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The Tenant (Le Locataire) [Import USA Zone 1]
 
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The Tenant (Le Locataire) [Import USA Zone 1]

Isabelle Adjani , Melvyn Douglas , Roman Polanski    DVD
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Détails sur le produit

  • Acteurs : Isabelle Adjani, Melvyn Douglas, Jo Van Fleet, Bernard Fresson, Lila Kedrova
  • Réalisateurs : Roman Polanski
  • Format : Anamorphique, Sous-titré, Cinémascope, NTSC, Import
  • Langue : Anglais, Français
  • Sous-titres : Anglais
  • Région : Région 1 (USA et Canada). Ce DVD ne pourra probablement pas être visualisé en Europe. Plus d'informations sur les formats DVD/Blu-ray.
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Paramount Home Video
  • Date de sortie du DVD : 1 juillet 2003
  • Durée : 126 minutes
  • Moyenne des commentaires client : 5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (3 commentaires client)
  • ASIN: B000069I09
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 42.634 en DVD & Blu-ray (Voir les 100 premiers en DVD & Blu-ray)
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33 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile 
Par zybine, amateur éclairé TOP 100 COMMENTATEURS
Format:DVD
Après Répulsion (1965) et Rosemary’s baby (1968), Le Locataire (1976) forme le troisième volet (et le chef d’œuvre) de la trilogie paranoïaque de Polanski. L’histoire est simple : un immigré polonais emménage dans l’appartement d’une jeune femme qui vient de se suicider avant de s’imaginer (de se rendre compte ?) que ses voisins complotent pour qu’il suive le même destin. La scène se passe à Paris, dans un Paris admirablement ressenti : des défilés d’immeubles hausmaniens blafards, des cafés gris et tristes, des grands boulevards sans néons, une ville rude, sans pitié et peuplée, à l’image de l’inoubliable concierge campée par Shelley Winters, de personnages mesquins et hostiles.

« Il se passe des choses étranges dans mon immeuble » déclare le locataire dans une admirable litote. Bruits sourds, perturbants et inexpliqués, couleurs qui tirent sur le marron, l’ocre ou le verdâtre, cuisine sinistre qui se dégrade en taudis, jeu sur les distances et les profondeurs de champ dans un appartement dont les couloirs et pièces grandissent ou rapetissent au gré de la folie de son occupant, cadrages de plus en plus obliques sur le visage tourmenté de Polanski : tout concourt à plonger le spectateur dans une sensation de mal-être pendant que s’élabore patiemment le basculement progressif du personnage dans un Grand Enfermement paranoïaque.

Au terme d’un plan séquence génial où l’ensemble de l’immeuble se rue à sa fenêtre pour assister au suicide annoncé du locataire, Polanski accentue encore l’étrangeté en parant les balcons de teintures or et rouge qui évoquent une scène d’opéra, en incorporant au thème musical des bruits de fosses d’orchestre et, par l’usage de l’accéléré, transforme ses protagonistes en caricatures haineuses dignes des fantasmagories de James Ensor : tous venus aux premières loges pour assister à leur victoire sur l’équilibre mental du petit immigré.

Ce DVD zone 1 comprend une version française et une version anglaise sous-titrée en français. Les puristes pourraient préférer la seconde (Polanski, Adjani, Winters parlent anglais dans leurs scènes, après tout) mais le film est tellement ancré dans son contexte parisien qu’on y perd, je trouve.

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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
Polanski - Adjani - Douglas 13 septembre 2010
Par Coin-coin le trekkie TOP 1000 COMMENTATEURS
Format:DVD
Trelkovsky (interprété par Polanski lui-même), petit immigré polonais timide et introverti s'installe à Paris dans un vieil immeuble cossu après que l'ancienne locataire de l'appartement se soit apparemment jetée par la fenêtre. Il devra, avant de pouvoir poser ses valises, attendre que Simone Choule, la suicidée, décède car en fait, elle est clouée sur un lit d'hôpital dans le coma. Trelkovski, intrigué, aura l'occasion, de lui rendre visite et fera là-bas, connaissance avec une amie de Choule, Stella (Isabelle Adjani), jeune femme extravertie au comportement ambigu mais que le jeune homme trouvera assez vite à son goût. Peu de temps après, la locataire suicidée mourra et alors, Trelkosky pourra enfin s'installer dans le vieil appartement.

