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5.0 étoiles sur 5
Le MMM : une référence informatique indispensable, 9 septembre 2003
Ce livre est LA référence pour tous les informaticiens professionnels intéressés par la gestion de projets et ses facteurs d'échecs. Sans extremisme, le MMM pourrait être inscrit au programme des formations en informatique tant il est riche d'enseignements et tant la connaissance qu'il apporte pourrait éviter les défauts et les retards dans la production de logiciels. Pour moi, les PLUS de ce livre sont : la clarté du propos, l'humour, le style fluide, son amusante étude sociologique de l'informaticien (on sourit souvent en se reconnaissant) et la frappante similitude des difficultés de l'informatique d'hier (années 70) et d'aujourd'hui. Le livre en lui même est une belle edition qui vaut largement son prix. La ré-édition a su rester fidèle par rapport à la première édition et l'auteur s'est contenté de le compléter par son regard d'aujourd'hui et des textes emblématiques comme le "silver-bullet". Je le recommande fortement par rapport à sa traduction française qui d'après moi a uniquement l'intérêt de rendre cette référence accessible à ceux qui parlent pas l'anglais (ce qui n'est pas le dernier des mérites !). En effet, la version originale à l'avantage d'un style d'écriture (celui de F. Brooks) facile à appréhender et d'un vocabulaire et de tournures mieux choisies. A lire et à relire...
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4.0 étoiles sur 5
Les risques sur les projets informatiques sont éternels..., 24 décembre 2007
En français vous avez un proverbe qui est « c'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe », et c'est quelque chose que l'on pourrait bien dire de ce livre. Mr. Brooks a une loi sur la gestion des projets informatiques que j'aime bien référencier : « adding manpower to a late software project makes it later », soit à peu près « doubler le nombre de programmeurs sur un projet en retard ne fait que doubler le retard ». Et c'est principalement sur ceci que le livre parle, sur la gestion des projets informatiques, comment réaliser un planning réaliste et comment anticiper le risque, en s'appuyant sur son expérience à IBM pendant la réalisation de l'OS/360. Il s'agit d'un livre qui n'a pas beaucoup vieilli, et probablement son vrai mérite réside sur le fait d'être un des pionniers sur ce sujet, comme dans les grands classiques du cinéma. Je considère qu'il est toujours un livre à lire, en particulier la lorsque l'auteur parle de la gestion de projets. Lorsqu'il parle des concepts plus techniques... bref, même les chapitres ajoutés en 1995 sont un peu démodés. En résumé, ce livre vous permet de réaliser pourquoi il est aussi difficile de définir des deadlines réalistes dans le monde informatique. Il vous met les pieds sur terre, pour vous permettre de mettre en place une bonne gestion de projet humaine.
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9 femmes enceintes ne font pas un bébé en un mois !, 24 juin 2011
Frederick Brooks sait de quoi il parle en matière de génie logiciel, il a été le chef de projet IBM OS/360, l'un des projets les plus couteux et les plus en retard de l'informatique' Son livre « The Mythical Man-Month » publié peu de temps après la mise en production de OS/360 fait référence à l'unité de coût de développement : le fameux Mois-Homme. Ce concept fortement ancré dans les esprits, voudrait nous faire croire que le travail de « N » hommes sur un projet de « M » mois, peut être réalisé par « M » hommes pendant « N » mois. En clair, affirmer haut et fort que l'on peut diviser les temps de réalisation par deux simplement en mettant deux fois plus de personnes' Frederick Brooks lorsqu'il supervisait OS/360 fit le constat suivant : on ne peut pas diviser et répartir le temps du programmeur. Si un projet a du retard, lui ajouter des programmeurs supplémentaires ne fera qu'accroître son retard. Les coûts de communication et de complexité d'un projet augmentent de manière quadratique avec le nombre de programmeurs, alors que le travail réalisé n'augmente, lui, que linéairement. Pourquoi ? Tout simplement parce que le temps passé à former et à mettre au courant les nouveaux et à réorganiser la division du travail en tâches plus parcellaires fera perdre un temps bien supérieur à l'apport de travail, et que la fragmentation accrue du développement nuira à sa qualité. La conclusion de Brooks est très intéressante, car elle s'applique à beaucoup d'autres domaines que celui du génie logiciel : il faut employer moins de gens et que ceux-ci soient talentueux'
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