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4.0 étoiles sur 5
En route vers les stades., 1 décembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Theatre Of Pain (CD)
Attention, culte !
1985. Les Mötley Crüe ont déjà enfanté deux albums, dont le très remarqué
Shout At The Devil et ont déjà défrayé la chronique. Mais cela n'est rien à côté de ce qui va suivre.
Il faut remettre l'album dans son contexte. Aux USA, les groupes de Hard US marchent vraiment bien et c'est un peu la surenchère pour se faire remarquer, entre les grands qui se mettent à copier les jeunots (
Kiss,
Ozzy Osbourne) pour avoir une part du gâteau et les jeunots, justement, qui veulent faire leur trou (Bon Jovi, WASP, Ratt... et Mötley Crüe.)
Si ces derniers ont été rapidement sur le devant de cette scène, ce n'est pas un hasard. Alors, c'est vrai qu'on a beaucoup parlé d'eux pour leurs frasques sans aucun rapport avec la musique mais si la musique n'avait pas été à la hauteur, en aurait-on parlé autant ?
Sur ce "Theatre of pain", les Mötley Crüe ont laissé tomber le look bad boys tout en cuir pour le côté paillettes et fanfreluches (foulards, spandex et toute la panoplie propre au Glam). Vince a même récupéré les gants blancs de M. Jackson ! La pochette montre aussi ce virage iconographique, plus dans l'air du temps (on passe tout de même d'un pentacle sur fond noir à ces deux masques de carnaval sur fond rouge/rosé).
Pourtant, côté musique, pas de grands bouleversements. Du riff simpliste mais efficace ("Louder than hell", "Keep your eyes on the money"), du refrain qui claque, de la ballade pour assurer le tube sur MTV ("Home sweet home"), de la reprise calibrée radio également ("Smokin in the boys room") avec vidéos à l'appui bien sûr. Ces deux titres vont d'ailleurs toucher leur cible car ils vont cartonner !
Même si certains y verront un changement de style musical, on n'est pas si éloigné que ça des titres des 2 premiers albums. Car si l'on compare par exemple "Tonight (we need a lover)" à "Looks that kill" sur "Shout", ce n'est pas la révolution annoncée. Mötley Crüe n'a jamais joué du Heavy Metal avec des gros riffs bien gras. Certes, on trouve sur cet album un ensemble de titres taillés pour passer en radio/télé mais on a encore du riff bien lourd ("Save our souls") et le tout reste bien rock n'roll. Vince Neil s'égosille toujours autant et si Mick Mars n'est pas un soliste hors-pair, il sait tout de même glisser le petit solo quand il le faut.
La popularité du groupe va aller en grandissant après cet album, au gré des tournées en première partie de Ozzy Et Kiss justement, puis en tête d'affiche, en proposant des shows de plus en plus gigantesques. La tournée avec Ozzy étant un sommet dans les excès de toutes sortes.
Malgré tout cela et tout ce qui a pu être dit sur ce groupe, aujourd'hui, les 4 musiciens de Mötley Crüe sont toujours là. Ces gars sont de vrais survivants !
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Critique mitigée, Pourquoi ?, 24 août 2003
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Et oui, passer d'un précédent album comme le fameux Shout at the Devil, à ce fameux théatre de la douleur, n'était pas sans risques. L'album à sa sortie en 1985 débouta de nombreux fans de l'équipe bigarée, tant le combo vira à un hard-rock pure souche oubliant un peu les riffs métalliques. Cependant à la première écoute de l'album, on enchaine dés le 1er titre d'excellents morceaux. Au bout de 18ans cet album tourne toujours sur mes platines. Ecoutez donc le city boy blues, le we need a lover tonight...Sur 10 compositions peut être une n'est pas à retenir, le tubesque smoking in boys room...reprise calibrée pour les radios FM us de l'époque...Conclusion..album indispensable !!!!
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5.0 étoiles sur 5
CHRONIQUE DE ? MAGAZINE ENFER, 14 décembre 2010
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CHRONIQUE DE ? MAGAZINE ENFER SEPTEMBRE 1985 N° 28 Page 53
3° Album 1985 33 Réf : 960 418/1
Mötley Crüe est un grand groupe : l'affaire est entendue depuis belle lurette. Depuis très exactement cette date bénie où Nikki Sixx établit les bases de sa future meute bigarrée. Déjà sous le lipstick se dessinait l'ombre d'une monstrueuse machine de rock'n'roll déviant et gouailleur. Un premier album posa les règles d'un jeu simple à l'extrême. Nikki, Vince, Mick et Tommy, s'appuyant sur les acquis d'un glitter-rock infaillible, devenaient du premier jet l'un des plus grands espoirs du Heavy Metal californien. Dans la foulée, le second "Shout at the devil" ne fit qu'entériner et affirmer ce que nous savions déjà ...Et les Crües, non contents de vivre et de propager l'un des rocks amidonnés les plus colorés et les plus souples du moment, rendaient hommage aux anciens en vitriolant un "Helter Skelter" qui n'attendait plus tant. Bien qu'un tantinet scolaire cette reprise des Beatles visait à replacer le débat à sa juste valeur. Au niveau d'un rock dur enraciné dans son "n'roll" originel. Bravo. Pourtant Mötley crüe n'a strictement rien inventé. Ils le savent, le montrent, mais leur aisance naturelle est incomparable. Et ce qui était évident hier l'est encore plus aujourd'hui. La reprise choisie pour allumer la mèche de ce "Théâtre of pain" vaut à elle seule l'investissement. C'est Cub Koda qui remplace avantageusement les trop institutionnels Lennon et Mac Cartney. Ce "Smokin'in the boys room" extrait de l'album "Yeah !" de Brownsville Station, prouve de façon irréfutable la bonne foi d'un groupe souvent décrié. L'harmonica de Vince Neil, la guitare boogie de Mick Mars, tout est ici justifiable. Comme le sont d'ailleurs tous les éléments, toutes les compositions de ce disque.
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