hiver new-yorkais, le titre chanté par « Papa » Denny Doherty et contenant un joli solo de flûte de Bud Shank, atteint la 4ème place au Billboard début 1966.

Ainsi, deux années durant, les hits s'enchaînent avec leur unique N°1 « Monday Monday » en avril 1966, puis « I Saw Her Again », « Dedicated To The One I Love » et « Creeque Alley » ; quatre albums sont réalisés et le quatuor passe souvent sur le petit écran, dans des émissions dites « familiales », la sympathique « Mama » Cass Elliot devenant très vite leur membre le plus populaire, aussi bien grâce à son physique (peu commun dans la rock-music) et à sa voix qu'à sa gouaille imparable.

Groupe familial

En avril 1967, elle crée la surprise lorsqu'elle donne naissance à une petite fille, Owen Vanessa, dont elle refusera toujours de dévoiler l'identité du père. Quelques mois plus tard, Michelle Phillips accouche à son tour d'une fille, prénommée Chynna. Tout semble donc aller pour le mieux au sein du groupe, mais en fait, des tensions y sont depuis longtemps apparues, qui commencent à devenir difficilement supportables : nettement plus jeune que John, Michelle, éprise de liberté, a eu des liaisons avec d'autres hommes et a même été renvoyée un temps du groupe après que John ait découvert qu'elle l'avait trompé avec Gene Clark des Byrds, et Doherty, alors lui-même amant de Mama Cass ! Michelle Phillips a même été brièvement remplacée dans le groupe par Jill Gibson, la petite amie de Lou Adler, mais le public la réclamait avec tellement d'insistance lors des concerts que son mari a dû se résoudre à la réintégrer.

Néanmoins, le temps du festival pop de Monterey en juin 67, dont John Phillips se charge de l'organisation, ils mettent de côté leurs différends. Ils sont pour beaucoup dans la réussite de cet événement, dont les Mamas and the Papas font la clôture, mais dans un état de fatigue avancé, sans avoir pu répéter après plusieurs semaines, sans avoir chanté ensemble. Par interprète interposé, John Phillips a à nouveau décroché la lune lorsqu'il a donné à un de ses amis chanteurs (et ancien membre des Journeymen), Scott McKenzie, un titre qu'il destinait à son groupe, « If You're Going To San Francisco (Be Sure To Wear Some Flowers In Your Hair) », qui devient un autre hit énorme et presque l'hymne du festival de Monterey et de la jeunesse hippie.

La fin du rêve

Mais cela ne change rien pour les Mamas and the Papas qui se séparent en juillet 1968, après un quatrième album studio, The Papas And The Mamas. Celui-ci renferme le hit solo de « Mama » Cass Elliot, une délicate interprétation du « Dream A Little Dream Of Me » du Wayne King Orchestra (1931) vendue à sept millions d'exemplaires. Deux ans après, le couple Phillips annonce son divorce.

Toujours d'attaque, la vedette Cass Elliot, qui aura droit à son propre show télé et à une chanson-hommage écrite par Donovan, « Fat Angel », enregistre six albums sous son nom, dont un en duo avec Dave Mason, de Traffic.

En 1971, les Mamas and the Papas se reforment, sans plaisir aucun, pour enregistrer (séparément) un dernier album, le terne et triste People Like Us (Lou Adler et l'ingénieur du son Bones Howe ne sont plus aux manettes) qu'ils devaient encore à Dunhill, et ils en resteront là.

Mamans et Papas en solo

Trois ans plus tard, « Mama » Cass Elliot, très fatiguée, décède à Londres le 29 juillet 1974, la cause officiellement invoquée étant qu'elle s'est étouffée avec un sandwich (elle aurait en fait succombé à une crise cardiaque)...

Le discret Denny Doherty entame une carrière d'acteur et de comédien et sort deux albums solo peu remarqués : l'excellent Whatcha Gonna Do en 71, et Waiting For A Song en 74. Avant de montrer sa propre version de l'histoire du groupe avec la comédie musicale Dream A Little Dream en 1982.

Michelle Phillips, elle, s'affiche avec le musicien Gram Parsons, puis épouse le réalisateur Dennis Hopper le 31 octobre 1970 pour en divorcer huit jours plus tard (!) et entame elle-même une carrière de comédienne sans grand relief, incluant le film Dillinger en 1973.

