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5.0 étoiles sur 5
James Murphy est un type fantastique, 4 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : This Is Happening (Téléchargement MP3)
Et voilà, et de trois. Troisième album pour LCD Soundsystem. Bon, soyons honnêtes, pour cet album, on reprend les mêmes et on recommence. Mais si les ingrédients sont identiques, la recette change légèrement, et c'est un album complètement neuf que ce This is happening. Globalement, même s'il s'agit toujours d'électro, l'album a une sonorité plus pop-rock que les précédents. Quoiqu'il en soit, c'est avec un plaisir énorme qu'on retrouve LCD Soundsystem, cette espèce d'électro comme on en faisait au début de l'électro, avec des vrais instruments (enfin, pas que... mais tout de même), des vraies voix. James Murphy humanise fondamentalement la musique électronique. Sa façon de chanter, tellement rock anglais, donne envie de le suivre n'importe où. Dès l'introductif Dance Yrself Clean (pas loin de 9 minutes), la sauce prend, le rythme s'installe progressivement pour partir complètement en vrille par moment, la chanson devient progressivement électro et nous emballe à la vitesse grand V. Drunk Girls remet une touche de rock pour bien montrer que l'album va souffler aussi bien le plaisir électro que le plaisir rock, l'essentiel étant que tout ça se retrouve sur le dancefloor. Par la suite, l'album alterne les styles et touche juste à chaque fois, s'inspirant largement de Bowie (écoutez All I want), des Talking Heads (notamment le final Home) et autres New Order, mêlant parfois le tout en une seule chanson (You wanted a hit, probablement une des chansons les plus jouissives du moment). Jusqu'au final (et toujours pas calmé) Home, l'album va vous épuiser physiquement, vous vider mentalement et vous laisser avec une espèce de plaisir sauvage et primitif. Véritable machine à faire danser, LCD Soundsystem a trouvé sa place dans l'univers musical aujourd'hui: celle du roi.
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5.0 étoiles sur 5
Merveille synthétique, 15 juillet 2010
Ce troisième effort de James Murphy est une très grande réussite. Est-ce encore de l'électro ? Est-ce déjà du rock ? Question oiseuse pour un album qui se situe au juste milieu des styles et des époques et apparaît comme le couronnement des efforts (assez largement inaboutis) qu'ont initiés il y a une dizaine d'années des groupes comme Underworld ou Chemical brothers : conserver la richesse mélodique et l'énergie du rock et les mixer avec les sons techno - pour faire danser la planète. Le caractère exigeant de ces neuf longs titres (7 mns de moyenne) ne prédisposait pas a priori au triomphe public et critique que recontre l'album. En effet, l'inspiration générale, la couleur, l'ambiance sont clairement cold-wave - l'album ne respire pas a priori la joie de vivre. A certains égards, l'album apparaît même comme le cousin électro et gaillard de The Xx, qui serait comme le petit membre low-fi et timide de la tribu musicale issue du big bang punk et post punk de l'admirable lustre 1978-1982. Les écouteurs bloqués sur la production de Brian Eno pour la trilogie berlinoise de Bowie Heroes, Low & Lodger et le Remain in light des Talking Heads, Murphy plagie, copie et pille effrontément et outrancièrement ses grands aînés (jusqu'à la pochette !) mais parvient à nous délivrer une copie remarquablement cohérente, adulte et jouissive. Certains regretteront que cette génération et singulièrement ses DJ se bornent à retravailler et polir un matériau déjà constitué et qui se tient bien sans béquilles. Pourtant et à tout prendre, Pow Pow ou Home sont les meilleures chansons que David Byrne ait jamais écrites. Le monde du disque ne peut pas nous offrir des défricheurs de terres vierges comme Arcade Fire ou Radiohead, ni même des rénovateurs audacieux comme MGMT ou Grizzly Bear chaque semaine. Profitons donc des travaux admirablement composés par l'élève tricheur Murphy. Un des grands disques de l'année, c'est évident.
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5.0 étoiles sur 5
La même formule au top, 22 juin 2010
La décennie 00 marque réellement la fin de l'opposition entre guitares et électro, comme la transition entre les années 70 et 80 enterrait celle entre "vrais instruments" et musique synthétique. (Pour approfondir sur ce sujet, on peut se référer à ma liste 'Compilations pour (re)découvrir la période charnière 1977/1984' qui aborde notamment cet aspect, ou directement aux compilations A Man & a machine et A Man & a machine 02.) James Murphy et son groupe LCD Soundsystem est un des représentants les plus emblématiques de cette évolution. Il marie de façon très personnelle rock et électro, en y insufflant de la disco et du funk en particulier. Ce troisième album s'inscrit dans la lignée des précédents : il applique la même formule en un peu plus rock, avec une basse puissante, des gimmicks complices car rappelant des morceaux connus ou simplement une tendance intégrée en chacun de nous (faisant donc appel à l'inconscient), et quelques refrains imparables sans en avoir l'air. Et du groove, avec une efficacité difficilement égalable : cet album donne envie de bouger. Il enchaîne neuf morceaux en soixante-cinq minutes. Autant dire qu'on peut chercher les compromis visant à séduire un large public. Seul 'Drunk girls', le single et pas le morceau le plus réussi, ne dure que 3'40. Presque parfait, et jouissif. (Commentaire rédigé par Krik, posté sur amazon.fr le 22/06/10)
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