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3.0 étoiles sur 5
Une seule certitude : le changement,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Sandman 7: Brief Lives (Broché)
Après les détours extraordinaires de The Sandman: Fables and Reflections, Neil Gaiman nous plonge dans une histoire en 9 épisodes (numéros 41 à 49 de la série mensuelle) pour le septième tome de Sandman. La trame narrative est très simple : Delirium réussit à convaincre son frère Dream de partir à la recherche de leur frère Destruction depuis longtemps disparu.Avec un tel scénario, on se doute bien que l'intrigue se resserre autour des Endless. Comme dans n'importe quelle fratrie, ce n'est pas toujours l'amitié et la solidarité qui ont le dessus. Cette quête du frère disparu constitue le support d'une interrogation sur le changement, le devoir, le destin et l'avenir. Les dessins de Jill Thompson sont encrés par Vince Locke. Le résultat est empreint d'une forte personnalité au croisement improbable du gribouillage, du sketch et du trait tout en finesse. Les émotions des personnages ressortent admirablement et chaque nuance d'intimité psychologique s'exprime pleinement. Coté scénario, la recherche de personnes ayant croisé le chemin de destruction permet une variation des décors bienvenue et les actions de Morpheus continuent d'avoir des conséquences irrévocables. Neil Gaiman poursuit son histoire vers son dénouement avec habilité, tout en évoquant subtilement la condition humaine avec des nuances pleine de sensibilité. Et je crois que c'est là que je n'accroche pas. Les comics américains sont à base de bruit et de fureur. Celui-ci (écrit par un anglais, c'est vrai) joue plutôt sur le drame intimiste et l'introspection sur fond de mythologie teintée de gothisme. Or dans la catégorie introspection, Neil Gaiman ne délivre pas de message novateur ou même personnel, il se contente de vérités basiques amenées dans une histoire touchante. Brief Lives constitue un récit très bien construit, très subtil qui prend sa place de manière admirable dans une histoire plus vaste qui est celle de Morpheus au vingtième siècle. Mais son originalité ne vaut que par contraste avec les comics traditionnels, elle est beaucoup plus relative par rapport aux comics underground où aux bandes dessinées alternatives européennes (ou même canadiennes telles que High Society ou Spent). Heureusement The Sandman: Worlds' End (le tome suivant) reprend le format d'histoires courtes. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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