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Oh, Angie, don't you weep, all your kisses still taste sweet https://t.co/6sgvDL8cx2


Biographie

Lewis Brian Hopkins Jones (né le 28 février 1942) adore jouer en toutes circonstances de la guitare, au risque de se faire arrêter par la police au premier coin de rue. 

Michael Philip (Mick) Jagger (né le 26 juillet 1943) poursuit des études d'économie. Mais il aime également chanter du rhythm'n'blues avec son ami, le guitariste Keith Richards (né le 18 décembre 1943).

Tout ce petit monde se retrouve souvent chez le pianiste Ian Stewart (né en Écosse le 18 juillet 1938), après que Jones ait publié une annonce dans un magazine musical. Et tous fréquentent Alexis Korner, alors pape du blues ... Lire la suite

Lewis Brian Hopkins Jones (né le 28 février 1942) adore jouer en toutes circonstances de la guitare, au risque de se faire arrêter par la police au premier coin de rue. 

Michael Philip (Mick) Jagger (né le 26 juillet 1943) poursuit des études d'économie. Mais il aime également chanter du rhythm'n'blues avec son ami, le guitariste Keith Richards (né le 18 décembre 1943).

Tout ce petit monde se retrouve souvent chez le pianiste Ian Stewart (né en Écosse le 18 juillet 1938), après que Jones ait publié une annonce dans un magazine musical. Et tous fréquentent Alexis Korner, alors pape du blues britannique.

Le 12 juillet 1962, c'est sur la scène du Marquee Club que les Rollin' Stones (d'après le titre d'une chanson du bluesman américain Muddy Waters) donnent leur premier concert. Dick Taylor (futur The Pretty Things) tient alors la basse, et Tony Chapman la batterie.

Au mois de janvier 1963, le batteur et fan de jazz Charles Robert (Charlie) Watts (né le 2 juin 1941) et le bassiste William George Perks, dit Bill Wyman (né le 24 octobre 1936) mettent un terme au frénétique carrousel des sections rythmiques du groupe. En mai, le manager du groupe, Andrew Loog Oldham licencie Stewart, jugé trop vieux. Ce dernier se reconvertit jusqu'à sa mort en 1985 en chauffeur, roadie de scène, puis pianiste de séances ou de concerts du groupe.

Des 45 tours, sinon rien

C'est à la même période que le guitariste des Beatles George Harrison recommande chaudement The Rolling Stones à un directeur artistique de la maison de disques Decca. Dick Rose, entré dans l'histoire pour avoir refusé de signer les Beatles, ne se fait pas prier.

Le groupe enregistrent son premier single en juillet 1963 (« Come on »). Une deuxième session fournit « I Wanna Be Your Man » un nouveau succès (signé Lennon-McCartney), confirmé par une reprise de Buddy Holly, « Not Fade Away ».

Au mois d'avril 1964, le premier album éponyme du groupe, composé essentiellement de reprises, voit la première apparition de Nanker Phelge, dénomination collective utilisée lorsque tous les membres du groupe sont intervenus dans la composition d'une chanson. Une catastrophique tournée américaine offre néanmoins l'occasion d'enregistrer « It's All Over Now » (Bobby Womack).

Alors que le second album, The Rolling Stones No. 2 est édité en janvier 1965, Jagger et Richards peaufinent leurs compositions communes : « The Last Time » atteint le sommet des charts en février, et « (I Can't Get No) Satisfaction » déferle sur le monde au mois de mai. Le 24/9/1965, le troisième album Out of Our Heads connaît le même sort, ainsi que le single « Get Off of My Cloud ».

Le 15 avril 1966, l'album Aftermath n'est constitué que de compositions originales, et l'utilisation d'instruments inhabituels dans le rock (tel le sitar), initiée par Jones, éloigne un peu plus les Rolling Stones de leurs racines blues. Les tubes se succèdent : « 19th Nervous Breakdown » (février), « Paint it, Black » (mai), « Mother's Little Helper » (juin) et « Have You Seen Your Mother, Baby, Standing in the Shadow ? » (septembre). L'album Between The Buttons (janvier 1967) voit le départ d'Oldham.

