Cet album est celui qui a fait exploser la carrière de Johnny Clegg dans le monde entier. A l'écouter, on comprend pourquoi. Les mélodies sont belles, les arrangements sont soignés, les rythmes endiablés, les choeurs poignants, et les textes pleins de sens et de messages universels.
Bien sûr, d'aucuns prétendront que c'est la dénonciation par Johnny Clegg du régime de son pays (l'apartheid) qui l'a propulsé, plus que sa musique. D'autres diront qu'il n'a jamais su retrouver sa popularité d'alors.
Mais cela serait réducteur et n'enlève rien à la qualité de cet album, qui reste, du début à la fin, d'une cohérence et d'une qualité rare.
Parfois, un artiste atteint l'état de grâce, son oeuvre échappe à son contrôle et le dépasse. C'est le cas de Third World Child, avec le titre phare Asimbonanga qui passera sans doute "à la postérité" musicale.