Ce roman est sur la manière de gérer nos souvenirs. On les modifie ou on les efface et on survit. Plein de perspicacité et d'intelligence, The sense of Ending est en quelque sorte une version plus intellectuelle de Ian McEwan « On Chesil Beach », en abordant les mêmes thèmes de la sexualité adolescente, l''inhibition, le système de classes, les regrets et les faux souvenirs.
C'est aussi un constat douloureux sur la vieillesse et la mort. L''impossibilité de modifier le passé, de retourner en arrière, de changer une situation ou soi même. Vieillir est incroyablement cruel.
C'est un très beau livre, habilement conçu, audacieux et sombre. De la philosophie « douce » sans être trop compliquée ou introspective.