The Rolling Stones commencent alors à être suspectés d'abus de substances psychotropes, ce que confirme une perquisition au domicile de Keith Richards. Ce dernier se console dans les bras d'Anita Pallenberg, actrice que le guitariste vient de subtiliser à Brian Jones. L'ambiance au sein du groupe en devient instantanément détestable. Jagger, Jones, et Richards sont simultanément condamnés à de la prison ferme pour possessions de drogues, peines commuées, après appel interjeté, en amendes. C'est dans la confusion que sort Their Satanic Majesties Request (décembre 1967), album souvent considéré comme à la traîne psychédélique du Sgt. Pepper's des Beatles.

Cinq majeur

Le recadrage vers les racines du groupe s'effectue grâce à Beggars Banquet et au single « Street Fighting Man » (décembre 1968), où débute la collaboration avec le producteur Jimmy Miller.

Au mois de juin 1969, Jones, dont le comportement de plus en plus erratique interdit la participation à une tournée américaine, est remplacé par le guitariste Mick Taylor (né le 17 janvier 1949), transfuge des Bluesbreakers de John Mayall. Le 3 juin 1969, le corps de Brian Jones est retrouvé noyé dans la piscine de sa demeure du Sussex.

Deux jours plus tard, les Stones entrent sur la scène de Hyde Park pour un concert-hommage : on les salue alors comme le plus grand groupe de rock au monde. En décembre paraît Let it Bleed, nouveau triomphe de part et d'autre de l'Atlantique, malgré l'assassinat par les Hells Angels d'un spectateur à Altamont.

Get Yer Ya-Yas Out! sort en septembre 1970. On le considère comme l'un des meilleurs albums live de tous les temps. En mars 1971, Sticky Fingers, agrémenté d'une pochette signée Andy Warhol, est édité par le tout nouveau label du groupe, Rolling Stones. La chanson « Brown Sugar » confirme la place du groupe dans l'histoire du rock.

Ayant quitté l'Angleterre pour des raisons fiscales, c'est dans le sud de la France que le groupe enregistre Exile on Main St. (mai 1972), double album considéré comme l'un des sommets de leur oeuvre. Ce disque conclut le cinq majeur des Rolling Stones : le groupe enregistrera de nouveau de bons albums, mais jamais plus de disques historiques.

Jet set

C'est en Jamaïque qu'est enregistré Goats Head Soup (août 1973), dont le single « Angie » est un tube mondial. Mais les Stones restent de mauvais garçons, considérés persona non grata au Japon ou en Australie. Pour It's Only Rock'n'Roll (octobre 1974), le producteur Jimmy Miller est remplacé par Jagger et Richards, réunis sous le pseudonyme Glimmer Twins.

En 1975, Taylor, peu satisfait de la place congrue qu'on lui réserve au sein du groupe, quitte les Rolling Stones. Il est remplacé par Ron Wood (né le 1er juin 1947), guitariste qui a fait les beaux jours de The Faces avec le chanteur Rod Stewart. Le rythme des enregistrements reprend avec le studio Black and Blue (avril 1976) et le double Love You Live.

Au mois de juin 1978, les Stones sont remis en selle par l'album Some Girls et le tube « Miss You ». Malgré des tensions extrêmes entre Jagger (plus soucieux de sa carrière personnelle) et Richards (désormais sevré), le groupe enregistre Emotional Rescue (juin 1980), Tattoo You (août 1981), Still Life (live, 1982), Undercover (novembre 1983), et Dirty Work (mars 1986).

Le 12/12/1985, Ian Stewart, considéré comme le sixième Stones, est emporté par une crise cardiaque. La même année, Jagger édite son premier album solo, et en 1988, Keith Richards agit de même.

Honneur et réconciliation

En 1989, The Rolling Stones sont honorés par le Rock and Roll Hall of Fame. La même année, les Glimmer Twins se réconcilient dans l'album Steel Wheels, qui est perçu comme un énième retour en forme, confirmé au mois d'avril 1991 par l'album en public Flashpoint.

En 1993, Wyman décide que la plaisanterie a assez duré : il est remplacé au pupitre par le bassiste américain Daryl Jones, ancien sideman de Miles Davis. Ce dernier n'est toutefois pas considéré comme un membre à part entière des Rolling Stones. Voodoo Lounge (juillet 1994), disque certifié double platine, remporte en outre le Grammy Award du meilleur album rock.

En novembre 1995, le live Stripped succombe aux joies des sonorités acoustiques. Se succèdent alors le très modérément apprécié Bridges to Babylon (septembre 1997), le live No Security (novembre 1998) et Live Licks (novembre 2004). A Bigger Bang (septembre 2005) est l'occasion pour les Stones de retrouver le chemin des studios, pour la troisième fois en compagnie du producteur Don Was.

