Mick Jones s'étant fait virer des Clash pour d'obscures raisons « politiques », ne tarde pas à s'acoquiner avec Don Letts (photographe, vidéaste et ami du groupe) et deux autres larrons pour former BAD.
Le fond sonore est cet « electro » qui sert de fond sonore au rap alors naissant, sur lesquels Don Letts injecte des bruitages divers d'origines variées (extraits de films, conversations enregistrées, bidouillages électroniques). Par dessus tout cela, Mick Jones ajoute ses parties de guitare incisives et ses mélodies pop.
A l'époque, le résultat est très tendance, très novateur, et (électro)choque les fans de U2, pour lesquels BAD joue en première partie.
Aujourd'hui, plus de vingt ans après sa parution, cet enregistrement a pris un terrible coup de vieux : ça se traîne au niveau des bpm et les arrangements et samples font sourire au vu des possibilités technologiques actuelles. Surnagent tout juste quelques chansons (le petit hit « E=MC2 » et l'entraînant « A party »).
Autant ce disque était novateur, autant il fait maintenant figure de vestige archéologique.