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34 internautes sur 39 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Attention, chef d'oeuvre, 10 juillet 2008
Pas de happy end ici, l'argent gagne. Racontant l'ascension puis l'aliénation progressive d'un magnat du pétrole, There will be blood ("ça va saigner") fait monter la tension lentement, doucement, durant 2h40, pour aboutir à un final explosif de cynisme et de violence.
C'est probablement l'un des plus grands films que j'ai eu le privilège de voir. Aucune concession, aucun compromis, de l'art à l'état pur, comme ce début d'un quart d'heure sans dialogue ; amateurs de blockbuster, rentrez chez vous. Chaque plan du film pourrait être tableau de maître. La musique, lancinante, un peu comme dans les films de Kubrick mais en moins bizarre, participe à l'ambiance extraordinaire qui se dégage de la pellicule.
Daniel Day-Lewis est monumental (encore une fois), et Paul Dano, qui lui fait face dans ce duel pour le pouvoir, bien que jeune, lui tient tête jusqu'au bout.
Un film majeur, incontournable, exigeant envers le cinéphile.
De la peinture ce film, de la peinture.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Monumental Daniel Day-Lewis !, 26 juillet 2009
Paul Thomas Anderson signe une dramarturgie à la fois sombre et cynique. L'histoire est simple puisqu'il s'agit de Daniel Plainview, prospecteur de pétrole. Ce dernier, accompagnait avec son fils, voit la chance sourire lorsqu'un étranger leur apporte une information comme quoi Little Boston aurait sous ses pieds un océan d'or noir...
Il va s'en dire que ce film repose uniquement sur les épaules de Daniel Day-Lewis. Et à ce titre, son interprétation est simplement monumental, voir gargantuesque. D'ailleurs, il a obtenu l'oscar du meilleur acteur 2008 pour ce rôle. "There Will Be Blood" désigne une sorte de descente en enfer progressif malgré leurs attentes obtenues. L'attente pour Daniel Plainview est bien entendu la découverte d'un gisement de Pétrole. Mais comme toutes réussites, cela attise la convoitise des autres, j'oserais utiliser la métaphore que ce magnétisme ressemble aux oiseaux hitchcock, autrement dit à la fois incontournable, étouffant et effrayant. Ainsi, cette réussite, qui était censée apporter le bonheur où du moins y pourvoir, signera le glas pour Daniel Plaiview qui s'enfermera dans une paranoïa latente et croissante qui mettra à mal les valeurs humaines comme l'amour, l'espoir, le sens de la communauté, les croyances, l'ambition et même les liens entre père et fils... Paranoïa qui se développera au rythme des trahisons ou de la corruption pour au final atteindre son apothéose vers la fin. Apothéose qui sera également un acte libérateur mais aussi destructeur. C'est cet amas complexes d'émotions qui rendent ce film magistral. Daniel Day-lewis est soutenu par une mise en scène brillante, mis en œuvre avec une bande-original qui caractérise à merveille l'appréhension et la descente en enfer de notre "héros". A cela, il faut souligner le jeu de Paul Dano qui est remarquable à la fois mystique et improbable, mais, au final sera une déception de plus pour notre Plainview qui signera l'effroyable apothéose de la chute vers la folie, vers l'enfer. Le film pose les éléments, prend son temps pour y exposer ces moments de tensions... Un film fort et qui est sans aucun un grand film pour ne pas dire un Chef d'œuvre...
Durée : 2h38minutes.
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4.0 étoiles sur 5
Noir c'est noir, 24 novembre 2008
Tiré de l'oeuvre « sociale » d'Upton Sinclair « Oil ! », ce récit qui déroule implacablement son fatum dramatique sur fond de champs pétrolifères, évoque évidemment le Germinal de Zola. Les deux s'attachent à dépeindre le monde cruel gravitant autour de l'extraction des richesses énergétiques de la nature : dans un cas le charbon, dans l'autre le pétrole. Les deux sont faits de la même matière : du sang de la sueur et des larmes. Et on y trouve la même noirceur dans le paysage et dans les âmes. La même vision désespérée de la nature humaine.
L'adaptation cinématographique rend parfaitement cette atmosphère lourde, lente, obsédante. Cette impression est renforcée par la composition saisissante de Daniel Day Lewis. Tellement prégnante que les seconds rôles paraissent bien fades à côté. Peut-être est-ce volontaire pour faire ressortir la mortelle et irrémédiable solitude du personnage.
Ce film est une épreuve, souvent pénible tant les personnages sont à peu près tous détestables et la morale de l'histoire inexistante, mais c'est admirablement mis en scène et bien filmé.
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