Critique
Sorti quasiment un an après qu’il fut terminé, c’est THE album du Velvet Underground, un album d’avant-garde qui impose l’identité et les thèmes de prédilection du Velvet, et dérange les standards de la société d’alors. Produit par Andy Warhol, il porte fortement la marque et l’influence de celui-ci, qui prête au Velvet la voix d’une de ses égéries, Nico. Sex, drugs and Rock n’Roll, tel sont les thèmes du Velvet d’alors…
Album favori des fans du Velvet, il est autant une revendication radicale de l’esthétique du groupe qu’un album de référence majeur dans l’histoire du rock. Il est souvent souvent considéré comme l’album qui marque la fin des annees 60 et fait la transition avec les années 70. Selon Philippe Manœuvre (
la discothèque idéale), « Le premier Velvet était tout simplement l’album des voyous, perturbés, malades mentaux, camés, dingues, décalés, écrivains, créateurs. »
Philippe Manœuvre rapporte également que la légende veut que si l’on léchait l’envers de la banane de couverture, l’on partait en trip d’acide… ce qui ne fait que confirmer l’image sulfureuse qui entourait le Velvet. Cet album, tellement dérangeant et hors-norme, ne sera quasiment pas diffusé sur les radios commerciales, non seulement à cause du non-conformisme de la musique, mais peut-être aussi, paradoxalement, à cause de la mainmise de Warhol sur le groupe, qui lui colle presque automatiquement l’étiquette «arty», qui effraie au grand public.
Morgan Le Gall - Copyright 2012 Music Story