Les années qui passent ne semblent pas avoir de portée sur le groupe qui fête ses cinquante ans d'activité par la sortie d'une compilation ultime Grrr! en novembre 2012 et une nouvelle tournée à guichets fermés après les rééditions successives de Exile on Main St. et Some Girls, garnis d'inédits. Copyright 2014 Music Story Christian Larrède

Lewis Brian Hopkins Jones (né le 28 février 1942) adore jouer en toutes circonstances de la guitare, au risque de se faire arrêter par la police au premier coin de rue. 

Michael Philip (Mick) Jagger (né le 26 juillet 1943) poursuit des études d'économie. Mais il aime également chanter du rhythm'n'blues avec son ami, le guitariste Keith Richards (né le 18 décembre 1943).

Tout ce petit monde se retrouve souvent chez le pianiste Ian Stewart (né en Écosse le 18 juillet 1938), après que Jones ait publié une annonce dans un magazine musical. Et tous fréquentent Alexis Korner, alors pape du blues britannique.

Le 12 juillet 1962, c'est sur la scène du Marquee Club que les Rollin' Stones (d'après le titre d'une chanson du bluesman américain Muddy Waters) donnent leur premier concert. Dick Taylor (futur The Pretty Things) tient alors la basse, et Tony Chapman la batterie.

Au mois de janvier 1963, le batteur et fan de jazz Charles Robert (Charlie) Watts (né le 2 juin 1941) et le bassiste William George Perks, dit Bill Wyman (né le 24 octobre 1936) mettent un terme au frénétique carrousel des sections rythmiques du groupe. En mai, le manager du groupe, Andrew Loog Oldham licencie Stewart, jugé trop vieux. Ce dernier se reconvertit jusqu'à sa mort en 1985 en chauffeur, roadie de scène, puis pianiste de séances ou de concerts du groupe.

Des 45 tours, sinon rien

C'est à la même période que le guitariste des Beatles George Harrison recommande chaudement The Rolling Stones à un directeur artistique de la maison de disques Decca. Dick Rose, entré dans l'histoire pour avoir refusé de signer les Beatles, ne se fait pas prier.

Le groupe enregistrent son premier single en juillet 1963 (« Come on »). Une deuxième session fournit « I Wanna Be Your Man » un nouveau succès (signé Lennon-McCartney), confirmé par une reprise de Buddy Holly, « Not Fade Away ».

Au mois d'avril 1964, le premier album éponyme du groupe, composé essentiellement de reprises, voit la première apparition de Nanker Phelge, dénomination collective utilisée lorsque tous les membres du groupe sont intervenus dans la composition d'une chanson. Une catastrophique tournée américaine offre néanmoins l'occasion d'enregistrer « It's All Over Now » (Bobby Womack).

Alors que le second album, The Rolling Stones No. 2 est édité en janvier 1965, Jagger et Richards peaufinent leurs compositions communes : « The Last Time » atteint le sommet des charts en février, et « (I Can't Get No) Satisfaction » déferle sur le monde au mois de mai. Le 24/9/1965, le troisième album Out of Our Heads connaît le même sort, ainsi que le single « Get Off of My Cloud ».

Le 15 avril 1966, l'album Aftermath n'est constitué que de compositions originales, et l'utilisation d'instruments inhabituels dans le rock (tel le sitar), initiée par Jones, éloigne un peu plus les Rolling Stones de leurs racines blues. Les tubes se succèdent : « 19th Nervous Breakdown » (février), « Paint it, Black » (mai), « Mother's Little Helper » (juin) et « Have You Seen Your Mother, Baby, Standing in the Shadow ? » (septembre). L'album Between The Buttons (janvier 1967) voit le départ d'Oldham.

The Rolling Stones commencent alors à être suspectés d'abus de substances psychotropes, ce que confirme une perquisition au domicile de Keith Richards. Ce dernier se console dans les bras d'Anita Pallenberg, actrice que le guitariste vient de subtiliser à Brian Jones. L'ambiance au sein du groupe en devient instantanément détestable. Jagger, Jones, et Richards sont simultanément condamnés à de la prison ferme pour possessions de drogues, peines commuées, après appel interjeté, en amendes. C'est dans la confusion que sort Their Satanic Majesties Request (décembre 1967), album souvent considéré comme à la traîne psychédélique du Sgt. Pepper's des Beatles.