John Phillips, mis à l'abri du besoin grâce aux droits d'auteur considérables de ses titres écrits pour les Mamas and the Papas, se remarie aussi, a d'autres enfants, publie un remarquable album, John, The Wolfking Of L.A. en 1970, qui ne rencontre qu'un succès d'estime. Au milieu des années 70, il enregistre des chansons avec quatre Rolling Stones pour un album produit par Jagger & Richards qui ne voit le jour qu'en 2001 sous le titre de Pay Pack And Follow. En 75, il signe la B.O. du film L'homme qui venait d'ailleurs, avec David Bowie dans le rôle principal, mais doit faire face à un très gros problème de toxicomanie, dont il parlera longuement dans son autobiographie best-seller Papa John.

Michelle Phillips publie Victim Of Romance (1974) : ignoré mais charmant, l'album produit et arrangé par Jack Nitzsche comporte la signature du guitariste John « Moon » Martin (encore inconnu) sur trois titres qu'il reprendra lui-même plus tard. Elle poursuit une carrière d'actrice (nue dans Valentino de Ken Russell en 77, Liés par le sang en 79), devenant un des piliers du soap-opera Knots Landing (en VF : Côte Ouest) et des magazines « people » grâce à ses romances avec Jack Nicholson, Warren Beatty ou Roman Polanski. Ses deux fils, Austin et Aron, sont également comédiens.

Son ex-mari, avec lequel elle a conservé des liens d'amitié mais qui a eu le malheur de faire de la prison pour trafic de drogue, reforme les Mamas and the Papas pour des « oldie shows », Scott McKenzie reprenant la place de Denny Doherty, Spanky McFarlane et McKenzie Phillips (une fille de John née de son premier mariage) assurant les parties de Michelle et Cass.

En 1988, il atteint à nouveau le N°1 des charts grâce à sa co-signature sur le « Kokomo » des Beach Boys, qui reprendront l'année suivante « California Dreamin' », John apparaissant dans le clip de leur version. A la même époque, Chynna Phillips, la fille qu'il a eue avec Michelle, fonde avec ses amies d'enfance Carnie et Wendy Wilson (filles de Brian Wilson des Beach Boys), le groupe Wilson Phillips, qui engrange les disques d'or et de platine.

En mars 1998, les trois Mamas and the Papas restants rechantent ensemble lors de leur intronisation au Rock 'N' Roll Hall Of Fame, en présence d'Owen Vanessa, la fille de « Mama » Cass Elliot. Trois ans plus tard, le 18 mars 2001, usé par ses excès, le talentueux John Phillips décède d'une crise cardiaque, après avoir écrit et enregistré quelques derniers titres qui seront publiés sur l'album posthume Phillips 66.

Le 19 janvier 2007, Denny Doherty s'éteint à son tour des suites d'une opération pour une rupture d'anévrisme, laissant Michelle Phillips seule survivante des Mamas and the Papas. Souvent rééditée sur des compilations de qualité diverse, leur œuvre entière a finalement été rassemblée en 2004 dans un très beau coffret de 4-CD, Complete Anthology.

Copyright 2014 Music Story Frédéric Régent

En 1965, John Phillips, guitariste, chanteur et songwriter né le 30/8/1935 en Caroline du sud, est déjà un vieux routier de la musique, ayant fait partie de groupes folk comme les Smoothies ou les Journeymen. Depuis trois ans, il est marié à une toute jeune californienne de Long Beach, Holly Michelle Gilliam Phillips (née le 4/04/1944), qu'il a rencontrée à San Francisco après un concert et à qui il a appris à chanter, l'enrôlant dans une nouvelle formation, les New Journeymen. Depuis peu, ils ont dans leur ensemble Denny Doherty, un chanteur canadien (né le 29/11/1940) qui a fait partie des Mugwumps. Il leur présente alors une ancienne membre de ce groupe, Cass Elliot (ex-Big 3, née Ellen Naomi Cohen le 19/9/1941 à Baltimore), qui pèse alors déjà près d'une centaine de kilos et possède une voix sublime de contralto, qui s'allie parfaitement avec les leurs.

