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The Royal Doll Orchestra Vol.1 [Broché]

Kaori Yuki , Satoko Inaba
4.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (1 commentaire client)
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Description de l'ouvrage

30 juin 2010 The Royal Doll Orchestra (Livre 1)
Le monde est en pleine déliquescence, une épidémie frappe la population et transforme les gens en zombies qui attaquent sauvagement le reste de la population ! Menée par Lucile, une bande de baladins parcourt le monde, tentant de réaliser des miracles grâce à leur musique... Mais cela a-t-il encore un sens ?

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Descriptions du produit

Revue de presse


La jeune maman qu’est Kaori Yuki a bien du mal à nous sortir de quoi se rassasier, surtout que pour la plupart de ses lecteurs, il n’y a jamais assez de Yuki dans une bibliothèque ! C’est avec grand plaisir que l’on accueille ce premier tome de série en France. Fébrile, les premières pages sont un réel plaisir, rien qu’en nous replongeant dans l’univers si particulier de cette mangaka. L’histoire est évidemment fantastique, mais plutôt simple : une épidémie frappe la population. La transmission étant très rapide, la loi ordonne de brûler tout corps de « Guignol ». Les Guignol sont les poupées de chair qui ont perdu toute humanité, toute raison et toute conscience. Ils ne cherchent qu’à dévorer les vivants, qui subsistent tant bien que mal dans ce monde de fous. De ville en villages, un orchestre royal officieux se balade. Composée de Rutile, un chanteur plutôt particulier, et de ses deux acolytes, la petite troupe baroude pour donner des concerts assez spéciaux, moyennant une certaine somme d’argent. En réalisant des miracles par leur musique, l’orchestre royal officieux ne se refuse aucune chanson et seul compte l’argent … Il est bien connu que la musique adoucit les mœurs, et en chantant Rutile et ses compagnons permettent aux guignols de retrouver un court instant leur humanité. N’existant que pour satisfaire les désirs obscurs de leurs employeurs, les membres de l’orchestre réalisent des miracles qui n’ont plus aucun sens …

La narration commence dans un grand paradoxe, comme d’ordinaire chez Yuki : sur les chapeau de roues, le lecteur est plongé dans un monde inconnu, des liens étranges et des mystères loin d’être éclaircis. Dans le même temps, les trois personnages principaux s’ancrent assez facilement, rapidement rejoints par un quatrième membre. La première histoire sert donc à poser certaines bases, le reste du manga permettant d’exploiter le rôle de l’orchestre et ses façons d’agir face à la folie du monde et les vices des hommes, plus que des marionnettes. C’est donc par petites touches que l’on rentre dans le récit, à la manière d’un God Child, en plus brouillon. Les informations fusent de toutes parts, tout en sachant très bien qu’il est inutile de chercher pour l’instant à comprendre le fonctionnement de la série. Encore une fois, par son univers gothique, sombre et violent, on sait très bien que l’auteur va nous emmener de révélations en contre révélations … Du moins l’espérons nous. L’originalité n’est pas ce qui prime vraiment, toutefois la certaine stabilité de retrouver des figures principales assez typées et souvent déjà rencontrées dans la bibliographie de la mangaka aide le lecteur à se repérer et à mieux appréhender ce départ, aussi déconcertant que prometteur. On ne peut encore pas s’extasier du génie de l’auteur, loin de là. Mais des pistes nous permettent de croire à d’excellentes surprises, et en attendant on profite de cet intérêt tout particulier aux poupées et autres marionnettes, symbole même du gothique et du fantastique. L’action, supposée se dérouler dans une France médiévale, est plus entre deux mondes et ne nous renvoie pas vraiment à quelque chose de connu, ce qui est un peu dommage. Un ancrage plus fort, plus proche de nous aurait sûrement permis de mieux s’approprier les détails de ce premier volume. N’oublions pas, de plus, que plus que les poupées ce sont les zombies qui sont mis à l’honneur, dans un univers aussi décadent, décalé et surprenant que d’ordinaire.

