Coup dur pour Thomas Silane. Une demoiselle lui dérobe son précieux appareil photo, celui-là même qui l'autorisait à résoudre des crimes mystérieux. En tentant de récupérer son bien, le journaliste est confronté à une puissance qui le dépasse, la mafia russe.
Car la jolie voleuse qui se prénomme Irina n'est autre que la maîtresse de Sergueï Melichev, trafiquant en tout genre et troisième fortune de Russie. L'homme est redouté et redoutable. Irina veut se soustraire de son emprise et retrouver ses parents disparus dans le conflit tchétchène. Mais la jalousie de Melichev n'a d'égale que celle de Barbe Bleue. On n'échappe pas facilement à ses griffes, sauf peut-être avec le soutien d'une personne déterminée et intrépide, voire inconsciente. Pourquoi pas un journaliste de la trempe de Thomas Silane ?...
On retrouve avec plaisir Thomas Silane et son appareil photo "magique", mais cette histoire n'a pas grand chose à voir avec la précédente, et ne fait pas avancer l'intrigue.
L'intérêt du scénario se trouve uniquement dans les efforts constants que fait Silane pour récupérer son appareil, mais il faut bien avouer que par rapport aux trois volumes précédents, c'est bien décevant. On est en fait dans une intrigue des plus banales, et on s'y ennuie assez rapidement. Ce qui est dommage vu la multiplicité des possibles devant l'utilisation de l'appareil photo. Mais franchement, cet album, on aurait pu s'en passer.
Ceci dit, le dessin est toujours aussi élégant, le cadrage et la colorisation excellente, les visages bien rendus, et l'action très présente.
On attend mieux pour la suite, qui, j'espère, renouera avec la tradition des trois premiers tomes.