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Commentaires client les plus utiles
8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Digne du superlatif de votre choix!,
Par Larouette (L.A) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Name of the Wind: Day One (Poche)
Tout d'abord, et c'est bien entendu très important, l'histoire est passionnante.Mais je ne vous parlerai pas de son contenu car c'est déjà très bien fait ailleurs... La raison pour laquelle j'ai tant aimé ce livre est qu'il est merveilleusement bien raconté.On est tous un jour tombé sur une histoire où il était question d'un vieux conteur au coin du feu qui ensorcelle son auditoire, maniant les pauses et les effets dramatiques... Eh bien c'est exactement ce que l'on ressent en lisant P. R. L'histoire vous tient en haleine dès le début, que ce soit celle de fond (Kvothe que l'on découvre vieilli avant l'âge, presque dépressif et noyé sous des secrets) et l'histoire principale,celle de la vie du héros,Kvothe, racontée par Kvothe lui-même à un "scribe-troubadour". De plus le passage de l'une à l'autre des deux histoires n'est jamais frustrant, mais toujours bienvenu. Le rythme est parfait, mêlant des descriptions en quantité juste suffisante, évocatrices, des personnages toujours très vivants, (même s'ils ne sont qu'esquissés parfois),de temps à autre,une petite pointe d'humour qui vous prend par surprise, et enfin, certaines idées très sages et poétiques. Un autre point très positif: l'auteur n'abuse pas des scènes violentes et du sordide comme on le rencontre parfois dans beaucoup de livres de fantasy (même les meilleurs), comme si l'auteur se complaisait dans le mal,indiquant ainsi la noirceur irrécupérable de l'Homme... Il y a des rayons de soleil dans la vie difficile du jeune Kvothe: un homme qui dédie sa vie aux enfants miséreux et handicapés, un commerçant compréhensif et généreux, des amis chaleureux, fidèles et loyaux. Les personnages secondaires ne sont pas caricaturaux et stéréotypés, mais simplement naturels. Enfin l'héroïsme du héros découle d'une logique certaine: Kvothe est très brillant, surdoué même, et son enfance (même avortée) lui a permis d'apprendre bien des choses éclectiques qui vont permettre de rendre si passionnante sa vie ensuite (pour le lecteur!). C'est un livre adapté à de jeunes lecteurs, plutôt aguerris du fait de sa longueur qui pourrait en décourager certains. Ce ne doit cependant pas être un frein à le proposer: "The name of the wind" pourrait bien le facteur déclenchant qui fera découvrir le plaisir de la lecture à certains: à lire et à faire lire! (Mon fils de 13 ans l'a lu très vite (en français), et a beaucoup aimé; c'est tout de même un très bon lecteur, que le nombre de pages n'effraie pas, mais c'est aussi un lecteur qui préfère les dragons puissants, rugissants et... carnivores! Un bon point pour P.Rothfuss d'avoir retenu son attention!). Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Remarquable,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Name of the Wind: Day One (Poche)
Quel est donc ce roman qui fit tant de bruit outre-atlantique, à tel point que l'éditrice déclara que c'était le meilleur premier roman dont elle se soit jamais occupé ?Au premier abord il s'agit d'un récit initiatique où nous suivons les premières années du jeune Kvothe, parmi la troupe de troubadours, acteurs et chanteurs de ses parents jusqu'à l'Université gardienne et dispensatrice du savoir scientifique et magique de ce monde. Mais l'auteur évente tout de suite le secret de l'extraordinaire destin de Kvothe (bon on n'est pas très surpris non plus) puisque c'est Kvothe lui-même qui raconte son histoire à un scribe de passage dans l'auberge perdue qu'il a acheté. Un héros encore jeune sur lequel courent des centaines de légendes toutes plus folles les unes que les autres et qui s'installe au bout du monde dans un rôle d'aubergiste effacé ? Il restera donc une histoire à raconter à l'issue des quatre jours que réclame Kvothe pour raconter la sienne, celle de son étrange disciple, Bast, qui redoute le contact du fer et les terribles fautes de Kvothe qui ne sont qu'évoquées dans ce premier tome. L'essentiel de ce livre est beaucoup plus léger puisqu'il s'agit de l'ascension d'un jeune homme pressé, incroyablement doué de corps et d'esprit mais consommé par une passion sans borne née du drame qui le jeta à 12 ans sur les routes. Le charme de ce livre réside dans plusieurs éléments : tout d'abord il est essentiellement raconté du point de vue d'une seule personne, Kvothe (j'espère sincèrement que la mode du multi-point de vue stérilisant cessera un jour de s'imposer à tous les ouvrages), l'écriture est très vivante car non-encombrée de longues descriptions et pleine de dialogues piquants, enlevés, drôles et intelligents. Ensuite, ce monde, décrit indirectement par les expériences de Kvothe, semble avoir été longuement pesé et pensé. Son histoire, sa mythologie et sa magie sont à la fois familiers et étranges, la magie en particulier ressemble à la forme médiévale de l'artisanat, quelque chose dont la maitrise doit s'acquérir avec le temps et l'étude (sauf pour Kvothe, mais c'est normal c'est un génie). Les formes d'organisation sociales sonnent également justes, voila un auteur avec de la bouteille et de la culture sous la pédale, ça fait du bien (et c'est un premier livre !). Enfin vous me direz que les aventures d'un garçon parfait n'ont pas le moindre intérêt ... et vous auriez raison ! Sauf que l'extrême pauvreté de Kvothe, la querelle de jeunes coqs contre Ambrose le fils d'un baron et son amour pour une jeune fille imprévisible jettent sans cesse Kvothe dans les situations les plus inextricables ... pour notre plus grand plaisir de lecteur ! A partir de 12 ans. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
un premier tome exaltant,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Name of the Wind: Day One (Poche)
« The Name of the Wind » de Patrick Rothfuss est le premier tome d'une série prévue sur trois volumes. Ce premier tome a été publié en 2007 et l'auteur prend son temps. Le deuxième tome 'est prévu que pour fin 2011 hélas!J'ai découvert ce livre grâce à la critique élogieuse d'un autre amazonaute et je suis aussi sous le charme. Ce n'est pas aussi grandiose et dramatique que le Trône de Fer, mais je trouve que ce tome n'a pas à rougir à côté de la Belgariade d'Eddings ou de l'Assassin Royal de Robbin Hobbs. L'histoire est basée sur un processus narratif intéressant. C'est une mise en abyme concernant un aubergiste qui raconte son passé à un conteur itinérant, le tout entrecoupé d'anecdotes déformées narrées par ce que les autres hôtes de l'aubergiste pensent connaître de sa vie (sans savoir que l'aubergiste et le héros de l'histoire ne font qu'un). J'espère que vous me suivez :-). L'écrivain utilise ce processus pour expliquer comment un mythe se bâtit et quel peut être le pouvoir d'un récit et de l'écrivain. L'histoire en elle-même est simple, c'est le récit d'apprentissage d'un jeune garçon doté de facultés intellectuelles incroyables, d'une bonne dose de culot et d'un sens aigu de la communication, mais qui n'a pas été épargné par la vie. Il va chercher à intégrer une université lui permettant d'accéder au savoir auquel il aspire (pour se venger), université spécialisée dans la magie, notamment par l'étude du pouvoir des noms. On peut penser que cela va être un énième récit à la Harry Potter, mais cela n'a pas grand-chose à voir. Ici le roman est clairement à destination des adultes et la période de formation à l'université n'est qu'une étape permettant de transformer un jeune garçon pauvre et brisé par la vie en un mythe vivant détesté par de nombreuses personnes (ne pas oublier que le titre de la série est « Kingkiller »). Le héros lui-même est loin d'être parfait. Il est doté d'un égo immense et est bouffi d'orgueil . Loin d'être naïf, il réfléchit toujours à la meilleure manière de présenter aux autres personnes ce qui lui est arrivé. Il en arrive à manipuler les apparences pour donner de lui-même l'image d'un être invulnérable. En fait, dès 15 ans, il a commencé à bâtir son propre mythe et se laisse mener par le bout du nez par l'élue de son c½ur Le premier chapitre est en lui-même un petit bijou, avec le héros Kvothe, disséquant les noms qu'on lui a attribué au fil des aventures : « My first mentor called me E'lir because I was clever and I knew it. My first real lover called me Dulator because she liked the sound of it. I have been called Shadicar, Lightfinger, and Six'String. I have been called Kvothe the Bloodless, Kvothe the Arcane, and Kvothe Kingkiller. I have earned those names. Bought and paid for them." Même avec du recul et l'amertume qui semble l'avoir gagné en pensant aux sacrifices qu'il a dû faire, Kvothe continue de se délecter du nombre de noms (et ici je n'en donne qu'un court extrait) dont il a été affublé dans sa courte vie. L'écriture est élégante, l'histoire est réfléchie et intelligente, le processus de narration rafraîchissant, et le héros est passionnant avec ses forces et ses faiblesses. Pour le moment on ne voit pas grand-chose du monde auquel il appartient mais le peu dévoilé donne envie d'en savoir plus. On sait juste qu'il y a des nobles, des pauvres, des mercenaires, des démons, des créatures mythiques, le tout dans une ambiance plutôt moyen-âgeuse. La seule chose peut être qui pourrait être améliorée concerne les personnages secondaires. L'ego de Kvothe étant énorme, et le récit se faisant à la première personne, on a beaucoup plus droit à des « moi je » qu'à des descriptions longues et détaillées sur ses amis et ses ennemis. La seule exception concerne certains personnages féminins. C'est un livre que tous les amateurs de fantasy apprécieront probablement et que les néophytes du genre peuvent aussi lire, les aspects de fantasy étant finalement secondaires derrière le processus d'écriture et la personnalité du héros. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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