D’un point de vue graphique, rien de bien nouveau sous le soleil. On ne vante plus le tant de dessinatrice de Kaori Yuki, de même qu’on n’a même plus à s’attarder sur l’aspect très brouillon -volontairement- de ses dessins. Un découpage éclaté et dynamique, des paysages de fonds présents, des expressions très réelles … Rien à faire, les graphismes sont parfaitement alliés au scénario, dans un mélange tout particulièrement plaisant. Le sens du détail, le souci de la diversité et du renouvellement habite l’auteur, qui décore ses personnages d’un éventail de qualités graphiques, de petits rien qui font beaucoup et d’émotion, voilà ce qui caractérise le titre. Si pour l’instant on ne partage pas encore la force des sentiments de tous les protagonistes, nul doute que le manga est en bonne voie pour nous y amener. L’édition de Tonkam est comme à son habitude dans les parutions de Yuki : petit format, difficulté prononcée pour lire les bulles situées dans l’intérieur des pages, onomatopées encombrantes … On n’éprouve cependant pas de difficulté particulière à la compréhension, les dialogues étant moins compliqués que ceux d’Angel Sanctuary. On apprécie aussi une jolie couverture, sombre et surtout très en harmonie. Les couleurs ses mêlent dans une réelle impression de faire irradier Rutile, sans décliner trop de tons à la fois. En résumé, un bon premier tome, prometteur mais pas encore exceptionnel. En tous les cas : vivement la suite !


NiDNiM

(Critique de www.manga-news.com )

Biographie de l'auteur

La mangaka que l’on connait sous le nom de plume Kaori Yuki (由貴香織里) est née un 18 décembre à Tokyo, mais elle n'a jamais divulgué l'année de sa naissance, qui peut être estimée dans les années 1960.

C’est tôt qu’elle apprend à dessiner, mais au lieu de suivre des cours spécialisés pour le métier de mangaka, elle passera par une école d’art dont elle sortira diplômée en 1986. Le premier travail qu’elle a rendu -une nouvelle-, dans le cadre de son école, sera appelé « Vampire’s Love », mais c’est grâce à son avancée jusqu’en demi-finale d’un concours de Hana to Yume chez Hakusensha qu’elle se fait remarquer avec sa nouvelle « Love Hunt ». C’est à partir de là qu’elle commence alors chez l’éditeur avec sa première œuvre dans le domaine professionnel : « Natsufuku no Erii », connu en France sous « La tenue d’été d’Elie » disponible dans le tome 3 de Comte Cain qui parait dans le Bessatsu Hana to Yume d’automne 1987. Elle travaille donc avec l’éditeur Hakusensha de 1987 à 2010, où elle passe un nouveau contrat, avec Kodansha, ce qui va l’amener à s’imposer beaucoup plus en termes de communication et de sources internet. Elle met en effet à disposition :

- son blog, mieux fourni qu’auparavant : 地下庭園 ―UnDERGAЯDEN― (http://www.yukikaori.jp/blog/)
- un compte Twitter : Angelaid (http://twitter.com/#!/angelaid)
- un album photos en ligne : Angelaid (http://p.twipple.jp/user/angelaid)

Au sujet de son nom de plume, on sait qu’il n’est pas né d’une grande réflexion puisqu’il est venu de la télévision avec le nom d’une actrice et un prénom totalement inventé. Toutefois, on peut penser que son prénom fictif se rapproche du réel, puisque son éditeur a accepté ce pseudonyme sur la base de ressemblance avec son véritable nom.

