L’emballage ne ment pas sur le contenu : une photo en noir et blanc de cinq garçons, tous justes sortis de l’adolescence, assis sur un muret de briques, et qui fixent l’objectif, l’air rieur. Energie punk, insouciance pop : la tête tournée vers la copie des Ramones (et notamment vers le style défini par les New-Yorkais dans
Rocket to Russia, deux ans avant) ou vers celle des Buzzcocks, les Undertones réussissent avec ce premier album… une excellente compilation de singles. Le guitariste John O’Neill racontera d’ailleurs : « On a toujours aimé les 45 tours. Alors on essaie de faire de chaque chanson un simple ».
Effectivement, rien ne manque à ce premier album, pas plus le culte
« Teenage kicks » que les excellents
« Get over you » ,
« Jimmy Jimmy » ou
« Here comes the summer » (la rencontre au sommet entre les Beach Boys et le punk). Le reste, et notamment le hargneux
« Family entertainment » , qui ouvre le disque, n’est pas mal non plus, et ce ne sont pas les faces B (
« Mars bars » , en hommage à la célèbre barre chocolatée, ou
«T op twenty » ) qui vont faire baisser le niveau. Autant pointer donc les deux petites scories, le synthétique
« True confessions » , pas désagréable en soi, mais qui casse la cohérence de l’album, et l’anecdotique
« Casbah rock » , hommage du groupe au club où il a débuté à Derry. A part ça, tout est parfait.
The Undertones donne envie de chanter en pleine rue, de siffloter, de taper dans ses mains, de draguer au volant de sa voiture. « What else can you do if the girls don't like it ? ».
Jean-Marie Pottier - Copyright 2012 Music Story