Cinq majeur

Le recadrage vers les racines du groupe s'effectue grâce à Beggars Banquet et au single « Street Fighting Man » (décembre 1968), où débute la collaboration avec le producteur Jimmy Miller.

Au mois de juin 1969, Jones, dont le comportement de plus en plus erratique interdit la participation à une tournée américaine, est remplacé par le guitariste Mick Taylor (né le 17 janvier 1949), transfuge des Bluesbreakers de John Mayall. Le 3 juin 1969, le corps de Brian Jones est retrouvé noyé dans la piscine de sa demeure du Sussex.

Deux jours plus tard, les Stones entrent sur la scène de Hyde Park pour un concert-hommage : on les salue alors comme le plus grand groupe de rock au monde. En décembre paraît Let it Bleed, nouveau triomphe de part et d'autre de l'Atlantique, malgré l'assassinat par les Hells Angels d'un spectateur à Altamont.

Get Yer Ya-Yas Out! sort en septembre 1970. On le considère comme l'un des meilleurs albums live de tous les temps. En mars 1971, Sticky Fingers, agrémenté d'une pochette signée Andy Warhol, est édité par le tout nouveau label du groupe, Rolling Stones. La chanson « Brown Sugar » confirme la place du groupe dans l'histoire du rock.

Ayant quitté l'Angleterre pour des raisons fiscales, c'est dans le sud de la France que le groupe enregistre Exile on Main St. (mai 1972), double album considéré comme l'un des sommets de leur oeuvre. Ce disque conclut le cinq majeur des Rolling Stones : le groupe enregistrera de nouveau de bons albums, mais jamais plus de disques historiques.

Jet set

C'est en Jamaïque qu'est enregistré Goats Head Soup (août 1973), dont le single « Angie » est un tube mondial. Mais les Stones restent de mauvais garçons, considérés persona non grata au Japon ou en Australie. Pour It's Only Rock'n'Roll (octobre 1974), le producteur Jimmy Miller est remplacé par Jagger et Richards, réunis sous le pseudonyme Glimmer Twins.

En 1975, Taylor, peu satisfait de la place congrue qu'on lui réserve au sein du groupe, quitte les Rolling Stones. Il est remplacé par Ron Wood (né le 1er juin 1947), guitariste qui a fait les beaux jours de The Faces avec le chanteur Rod Stewart. Le rythme des enregistrements reprend avec le studio Black and Blue (avril 1976) et le double Love You Live.

Au mois de juin 1978, les Stones sont remis en selle par l'album Some Girls et le tube « Miss You ». Malgré des tensions extrêmes entre Jagger (plus soucieux de sa carrière personnelle) et Richards (désormais sevré), le groupe enregistre Emotional Rescue (juin 1980), Tattoo You (août 1981), Still Life (live, 1982), Undercover (novembre 1983), et Dirty Work (mars 1986).

Le 12/12/1985, Ian Stewart, considéré comme le sixième Stones, est emporté par une crise cardiaque. La même année, Jagger édite son premier album solo, et en 1988, Keith Richards agit de même.

Honneur et réconciliation

En 1989, The Rolling Stones sont honorés par le Rock and Roll Hall of Fame. La même année, les Glimmer Twins se réconcilient dans l'album Steel Wheels, qui est perçu comme un énième retour en forme, confirmé au mois d'avril 1991 par l'album en public Flashpoint.

En 1993, Wyman décide que la plaisanterie a assez duré : il est remplacé au pupitre par le bassiste américain Daryl Jones, ancien sideman de Miles Davis. Ce dernier n'est toutefois pas considéré comme un membre à part entière des Rolling Stones. Voodoo Lounge (juillet 1994), disque certifié double platine, remporte en outre le Grammy Award du meilleur album rock.

En novembre 1995, le live Stripped succombe aux joies des sonorités acoustiques. Se succèdent alors le très modérément apprécié Bridges to Babylon (septembre 1997), le live No Security (novembre 1998) et Live Licks (novembre 2004). A Bigger Bang (septembre 2005) est l'occasion pour les Stones de retrouver le chemin des studios, pour la troisième fois en compagnie du producteur Don Was.