Le rêve californien

Par le biais du folksinger Barry McGuire (dont le « Eve Of Destruction » est sur le point d'être N°1), ils font la connaissance de Lou Adler, producteur et co-propriétaire de Dunhill Records. Enthousiasmé par leurs harmonies et le talent d'auteur-compositeur de John Phillips, Adler leur obtient un contrat et du travail en studio, où ils commencent par seconder aux chœurs McGuire sur son album This Precious Time, paru fin 1965.

Toujours sur l'initiative d'Adler, ils se trouvent un nom suffisamment sonore et évocateur, ceci après avoir vu un reportage télévisé sur les Hell's Angels (les membres de cette confrérie de motards ayant pour habitude d'appeler leurs compagnes les « Mamas ») : The Mamas and the Papas. Décelant dans une chanson de John Phillips enregistrée par Barry McGuire un énorme potentiel commercial, Adler les convainc d'en faire leur propre version : c'est « California Dreamin' » (décembre 1965). Inspiré quelques années plus tôt à « Papa » John par les plaintes de « Mama » Michelle au sujet de la rudesse de l'hiver new-yorkais, le titre chanté par « Papa » Denny Doherty et contenant un joli solo de flûte de Bud Shank, atteint la 4ème place au Billboard début 1966.

Ainsi, deux années durant, les hits s'enchaînent avec leur unique N°1 « Monday Monday » en avril 1966, puis « I Saw Her Again », « Dedicated To The One I Love » et « Creeque Alley » ; quatre albums sont réalisés et le quatuor passe souvent sur le petit écran, dans des émissions dites « familiales », la sympathique « Mama » Cass Elliot devenant très vite leur membre le plus populaire, aussi bien grâce à son physique (peu commun dans la rock-music) et à sa voix qu'à sa gouaille imparable.

Groupe familial

En avril 1967, elle crée la surprise lorsqu'elle donne naissance à une petite fille, Owen Vanessa, dont elle refusera toujours de dévoiler l'identité du père. Quelques mois plus tard, Michelle Phillips accouche à son tour d'une fille, prénommée Chynna. Tout semble donc aller pour le mieux au sein du groupe, mais en fait, des tensions y sont depuis longtemps apparues, qui commencent à devenir difficilement supportables : nettement plus jeune que John, Michelle, éprise de liberté, a eu des liaisons avec d'autres hommes et a même été renvoyée un temps du groupe après que John ait découvert qu'elle l'avait trompé avec Gene Clark des Byrds, et Doherty, alors lui-même amant de Mama Cass ! Michelle Phillips a même été brièvement remplacée dans le groupe par Jill Gibson, la petite amie de Lou Adler, mais le public la réclamait avec tellement d'insistance lors des concerts que son mari a dû se résoudre à la réintégrer.

Néanmoins, le temps du festival pop de Monterey en juin 67, dont John Phillips se charge de l'organisation, ils mettent de côté leurs différends. Ils sont pour beaucoup dans la réussite de cet événement, dont les Mamas and the Papas font la clôture, mais dans un état de fatigue avancé, sans avoir pu répéter après plusieurs semaines, sans avoir chanté ensemble. Par interprète interposé, John Phillips a à nouveau décroché la lune lorsqu'il a donné à un de ses amis chanteurs (et ancien membre des Journeymen), Scott McKenzie, un titre qu'il destinait à son groupe, « If You're Going To San Francisco (Be Sure To Wear Some Flowers In Your Hair) », qui devient un autre hit énorme et presque l'hymne du festival de Monterey et de la jeunesse hippie.

La fin du rêve

Mais cela ne change rien pour les Mamas and the Papas qui se séparent en juillet 1968, après un quatrième album studio, The Papas And The Mamas. Celui-ci renferme le hit solo de « Mama » Cass Elliot, une délicate interprétation du « Dream A Little Dream Of Me » du Wayne King Orchestra (1931) vendue à sept millions d'exemplaires. Deux ans après, le couple Phillips annonce son divorce.

Toujours d'attaque, la vedette Cass Elliot, qui aura droit à son propre show télé et à une chanson-hommage écrite par Donovan, « Fat Angel », enregistre six albums sous son nom, dont un en duo avec Dave Mason, de Traffic.

