Le retour gagnant de Take That permit au groupe d’entamer une nouvelle vie après près de dix ans d’absence.
Beautiful World ne fut pas qu’un one-shot isolé et c’est avec
The Circus que Take That entame sa seconde carrière, placée cette fois sous les auspices de la pop.
Porté par
« Greatest Day », écrit à quatre mains par les membres du groupe,
The Circus dépassa même l’album come-back de Britney Spears en termes de ventes et ce, dès les premiers jours de son exploitation.
Loin du boys band de jadis qui faisait hurler de joie les midinettes, Take That est désormais un groupe à mi-chemin entre le combo de soul et la formation à quatre voix. Maîtres de leur destin, les Take That peuvent sereinement repartir à la conquête du monde.
Benjamin D'Alguerre La carrière de Take That, le plus important groupe masculin de variété pop anglaise en rivalité avec les Spice Girls, s'était brutalement arrêtée en 1995 avec le départ de son leader historique Robbie Williams qui a depuis fait l'étonnant parcours que l'on sait. Dix ans après
Nobody Else (1996), les autres membres du groupe ont relancé la machine à hits avec
Beautiful World (2006), boosté par une demi-dizaine de singles dont le ravageur
« Patience » (n°1 assuré élu Single de l'année à la cérémonie des Brit Awards). Take That prouvait alors qu'il avait encore des ressources en la personne de son chanteur et pianiste Gary Barlow, dont le talent parvenait enfin à éclore. Moins de deux ans après ce succès national, Take That est prêt à (re)conquérir le monde avec cette nouvelle formule pop particulièrement efficace sur
The Circus. Les Bee Gees modernes envoient avec
« Greatest Day » un missile qui n'est pas sans évoquer un Coldplay première manière, dont la mélodie ample et la voix puissante de Gary Barlow assure d'en faire l'un des derniers et plus grands hits de l'année outre Manche. Car c'est là où le bât blesse : autant la popularité de Take That est revenue proche des sommets d'antan dans son Royaume, la formation a quelque difficulté à s'imposer en d'autres territoires (notamment aux Etats-Unis et en France). Riche en mélodies, bien équilibré et royalement produit par John Shanks,
The Circus pourrait bien combler ce déficit d'audience. Music Story
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