Les années qui passent ne semblent pas avoir de portée sur le groupe qui fête ses cinquante ans d'activité par la sortie d'une compilation ultime Grrr! en novembre 2012 et une nouvelle tournée à guichets fermés après les rééditions successives de Exile on Main St. et Some Girls, garnis d'inédits. Copyright 2014 Music Story Christian Larrède

Lewis Brian Hopkins Jones (né le 28 février 1942) adore jouer en toutes circonstances de la guitare, au risque de se faire arrêter par la police au premier coin de rue. 

Michael Philip (Mick) Jagger (né le 26 juillet 1943) poursuit des études d'économie. Mais il aime également chanter du rhythm'n'blues avec son ami, le guitariste Keith Richards (né le 18 décembre 1943).

Tout ce petit monde se retrouve souvent chez le pianiste Ian Stewart (né en Écosse le 18 juillet 1938), après que Jones ait publié une annonce dans un magazine musical. Et tous fréquentent Alexis Korner, alors pape du blues britannique.

Le 12 juillet 1962, c'est sur la scène du Marquee Club que les Rollin' Stones (d'après le titre d'une chanson du bluesman américain Muddy Waters) donnent leur premier concert. Dick Taylor (futur The Pretty Things) tient alors la basse, et Tony Chapman la batterie.

Au mois de janvier 1963, le batteur et fan de jazz Charles Robert (Charlie) Watts (né le 2 juin 1941) et le bassiste William George Perks, dit Bill Wyman (né le 24 octobre 1936) mettent un terme au frénétique carrousel des sections rythmiques du groupe. En mai, le manager du groupe, Andrew Loog Oldham licencie Stewart, jugé trop vieux. Ce dernier se reconvertit jusqu'à sa mort en 1985 en chauffeur, roadie de scène, puis pianiste de séances ou de concerts du groupe.

Des 45 tours, sinon rien

C'est à la même période que le guitariste des Beatles George Harrison recommande chaudement The Rolling Stones à un directeur artistique de la maison de disques Decca. Dick Rose, entré dans l'histoire pour avoir refusé de signer les Beatles, ne se fait pas prier.

Le groupe enregistrent son premier single en juillet 1963 (« Come on »). Une deuxième session fournit « I Wanna Be Your Man » un nouveau succès (signé Lennon-McCartney), confirmé par une reprise de Buddy Holly, « Not Fade Away ».

Au mois d'avril 1964, le premier album éponyme du groupe, composé essentiellement de reprises, voit la première apparition de Nanker Phelge, dénomination collective utilisée lorsque tous les membres du groupe sont intervenus dans la composition d'une chanson. Une catastrophique tournée américaine offre néanmoins l'occasion d'enregistrer « It's All Over Now » (Bobby Womack).

Alors que le second album, The Rolling Stones No. 2 est édité en janvier 1965, Jagger et Richards peaufinent leurs compositions communes : « The Last Time » atteint le sommet des charts en février, et « (I Can't Get No) Satisfaction » déferle sur le monde au mois de mai. Le 24/9/1965, le troisième album Out of Our Heads connaît le même sort, ainsi que le single « Get Off of My Cloud ».

Le 15 avril 1966, l'album Aftermath n'est constitué que de compositions originales, et l'utilisation d'instruments inhabituels dans le rock (tel le sitar), initiée par Jones, éloigne un peu plus les Rolling Stones de leurs racines blues. Les tubes se succèdent : « 19th Nervous Breakdown » (février), « Paint it, Black » (mai), « Mother's Little Helper » (juin) et « Have You Seen Your Mother, Baby, Standing in the Shadow ? » (septembre). L'album Between The Buttons (janvier 1967) voit le départ d'Oldham.

The Rolling Stones commencent alors à être suspectés d'abus de substances psychotropes, ce que confirme une perquisition au domicile de Keith Richards. Ce dernier se console dans les bras d'Anita Pallenberg, actrice que le guitariste vient de subtiliser à Brian Jones. L'ambiance au sein du groupe en devient instantanément détestable. Jagger, Jones, et Richards sont simultanément condamnés à de la prison ferme pour possessions de drogues, peines commuées, après appel interjeté, en amendes. C'est dans la confusion que sort Their Satanic Majesties Request (décembre 1967), album souvent considéré comme à la traîne psychédélique du Sgt. Pepper's des Beatles.

Cinq majeur

Le recadrage vers les racines du groupe s'effectue grâce à Beggars Banquet et au single « Street Fighting Man » (décembre 1968), où débute la collaboration avec le producteur Jimmy Miller.

