Durant cette soirée du 29 novembre 1957 au Carnegie Hall, Thelonious Monk et John Coltrane se sont envolés, ils ont cotoyé les étoiles et nous ont offert ce qui est probablement le plus grand disque de l'histoire du Jazz, peut-être même de la musique.
Leur complicité est ici totale, leur génie atteint son paroxisme, leurs solos sont sidérants.
Les mots me manquent pour décrire cette musique, pour parler de ces sentiments qui me parcourent lorsque j'écoute cet opus. C'est absolument fascinant.
Aucun morceau n'est à sortir du lot, tous sont exceptionnels, inégalables.
Le "Late Show" propose peut-être un Coltrane plus survolté, son solo sur "Sweet and Lovely" est un moment à déguster, propulsé par la partie rythmique, il nous offre un moment purement jouissif.
Ahmed Abdul-Malik à la contrebasse et Shadow Wilson à la batterie sont à la hauteur de l'évènement et permettent aux deux géants de prendre leur essor.
Et dire que ce trésor est resté inconnu jusqu'en 2005, date de sa découverte dans les archives de Voice of America en attente de digitalisation...
Monsieur Monk, Monsieur Coltrane, merci pour ce trésor, merci pour tout, mais diantre que vous nous manquez !