Critique
Premier album solo de Geri Halliwell, présenté par son interprète et co-auteure (elle écrit ses propres chansons, c'est ce qui l'a poussée à quitter The Spice Girls, en 1997) comme un mélange des contraires, un alliage improbable de toutes ses sources d'inspiration de la pop et du rock.
Schizophonic comporte ainsi deux pochettes différentes, pile et face narcissique, présentant une Geri angélique sur fond blanc et une Geri démoniaque et lascive sur fond rouge. Ce choix représente d'ailleurs l'ambivalence qualitative de cet album.
Coté lumière, des titres réjouissants comme
« Look At Me », inspiré par Shirley Bassey et dans le clip duquel Halliwell s'amuse à camper d'autres femmes (la jeune mariée candide, la vamp, la religieuse, la femme d'affaires) pour mieux enterrer la Ginger Spice qu'elle fut. Ou encore
« Bag It Up »,
« Mi Chico Latino » dans lequel elle rend hommage à ses origines espagnoles (la nationalité de sa mère), et enfin
« Let Me Love You » basé sur une musique indienne.
Coté ombre, ce
Schizophonic recèle de ballades mièvres et dénuées de toute innovation dans un genre, la dance-pop, qui au contraire devrait tout ce permettre. L'écoute de
« Lift Me Up », « Sometime » s'avère donc dispensable, sauf bien sur pour les nostalgiques des Spice Girls, à qui l'entreprise s'adresse aussi il faut l'avouer. Officialisant en tout cas la reconversion d'Halliwell, l'album s'est installé dans les première places des hits anglais et a plusieurs fois été certifié disque d'or.
Anne Yven - Copyright 2012 Music Story