Au mois de juin 1969, Jones, dont le comportement de plus en plus erratique interdit la participation à une tournée américaine, est remplacé par le guitariste Mick Taylor (né le 17 janvier 1949), transfuge des Bluesbreakers de John Mayall. Le 3 juin 1969, le corps de Brian Jones est retrouvé noyé dans la piscine de sa demeure du Sussex.

Deux jours plus tard, les Stones entrent sur la scène de Hyde Park pour un concert-hommage : on les salue alors comme le plus grand groupe de rock au monde. En décembre paraît Let it Bleed, nouveau triomphe de part et d'autre de l'Atlantique, malgré l'assassinat par les Hells Angels d'un spectateur à Altamont.

Get Yer Ya-Yas Out! sort en septembre 1970. On le considère comme l'un des meilleurs albums live de tous les temps. En mars 1971, Sticky Fingers, agrémenté d'une pochette signée Andy Warhol, est édité par le tout nouveau label du groupe, Rolling Stones. La chanson « Brown Sugar » confirme la place du groupe dans l'histoire du rock.

Ayant quitté l'Angleterre pour des raisons fiscales, c'est dans le sud de la France que le groupe enregistre Exile on Main St. (mai 1972), double album considéré comme l'un des sommets de leur oeuvre. Ce disque conclut le cinq majeur des Rolling Stones : le groupe enregistrera de nouveau de bons albums, mais jamais plus de disques historiques.

Jet set

C'est en Jamaïque qu'est enregistré Goats Head Soup (août 1973), dont le single « Angie » est un tube mondial. Mais les Stones restent de mauvais garçons, considérés persona non grata au Japon ou en Australie. Pour It's Only Rock'n'Roll (octobre 1974), le producteur Jimmy Miller est remplacé par Jagger et Richards, réunis sous le pseudonyme Glimmer Twins.

En 1975, Taylor, peu satisfait de la place congrue qu'on lui réserve au sein du groupe, quitte les Rolling Stones. Il est remplacé par Ron Wood (né le 1er juin 1947), guitariste qui a fait les beaux jours de The Faces avec le chanteur Rod Stewart. Le rythme des enregistrements reprend avec le studio Black and Blue (avril 1976) et le double Love You Live.

Au mois de juin 1978, les Stones sont remis en selle par l'album Some Girls et le tube « Miss You ». Malgré des tensions extrêmes entre Jagger (plus soucieux de sa carrière personnelle) et Richards (désormais sevré), le groupe enregistre Emotional Rescue (juin 1980), Tattoo You (août 1981), Still Life (live, 1982), Undercover (novembre 1983), et Dirty Work (mars 1986).

Le 12/12/1985, Ian Stewart, considéré comme le sixième Stones, est emporté par une crise cardiaque. La même année, Jagger édite son premier album solo, et en 1988, Keith Richards agit de même.

Honneur et réconciliation

En 1989, The Rolling Stones sont honorés par le Rock and Roll Hall of Fame. La même année, les Glimmer Twins se réconcilient dans l'album Steel Wheels, qui est perçu comme un énième retour en forme, confirmé au mois d'avril 1991 par l'album en public Flashpoint.

En 1993, Wyman décide que la plaisanterie a assez duré : il est remplacé au pupitre par le bassiste américain Daryl Jones, ancien sideman de Miles Davis. Ce dernier n'est toutefois pas considéré comme un membre à part entière des Rolling Stones. Voodoo Lounge (juillet 1994), disque certifié double platine, remporte en outre le Grammy Award du meilleur album rock.

En novembre 1995, le live Stripped succombe aux joies des sonorités acoustiques. Se succèdent alors le très modérément apprécié Bridges to Babylon (septembre 1997), le live No Security (novembre 1998) et Live Licks (novembre 2004). A Bigger Bang (septembre 2005) est l'occasion pour les Stones de retrouver le chemin des studios, pour la troisième fois en compagnie du producteur Don Was.

Les années qui passent ne semblent pas avoir de portée sur le groupe qui fête ses cinquante ans d'activité par la sortie d'une compilation ultime Grrr! en novembre 2012 et une nouvelle tournée à guichets fermés après les rééditions successives de Exile on Main St. et Some Girls, garnis d'inédits. Copyright 2014 Music Story Christian Larrède


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