En 1971, les Mamas and the Papas se reforment, sans plaisir aucun, pour enregistrer (séparément) un dernier album, le terne et triste People Like Us (Lou Adler et l'ingénieur du son Bones Howe ne sont plus aux manettes) qu'ils devaient encore à Dunhill, et ils en resteront là.

Mamans et Papas en solo

Trois ans plus tard, « Mama » Cass Elliot, très fatiguée, décède à Londres le 29 juillet 1974, la cause officiellement invoquée étant qu'elle s'est étouffée avec un sandwich (elle aurait en fait succombé à une crise cardiaque)...

Le discret Denny Doherty entame une carrière d'acteur et de comédien et sort deux albums solo peu remarqués : l'excellent Whatcha Gonna Do en 71, et Waiting For A Song en 74. Avant de montrer sa propre version de l'histoire du groupe avec la comédie musicale Dream A Little Dream en 1982.

Michelle Phillips, elle, s'affiche avec le musicien Gram Parsons, puis épouse le réalisateur Dennis Hopper le 31 octobre 1970 pour en divorcer huit jours plus tard (!) et entame elle-même une carrière de comédienne sans grand relief, incluant le film Dillinger en 1973.

John Phillips, mis à l'abri du besoin grâce aux droits d'auteur considérables de ses titres écrits pour les Mamas and the Papas, se remarie aussi, a d'autres enfants, publie un remarquable album, John, The Wolfking Of L.A. en 1970, qui ne rencontre qu'un succès d'estime. Au milieu des années 70, il enregistre des chansons avec quatre Rolling Stones pour un album produit par Jagger & Richards qui ne voit le jour qu'en 2001 sous le titre de Pay Pack And Follow. En 75, il signe la B.O. du film L'homme qui venait d'ailleurs, avec David Bowie dans le rôle principal, mais doit faire face à un très gros problème de toxicomanie, dont il parlera longuement dans son autobiographie best-seller Papa John.

Michelle Phillips publie Victim Of Romance (1974) : ignoré mais charmant, l'album produit et arrangé par Jack Nitzsche comporte la signature du guitariste John « Moon » Martin (encore inconnu) sur trois titres qu'il reprendra lui-même plus tard. Elle poursuit une carrière d'actrice (nue dans Valentino de Ken Russell en 77, Liés par le sang en 79), devenant un des piliers du soap-opera Knots Landing (en VF : Côte Ouest) et des magazines « people » grâce à ses romances avec Jack Nicholson, Warren Beatty ou Roman Polanski. Ses deux fils, Austin et Aron, sont également comédiens.

Son ex-mari, avec lequel elle a conservé des liens d'amitié mais qui a eu le malheur de faire de la prison pour trafic de drogue, reforme les Mamas and the Papas pour des « oldie shows », Scott McKenzie reprenant la place de Denny Doherty, Spanky McFarlane et McKenzie Phillips (une fille de John née de son premier mariage) assurant les parties de Michelle et Cass.

En 1988, il atteint à nouveau le N°1 des charts grâce à sa co-signature sur le « Kokomo » des Beach Boys, qui reprendront l'année suivante « California Dreamin' », John apparaissant dans le clip de leur version. A la même époque, Chynna Phillips, la fille qu'il a eue avec Michelle, fonde avec ses amies d'enfance Carnie et Wendy Wilson (filles de Brian Wilson des Beach Boys), le groupe Wilson Phillips, qui engrange les disques d'or et de platine.

En mars 1998, les trois Mamas and the Papas restants rechantent ensemble lors de leur intronisation au Rock 'N' Roll Hall Of Fame, en présence d'Owen Vanessa, la fille de « Mama » Cass Elliot. Trois ans plus tard, le 18 mars 2001, usé par ses excès, le talentueux John Phillips décède d'une crise cardiaque, après avoir écrit et enregistré quelques derniers titres qui seront publiés sur l'album posthume Phillips 66.

Le 19 janvier 2007, Denny Doherty s'éteint à son tour des suites d'une opération pour une rupture d'anévrisme, laissant Michelle Phillips seule survivante des Mamas and the Papas. Souvent rééditée sur des compilations de qualité diverse, leur œuvre entière a finalement été rassemblée en 2004 dans un très beau coffret de 4-CD, Complete Anthology.

Copyright 2014 Music Story Frédéric Régent


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