1° long-métrage du réalisateur américain Thomas McCarthy (le metteur en scène du superbe 'The visitor' avec Richard Jenkins et Hiam Abass que je vous recommande tout aussi chaudement), 'The station agent' (le chef de gare) met en scène sur de belles images soutenues par une jolie musique une histoire d'amitié et d'amour (mais l'amitié, c'est de l'amour de toute façon) entre le formidable Peter Dinklage (un acteur de petite taille, mais de grand talent, qui fut notamment véritablement épatant dans le rôle d'un séducteur pas comme les autres dans la 4° saison de 'Nip-Tuck' et qui a vraiment une présence absolument magnifique dans ce film), un employé d'un magasin de modèles réduits de trains et accessoires qui a hérité de son patron et ami une petite propriété comprenant une petite gare désaffectée et un ancien wagon de train dans un trou perdu, et ses nouveaux voisins et bientôt amis : Patricia Clarkson ('Six feet under', 'Loin du Paradis', 'Dogville', 'Vicky Cristina Barcelona', 'Whatever works', 'Shutter Island'), une femme séparée qui a perdu son enfant et n'arrive pas à en faire le deuil ; Bobby Canavale (l'un des principaux interprètes de 'New York 911'), un vendeur de hot-dogs extrêmement envahissant qui vit avec son vieux père malade ; Michelle Williams (l'une des révélations des six saisons de 'Dawson' et veuve de Heath Ledger qu'elle a connu durant le tournage du 'Secret de Brokeback Mountain' -ils ont eu une fille ensemble-), une jeune bibliothécaire enceinte d'un imbécile du coin qui n'en sait encore rien ; et Raven Goodwin, une jeune afro-américaine un peu solitaire qui le prend pour un petit garçon qui pourrait devenir son ami.
Avec aussi l'excellent John Slattery (le proviseur dans 'Jack & Bobby' et Roger Sterling, le patron dans 'Mad men') dans le rôle de l'ex mari de Patricia Clarkson.
Fait de ces petits riens qui font tout, ce long-métrage d'exception ne se raconte pas : il se savoure, comme un château Petrus 1946 ou 1962 par exemple. Vous en priver serait quasiment criminel et ne pourrait vous valoir aucune circonstance atténuante : l'or cinématographique est trop rare pour que l'on n'y prête attention : 'The station agent' restera l'un de vos films préférés entre tous, j'en prends le pari !