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| 1. The queen is dead |
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| 2. Frankly mr shankly |
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| 3. I know it s over |
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| 4. Never had no one ever |
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| 5. Cemetry gates |
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| 6. Bigmouth strikes again |
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| 7. The boy with the thorn in his side |
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| 8. Vicar in a tutu |
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| 9. There is a light that never goes out |
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| 10. Some girls are bigger than others |
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Cet album au lyrisme impeccable et à l'intelligence absolument unique semble balayer toute la palette des sentiments humains -- et c'est à juste titre qu'il collectionne sans faiblir les éloges depuis sa sortie il y a presque vingt ans. L'ensemble est ponctué de quelques pics d'une intensité exceptionnelle, parmi lesquels "The boy with the thorn in his side" et le classique "There is a light that never goes out". Après des dizaines et des dizaines d'écoutes, on en arrive même à comprendre pourquoi les titres les plus "faibles" (on dira plutôt : les moins étincelants, comme "Vicar in a tutu") ont été insérés précisément là où ils l'ont été dans le disque : simplement pour prodiguer un peu de répit à l'auditeur entre deux sommets émotionnels. C'est qu'il n'est peut-être pas bon de recevoir continûment tant de beauté et de profondeur mêlées -- en un mot : tant de poésie -- sans se ménager de temps à autre une ou deux respirations.
Il n'y a pas que de la splendeur dans "The queen is dead", il y a aussi toute une certaine Angleterre, à la fois "éternelle" et "historique" (la Grande-Bretagne thatchérienne, libérale et violente des années 80), que les textes acérés de Morrissey ont fait découvrir incidemment à quantité de non-Anglais. Mais je ne m'étendrai pas sur ce point, la beauté intrinsèque de l'album se suffisant à elle-même. "The queen is dead", comme toutes les grandes oeuvres, est à la fois un album ancré dans son époque et la débordant très largement, dans un seul mouvement du particulier vers l'universel.
Si vous ne connaissez pas ce disque, vous avez la chance immense de pouvoir le découvrir. Peut-être au début serez-vous dérouté(e) par le chant de Morrissey ; ou bien l'individualité de chaque chanson ne vous sera-t-elle pas immédiatement perceptible sous la relative homogénéité de la production de l'album. Mais nul doute que la conversion se fera tôt, et vous réservera des bonheurs profonds.
Quant à nous qui connaissons déjà ce disque, nous avons simplement la chance immense de savoir qu'il existe, et qu'il est là, comme un accomplissement artistique dans lequel longtemps puiser : une ressource de beauté, d'émotion et d'intelligence pour le reste de notre vie.
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