Bon, qu'en dire?
Shadow a, dans ses "digests" sur son site, parlé de "récréation", d'un disque qu'il a voulu faire parce c'est ce qu'il avait envie de faire à ce moment là, arrêter les compositions sombres qu'on lui connaissait.
Il a aussi dit qu'il avait conscience qu'avec cet album, il allait perdre et gagner des fans...
Car, autant ne pas se le cacher, la finesse légendaire des compos du californien, ses ambiances, il n'y a presque plus rien de tout celà dans "the outsider"...
Une première partie limite cruck, avec des sons bien gros, bien booty et des flows sans personnalité... Nous voilà plongés dans d'autres univers, plus bruts, plus lourds. Ensuite, on varie les styles, on comprend ce que Shadow voulait dire quand il parlait de son amour pour plein de genres musicaux. Ambiances bluesy, pop, rock, electro... Oui mais.
Ainsi, si les featurings de Chris James, Sergio Pizzorno et Christopher Karloff (pour ne citer qu'eux) sont pas mals, on ne retrouvera pas le côté désarmant de "lonely soul" ou "rabbit in your headlights", sur Psyence Fiction par exemple. Même le flow de Lateef était plus percutant sur les prods Quannum. Rien ne décolle vraiment et on reste sur sa faim.
Le seul morceaux qui sort vraiment du lot est la seconde plage de l'album, "this time", soulicious a souhait! Une merveille, pour le coup.
Non, le virage de Shadow est certes compréhensible, rester dans ce qu'il a fait pendant 10 années lui aurait certainement a un moment ou un autre été fatal, faute de comparaisons à relever, mais sauf si vous aimez le gros hip hop, vous aller vite continuer votre route.
Malheureusement.