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Pas de doute : la musique d'Air ne pouvait être que l'idéal contrechamp aux images du long métrage de Sofia Coppola. D'un côté le film, où cinq adolescentes évoluent dans un univers balisé par un système réfractaire à la contre-culture des années soixante-dix, de l'autre, point trop acidulée pour éviter de provoquer l'écoeurement, la musique qui slalome entre des références arty choisies avec goût : Gainsbourg évidemment, les effluves easy listening de la muzak environnementale et Pink Floyd. Entre la sensualité lancinante d'un groove organique déjà repéré sur Moon Safari et les nappes synthétiques planantes, Air ne choisit pas. Définitivement post. --Philippe Robert
Compact
B.O. - Séduite par Moon Safari, Sofia Coppola contacta les français afin de leur confier la bande originale de son long-métrage, The Virgin Suicides ou la vie de cinq adolescentes refusant les règles qui régissent la vie adulte, dans les années 70. Le décor est planté, Nicolas Godin et Jean-Benoît Dunckel s'attellent à la tâche. Que reste t-il du premier album ? Peut-être les nappes synthétiques, une douceur quasi-palpable, voire des mélodies hippies hallucinogènes. Du côté des compos, on exploite au mieux ces basses rondes à outrance, la guitare folk ou l'écho d'une batterie survoltée. Apparemment, le duo semble s'épanouir dans ce nouveau rôle, lequel rappelle parfois l'expérience de Pink Floyd avec le film More, en 69.
Critique
Deuxième album pour Air et deuxième Victoire de la musique, mais dans la catégorie bande originale cette fois-ci. Ce n’est pour autant pas ce qui restera de la sublime musique du film de Sofia Coppola, Virgin suicides, sur les affres de l’adolescence.
L’émotion prime avant tout dès les premières notes de «Playground love» aux cordes enchanteresses et au solo de saxophone qui vous berce dans une insouciance à la fois paisible et tourmentée. Thomas Mars du groupe Phoenix se cache ici sous le nom de Gordon Tracks au chant.
Et si les sonorités de ce disque collent aussi bien aux images, c’est que Air a composé en temps réel, alors que Godin et Dunckel visionnaient le film. Une sorte de «cinémix» à la densité étonnante. Pour gagner en émotion, le duo utilise plus de cordes avec notamment des guitares (acoustiques et électriques) et un ensemble classique. La basse vient donner une autre couleur, plus soul, à quelques morceaux au tempo accéléré. Pour contrebalancer toute cette douceur élégiaque, quelques touches électroniques brutes viennent rythmer les mélodies élancées. «Cemetary party» et ses chœurs est ainsi cadencé par une imposante grosse caisse synthétique.
Les Français dressent aussi bien de courts thèmes aux phrases accrocheuses que des plages d’ambiances mystérieuses s’éloignant de leur terrain de prédilection habituelle. Ils se font plus expérimentaux notamment sur «The word ‘hurricane’» qui prend des air de Pink Floyd dans son explosion finale. Les rares apparitions de la guitare électrique ainsi que la monté d'adrénaline de «Dead bodies» rappelle aussi quelques compositions des Anglais. Une comparaison que le groupe n’apprécie pas, tant il se sent tourné vers le futur.
Au fur et à mesure des minutes, une profonde mélancolie vous saisi illustrant les sentiments provoqués par le film. Une bande originale qui ne peut laisser indifférent, qui ne s’oublie pas et marque une belle réussite pour Air.
Raphaël Richard - Copyright 2012 Music Story
L’émotion prime avant tout dès les premières notes de «Playground love» aux cordes enchanteresses et au solo de saxophone qui vous berce dans une insouciance à la fois paisible et tourmentée. Thomas Mars du groupe Phoenix se cache ici sous le nom de Gordon Tracks au chant.
Et si les sonorités de ce disque collent aussi bien aux images, c’est que Air a composé en temps réel, alors que Godin et Dunckel visionnaient le film. Une sorte de «cinémix» à la densité étonnante. Pour gagner en émotion, le duo utilise plus de cordes avec notamment des guitares (acoustiques et électriques) et un ensemble classique. La basse vient donner une autre couleur, plus soul, à quelques morceaux au tempo accéléré. Pour contrebalancer toute cette douceur élégiaque, quelques touches électroniques brutes viennent rythmer les mélodies élancées. «Cemetary party» et ses chœurs est ainsi cadencé par une imposante grosse caisse synthétique.
Les Français dressent aussi bien de courts thèmes aux phrases accrocheuses que des plages d’ambiances mystérieuses s’éloignant de leur terrain de prédilection habituelle. Ils se font plus expérimentaux notamment sur «The word ‘hurricane’» qui prend des air de Pink Floyd dans son explosion finale. Les rares apparitions de la guitare électrique ainsi que la monté d'adrénaline de «Dead bodies» rappelle aussi quelques compositions des Anglais. Une comparaison que le groupe n’apprécie pas, tant il se sent tourné vers le futur.
Au fur et à mesure des minutes, une profonde mélancolie vous saisi illustrant les sentiments provoqués par le film. Une bande originale qui ne peut laisser indifférent, qui ne s’oublie pas et marque une belle réussite pour Air.
Raphaël Richard - Copyright 2012 Music Story
Descriptions du produit
Haunting moody soundtrack to Sophia Coppola's film. Includes "Playground Love".