J'ai découvert les Mercury Rev un soir sur les ondes de France Inter ou Lenoir les conviait à une night session au studio de... Radio France merçi de suivre, et je peux vous assurer qu'ils ont mis le feu au poudre ; leur musique m'a emballée... Plus tard, j'ai assisté à leur concert de Montmartre et leur prestation a confirmé ma première écoute. La bande ne rompt pas avec le passé mais se métamorphose en papillon, non je rigole, et vous devez consentir à une immersion en terra incognita.(de plein gré, eh oui l'apnée ne s'impose pas). Vous pourrez tout juste reprocher à l'artiste Donahue ses excès de zèle théatrales ou il se représente un peu trop, encore que je preferre celui qui se donne à fond au molasson... Merçi au fantasque Jonathan Donahue & à Grasshoper.
Enfin je ne discuterai pas le goût des commentateurs qui se résume à un titre ; pour ma part, j'ai aimé dans le désordre la touchante First-Time Mother'S Joy, la superbe chevauchée dans la Black Forest (Lorelei), le planant Diamonds, l'étrange migration de Across Yer Ocean, le mélodique Vermillon qui pulse bien c'est vrai, l'étrange In A Funny Way, le slow unique My Love, le magnifique quasi a capella Moving On, le rytme endiablé de Arise ou encore la douceur de Down Poured the Heavens qui clôt l'album.
En résumé, je vous invite à découvrir l'album. Salut à tous.