93 internautes sur 98 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Sur la pente ascendante, encore, 25 avril 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Third (CD)
J'avais préféré le 2nd album studio au 1er, je préfère maintenant le 3ème au 2nd.
Au bout de 11 ans d'absence (on n'attendait même plus leur retour) on pouvait légitimement se demander s'il y aurait un changement conséquent.
C'est toujours du Portishead, inimitable, sous peine d'être aussitôt taxé de plagiat tellement leur touche est personnelle. Mais ils ont évolué, et c'est tant mieux.
Fini le scratch, et pas non plus de titre un peu glamour du genre "Glory box"- quoique..., peut-être le titre "Hunter".
Sur certains titres, s'il ne restait pas la voix de Beth Gibbons, on serait en peine de faire le lien avec les enregistrements de leurs débuts (faites l'effort d'imaginer une autre voix de chanteuse, et vous arriverez probablement au même constat).
Peut-on encore dire que ça s'inscrit dans le "mouvement trip-hop" (même si je n'en connais pas les contours exacts)? Je ne sais pas et ça m'est égal, à vrai dire...
Par contre, quelques morceaux sont encore de la veine de leur album précédent ou plutôt dans sa lignée.
Ils utilisent toujours des samples, toujours une énorme quantité de matériel musical et de matériaux sonores, c'est très riche, foisonnant.
J'ai aimé retrouver: la voix de Beth Gibbons (la cigarette ne l'a pas encore eue), l'originalité des compositions, la rythmique, leur(s) son(s), les claviers (moog, etc.) aux vibratos fantomatiques, l'atmosphère.
Je renonce à décrire chaque morceau; il y a tellement à dire...
L'album est indéniablement plus varié que les précédents !!! En témoigne la transition la plus tranchante se faisant entre le titre "Deep Water"(petite guitare acoustique, une voix interprétant une simple mélodie, sporadiquement accompagnée de chaeurs discrets) et le morceau "Machine Gun" (au rythme martial, militaire, magnifiquement évocateur et puissant).
Je pense que "the rip" est le titre le plus facile, doux et plaisant (notions subjectives) dès la 1ère écoute. Moi, j'y vois l'apport de l'expérience de Beth gibbons avec Rustin Man sur l'album " Out of season".
Globalement, l'ambiance est lourde, pesante! Je l'ai ressenti à chaque fois que mon lecteur MP3 est passé à un album suivant sans prévenir.
Third devrait valoir à Portishead de n'être diffusé sur aucune radio (ou presque), mais c'est souvent une forme de consécration. Ils ne font pas dans la facilité, le commercial, "le tube éphémère", le consensuel.
En définitive, un album extraordinaire, ciselé à la perfection, réglé minutieusement. Leur performance scénique est fascinante, par leur dextérité, les moyens instrumentaux utilisés.
Une musique qui transporte le corps et que j'ai envie de qualifier de "cinématographique", tellement elle stimule l'imaginaire et fait naître des images.
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16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Si désiré, si dérangeant, 6 mai 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Third (CD)
Passé la déception d'une première écoute d'un album tant attendu depuis 10 ans, cet album se révèle finalement d'une inventivité et d'une musicalité exceptionnelle.
En effet, on ne retrouve plus ici ce qui avait fait le trip hop si caractéristique de Portishead (scratch, rythmique), mais on a affaire à des sonorités très électroniques, froides et noires, glauques par moment, violentes à d'autres (machine gun), avec toujours la voix et les mélodies de beth Gibbons comme bouée de sauvetage (The Rip), qui se révèlent souvent magnifiques.
En bref, ne vous arrêtez surtout pas à la première écoute : il en faut quelques unes avant d'apprécier ce fantastique album à sa juste valeur.
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9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Addictif..., 10 mai 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Third (CD)
Quand on met le nouveau Portishead dans sa platine, on a beau avoir lu que leur style a changé, on n'en reste pas moins en attente de douce envolées trip-hop sur fond de samples lancinants.
La première écoute peut donc fortement déconcerter.
Portishead a réellement changé de style. Mais l'a fait avec brio et s'en sort à merveille.
Il faut donc une seconde écoute. Rassurez-vous, vous ne vous forcerez pas. Ces rythmes entêtants, envoutants vont vous trotter en tête tant que vous n'aurez pas réappuyé sur "play".
"Third" est intense, et il nous place comme témoin un peu malsain d'un jeu entre les trois compères de Bristol. Un jeu comme un défi permanent lancé par les compos d'Adrian Utley et Geoff Barrow à la voix de Beth Gibbons. Celle-ci est mise à mal, poussée dans ses retranchements,elle est même parfois quasiment spectrale, mais elle parvient toujours à donner aux mélodies le meilleur d'elle-même... Imaginez le cocktail...
"Third" va aussi plus loin dans l'électronique. Parfois, nous sommes à la limite de l'indus (limite Suicide ou Einstuerzende Neubauten!), comme dans "We carry on" et le puissant et quasi militaire single "Machine gun". Autre surprise, ce "Deep water", titre interprété au Ukulélé par le bassiste de Bowie.
Notons aussi les perles comme "Hunter", "Small" ou "The Rip"(une merveille!), idéals pour entrer dans l'univers de "Third", un univers sombre, haletant et puissant. On passe aisément d'une ambiance à l'autre en fonction des morceaux dans cet album...
"Third" a tout d'un très grand disque, qui marquera à coup sûr l'année et même la décénie. Y'a pas, c'est bien un disque de Portishead...
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