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Commentaires client les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Neil Gaiman au meilleur de sa forme,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Sandman 8: Worlds' End (Broché)
Ce tome est le huitième de la série, il regroupe les épisodes 51 à 56 de la série et il fait suite à The Sandman, The: Brief Lives. Neil Gaiman adopte pour la troisième fois le dispositif d'histoires courtes (après The Sandman: Dream Country et The Sandman: Fables and Reflections) dans lequel je trouve qu'il est le meilleur.Tout commence sur une autoroute où Brant Tucker et Charlene Mooney ont un accident de voiture. Ils se réfugient dans une curieuse auberge qui accueille un nombre impressionnant de créatures fantastiques. En attendant que la tempête se calme, plusieurs des hôtes vont raconter une histoire. Le tome se clôt par une étrange procession céleste qui fait suite aux événements qui ont déclenché cette tempête et Death la petite soeur de Morpheus semble adresser un regard aux hôtes de l'auberge. Cette partie est illustrée par Bryan Talbot. Le lecteur est donc invité dans une structure où des personnages de l'histoire vont raconter d'autres histoires. Et au sein même de ces histoires dans l'histoire, certains personnages raconteront également une histoire. La première histoire dans l'histoire nous fait suivre un employé de bureau menant une morne et sans grand intérêt. Il se retrouve un jour dans un secteur de la ville qu'il ne connaît pas. Il y croise Morpheus et il découvre petit à petit qu'une entité est tapie dans l'architecture. Neil Gaiman a déclaré que cet épisode est son hommage à Howard Philips Lovecraft. Cette partie est illustré par Alec Stevens dans un style très dépouillé, sans phylactère mais avec du texte au dessus des cases. L'effet de dépaysement, de déséquilibre, d'étrangeté et d'irréalité est parfaitement rendu. La deuxième histoire des hôtes de l'auberge nous ramène dans le monde des Faerie pour suivre Cluracan. Il est envoyé comme ambassadeur dans la cité d'Aurelian où le monarque le fait emprisonner. Morpheus intervient pour le sauver à la demande Nuala sa s½ur. Cette partie est illustrée par John Watkiss dans un style qui minimise l'aspect visuel de la magie des fées pour préférer un visuel réminiscent de l'époque de la renaissance. Ce choix permet à l'histoire de s'émanciper des clichés inhérents à ce genre pour donner beaucoup plus de présence aux personnages. La troisième histoire nous permet de retrouver Hob Gadling dans une traversée maritime le menant de Singapour à Liverpool. Elle est illustrée de manière délicate et subtile par Michael Zulli et encrée par Dick Giordano. Cette partie fait la part belle au voyage et une autre histoire dans l'histoire qui se déroule en Inde. La quatrième histoire prend pour personnage principal Prez Rickard un adolescent américain qui vit sur une terre alternative et qui devient président des États Unis après le deuxième mandat de Nixon. Cette partie est illustrée par Michael Allred et Mark Buckingham. C'est l'histoire qui m'a le moins touché malgré les apparitions de Wildcat (Ted Grant) et Death et l'hommage aux Watchmen d'Alan Moore. Le dernière histoire est certainement la plus surréaliste et la plus poétique. C'est également celle que j'ai préférée. Elle nous emmène dans la nécropole de Litharge dont la culture est dédiée à tous les rites de passage des défunts. Le lecteur est amené à découvrir des rites très étranges au fur et à mesure que Petrefax le personnage principal poursuit son apprentissage. On croise au détour d'une anecdote Destruction, l'un des Endless. Cette partie est illustrée par Shea Anton Pensa et Vince Locke. Chacune des histoires aborde à sa manière les thèmes de la complexité de la réalité que les personnages ont du mal à appréhender, et de l'inéluctabilité du changement. Chaque histoire permet également de compléter le portrait de Morpheus par des aspects inattendus et d'affirmer à chaque fois l'importance des rêves dans le façonnement de la réalité. Du grand art, intelligent sans être pédant, poétique sans être hermétique, comics sans être superhéros et sans les renier pour autant. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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