Niveau international, Kaori Yuki aura pu être aperçue à Londres en automne 2000 (pour de la documentation avant l’écriture de Comte Cain / God Child), puis en Allemange (juin 2001) pour une convention de manga où elle a offert des dédicaces et une conférence. Elle est revenue en Allemagne 5 ans plus tard pour un salon du livre, où là encore elle propose des dédicaces aux heureux détenteurs du ticket nécessaire. Enfin, lors de la Japan Expo 2009 le stand Shojo Paradise monté par Hakusensha et Shueisha permettait de laisser des messages à certains auteurs de shojos, dont Kaori Yuki.

On en connait un peu plus sur elle grâce à diverses interviews, aux postfaces ou aux colonnes de textes éparpillées dans les volumes de ses séries :

- Elle a une fille née en 2004 et un fils né en 2007 dont elle s’occupe beaucoup malgré son travail harassant de mangaka, ce qui explique sans doute le ralentissement de ses publications ainsi que son récemment évoqué manque d’évolution : le rôle de maman est difficile à vivre, et elle en parle d’ailleurs souvent tout en rappelant également le bonheur que cela lui apporte.

- Elle est très attachée à ses fans, aime recevoir des courriers de leur part et les remercier. C’est d’ailleurs grâce à eux qu’elle a commencé à écouter de la musique en travaillant, suite aux envois réguliers d’albums par ses lecteurs. Elle se passe d’ailleurs souvent en boucle certaines chansons pour conserver l’atmosphère née lors de son travail. Enfin, comme toutes les mangakas elle dort extrêmement peu et ce n’est sans doute pas ses enfants qui auront arrangés cela !

- Ses goûts plus personnels sont très variés : les chats, la musique (des groupes comme The Cure, le J-rock et le Visual), les films parmi lesquels on peut citer en pagaille Alien II ou le Cercle des Poètes Disparus, les jeux vidéos (Final Fantasy II et III, Persona 2, ...). C’est également une amatrice des figurines ou objets de décorations liés au monde féérique qu’elle a d’ailleurs mis en scène dans Fairy Cube.

A noter qu'elle a réalisé de nombreux dojinshi, parmi les plus célèbres on connait : Saishû Gensô FF II  (最終幻想 -1990) sur Final Fantasy II dont l’histoire principale de focalise sur Leon. Nemureru Ryû no Kodomo-tachi (眠れる竜の子供達) sur Dragon Quest II, Red Wings (1992) qui s’inspire de Final Fantasy IV, Kottô Teien - Antique Garden  (骨董庭園 - アンティーク ガーデン - 1995) sur Final Fantasy III et IV et enfin Die (1995 puis réédition en 1996), création originale. Sans parler de ses nombreuses participations à des projets collectifs ...

La mangaka a également participé à un projet de grande ampleur, Meine Liebe (マイネリーベ) en créant le character design des personnages du jeu, qui sont à la base des différentes exploitations de la licence. Celle-ci se décompose en plusieurs axes : le jeu vidéo (avril 2001) sur le principe du harem de beaux garçons ; une série manga en 4 tomes (prépublication mai 2004, publication janvier 2005 – mai 2006) par Rei Izawa et une version bunko en mai 2010 ; un jeu PS2 (septembre 2004) ; la première saison de l’anime (novembre 2004, 13 épisodes) ; un roman d’un volume par Gotoh Shinobu (aout 2005) ; la saison deux de l’anime (janvier 2006, 13 épisodes) et enfin le second jeu sur PS2 en février 2006.


Détails sur le produit

  • Broché: 192 pages
  • Editeur : Tonkam (30 juin 2010)
  • Collection : The Royal Doll Orchestra
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2759503771
  • ISBN-13: 978-2759503773
  • Dimensions du produit: 17 x 11,6 x 3,6 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (1 commentaire client)
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1 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un bon nouveau Kaori yuki! 23 juillet 2010
Par balboud
Ca fait toujours plaisir de retrouver cette auteure! Cette nouvelle série reste dans un univers qu'elle maitrise bien, un peu gothique et dark, mais toujours avec ses superbes dessins. L'histoire est prenante et les personnages intéressants et bien designés, c'est un plaisir!
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