"The SHIELD", ou comment revoir votre conception d'une série policière.
A réserver à un public adulte, en raison d'une représentation de la violence qui se fait sans concession aucune (à tel point que la série n'a jamais été diffusée ailleurs que sur le câble).
Ici, on n'est pas dans les "experts" ou dans toute autre série du même acabit, et les producteurs ne font pas dans la dentelle pour représenter le quotidien, plutôt sanglant, d'un quartier difficile de L.A. : on tue (même des enfants), on viole, on brutalise, et tout cela est souvent loin de se terminer en happy end.
Car, le parti pris de "The SHIELD", c'est de montrer la vie telle qu'elle est et non pas de nous proposer des scénarios aseptisés aux bons sentiments made in hollywood.
Ainsi, et dans ce contexte, rien n'est jamais vraiment bien propre, ni tout blanc ou tout noir, y compris le personnage principal, sorte d'anti-héros qui s'évertue à faire regner l'ordre en appliquant avant tout sa propre loi. Et là, c'est la grande claque, avec un Vic MacKay (excellent Michael Chicklis) grand standing, flic ripoux et corrompu, véritable pitbull d'une force de frappe qui adopte des méthodes peu orthodoxes pour arriver à ses fins. Dans le collimateur de ses supérieurs qui ne goutent guère à ses méthodes, Vic n'aura de cesse de tout mettre en oeuvre pour assurer sa survie et celle des membres de son équipe, enfants de choeur adeptes de la même paroisse. Et, dans cette saison 3, l'étau se resserre comme jamais ...
Si vous ne connaissez pas "THE SHIELD" et si vous avez envie de voir autre chose que des produits de grande consommation, jetez vous sur cette série qui pourrait bien vous étonner.