La vie semble suivre son cours au travail, dans un bar, en société, rien ne semble devoir troubler la vie bien réglée de Trelkovsky si ce n'était le jeu étrange auquel s'adonnent les autres locataires de l'immeuble quand vient la nuit, dans les toilettes installées sur le palier et donnant directement sur la fenêtre du salon du jeune polonais. Pendant des heures, immobiles, ils semblent être les personnages d'un effroyable tableau vivant... Après avoir reçu des amis chez lui pour la pendaison de crémaillère, le propriétaire de l'immeuble fait savoir à Trelkowsky que tout bruit est proscrit dans l'immeuble. Alors, le jeune homme, si réservé, se fera un devoir de s'y fondre pour ne plus faire parler de lui... Après quelques temps, la vie semble reprendre un cours normal pour le jeune homme jusqu'au jour ou il tombe sur des affaires de l'ancienne locataire enfermées dans une vieille armoire.Des vêtements, du maquillage, vestiges d'une vie qui s'est éteinte. Et même une dent, enfoncée dans le mur derrière le meuble, protégée par une fine épaisseur de coton. Dès lors, tout ira très vite. Après avoir reçu en pleine nuit la visite d'une locataire dont la fille handicapée semble gêner les autres habitants de l'immeuble,Trelkowsky, après avoir refusé de signer une pétition visant à chasser la femme et son enfant, sera la nouvelle victime des locataires qui sembleront vouloir le pousser au suicide comme ce fut le cas pour Simone Choule. Il finira même par se persuader que tous le monde le pousse à "devenir" Simone Choule et après avoir acheté une perruque, vêtu des vêtements de l'ancienne locataire et maquillé à outrance, il passera des nuits entières à roder dans son appartement, vivants de fantasmes et de visions terrifiantes...

Après "Repulsion" et "Rosemary's Baby", deux autres grands classiques du cinéma, Polanski aborde pour la troisième fois le sujet du cloisonnement. Il enferme à nouveau son personnage dans un appartement et développe chez lui la part d'ombre qu'il avait jusque là réprimée. Ses angoisses et ses peurs alors se révèlent dans un jeu d'acteur époustouflant le menant au paroxysme de la paranoïa. Le film baigne dans une ambiance fantastique qui remet toujours en question notre compréhension du sujet mais aussi du personnage et de ce qui l'entoure. On se demande souvent ou est la part d'imaginaire, si le personnage est victime de ses propres peurs ou simplement de la constante volonté de ses colocataires à vouloir lui nuire. Évidemment, quand viendra le dénouement tout s'éclaircira dans un feu d'artifice qui encore aujourd'hui impressionne. Ce qui marque au premier abord, c'est la maîtrise du sujet.On finit par croire que ce que vit le personnage campé par Polanski n'est que la transposition cinématographique d'une existence vécue par le cinéaste. Tout concorde pour faire du Locataire, un chef-d'œuvre inégalable. La bande originale, composée par Philippe Sarde participe à l'ambiance exceptionnelle du film. Le scénario, alambiqué tout en étant d'une limpidité exemplaire, pousse le spectateur à accompagner le héros jusqu'au dénouement. La mise en scène, prodigieuse et sans faux accords force le respect.

Une vraie leçon de cinéma...
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
Par dom370 TOP 500 COMMENTATEURS TESTEURS
Format:DVD
Le Locataire est très particulier, à s'inscrire en droite lignée dans le genre de l'Etrange, peu populaire à notre époque où le pragmatisme a tendance à trop envahir la culture. Polanski a réalisé ici une oeuvre marginale, inquiétante, que n'auraient sans doute pas renié Allan Poe ou Kafka.

Et pourtant, il doit s'agir du meilleur film de Roman Polanski à ce jour. L'un de ses meilleurs en tout cas, c'est une évidence.

L'ambiance décalée et le malaise s'installent dès les premiers plans, où Polanski reprend l'appartement d'une jeune femme qui s'est jetée par la fenêtre mais qui n'est même pas encore décédée! Jeune homme influençable, on le devine complètement déstabilisé par cette idée et le film jouera tout du long sur cette ambiguité entre la paranoïa maladive et le fantastique pur. Une réussite totale pour un exercice délicat!

Le Locataire comporte ainsi son lot de séquences marquantes, qui n'ont absolument rien à envier aux films censés être calibrés pour flanquer le trouillomètre à zéro, comme cette fille bandée sur son lit d'hôpital qui se met à hurler sous ses bandages, ces silhouettes immobiles aperçues de la fenêtre du personnage principal. On est mal à l'aise et en même temps captivés par l'atmosphère dégagée, étouffante.

Le décalage est aussi extrêmement bien restitué, entre les nuits angoissantes de Polanski dans son appartement, et sa bande de joyeux lurons le jour qui incarnent un retour à la réalité rassurant, même si l'implacable étau continue de se resserrer sur le personnage de Polanski.
On saluera à ce sujet la quantité d'acteurs connus présents dans le film (l'impérial Bernard Fresson, l'impayable Romain Bouteille, Isabelle Adjani, Claude Piéplu...) et autres seconds couteaux aux gueules hallucinantes, qu'on retrouve dans bon nombre de productions françaises des années 60 à 80.

Le Locataire est donc avant tout un film d'ambiance, parfaitement maîtrisé, qui procure un effet d'envoûtement total, quand bien même il peut rester abstrait à plus d'un titre. Etrange et déstabilisant, il ne laisse pas indifférent, et reste proprement inoubliable. Peut-être le plus personnel de Polanski?

On ne peut en tout cas que se désoler qu'une oeuvre aussi marquante ne puisse bénéficier d'une édition DVD française, alors que l'ambiance est tout-à-fait parisienne, dans ce Locataire.
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