Surtout ne pas hésiter à le dire et à le répéter : un des meilleurs albums vinyles "live" des années 70. Replaçons les choses dans leur contexte : à cette époque les groupes entièrement féminin sont très rares. Il y a eu surtout aux USA déjà, Fanny et Birtha. En 1976, 5 gamines culottées et hyper douées recrutées pas Kim Fowley sur petites annonces (seules Sandy West et Joan Jett jouaient ensemble avant avec comme bassiste la future bassiste des Bangles, Mickaël Steele) nous envoient un premier LP qui fait l'effet d'une bombe dans le milieu hyper macho du rock. On a tout entendu sur elles : c'est pas elles qui jouent, c'est un coup de pub, ça va pas durer, etc... Que nenni ! Ca joue vraiment bien, ça envoie, ça à peur de rien et ça nous gratifie de 4 albums en moins de 2 ans ! Et surtout c'est le premier vrai groupe de filles qui va ouvrir définitivement la voie aux autres. Là ou Fanny et Birtha ont échoué, The Runaways ont réussi. Et c'est important de le dire car elles ont été tellement critiquées dans les années 70 qu'il faut rendre à César... C'est grâce à elle qu'on a eu les "Go-Go's" "Precious metal" "Vixen" "Girlschool" "Bangles" et qu'on a les Donnas qui les citent en références sans arrêt. Et que dire de Lita Ford, immense guitariste qui en a tant inspiré filles et garçons. Une fois tout ça dit parlons un peu de cet album. Un son à tomber, une énergie incroyable, Jackye Fox, la bassiste en état de grâce, les solos de Lita Ford qui sont des modèles du genre alliant précision, inspiration, technique, virtuosité, maîtrise et j'en passe. Elles n'ont jamais fait mieux ensuite. Et bien qu'il y ait eu beaucoup de problèmes d'entente entre elles tout au long de leur carrière ça ne se sent pas du tout. La cohésion est là. The Runaways font partie de ces groupes enfin réhabilités par tous les critiques rock à l'instar de Mott the hoople, Mother's finest. A avoir dans sa CDthèque quand on aime le vrai Rock ! Et il n'y aura pas de reformation car Sandy West nous a quitté en Septembre 2006 terrassée par un cancer du poumon. R.I.P.