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4.0 étoiles sur 5
Un drôle de voyage 25 ans en arrière, 16 décembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Three Imaginary Boys (Coffret Deluxe 2 CD) (CD)
Quelle bonne idée de ressortir en double CD l'intégralité d'un catalogue aussi varié que celui de The Cure ! Après l'excellent Join the Dots, voici enfin l'occasion pour le fan de retrouver quelques pièces inédites, des versions live de titres anciens et des prises studios rafraîchies. Le spécialiste du mix audio y trouvera sûrement à redire, l'intégriste dénoncera la livraison aux béotiens de quelques titres qu'il croyait détenir seul comme un précieux trésor. L'amoureux de Cure lui, sourira en écoutant la version maison de 10-15, s'étonnera de la qualité de certains titres ignorés alors par la production (I want to be old, par exemple). Chacun regrettera l'absence de Killing an Arab (ou de plastic passion) pour d'obscures raisons, d'aucun ne se plaindra des 4 versions "historiques" de 10-15, qui donnent à ce disque sa raison d'être : une image assez précise de ce que The Cure était et faisait à cette époque. Un réservoir assez impressionnant de bonnes choses et de moins bonnes, qui annonce clairement le futur. Un Smith, exigeant, imaginatif et pointilleux en studio, un rendu musical toujours efficace sur scène. C'est ce que montrent, en tout cas, ces deux CD. Bonnes surprises : I'm Cold, la home démo de 10-15, Fire in Cairo. Ma déception : le livret (le texte fait trop la part belle à Smith et enterre Tolhurst et Dempsey) et le packaging en général (cheap). Les photos n'ont aucun intérêt, pour la plupart.
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Des débuts plus que prometteurs !, 8 mai 2004
Ce qui frappe d'entrée à l'écoute de Three imaginary boys, le 1er album de Cure, c'est la simplicité de la musique (une basse, une guitare, une batterie et le chant, point barre), et la facilité avec laquelle celle-ci s'insinue en l'auditeur. A l'heure ou le punk vivait ses dernières heures de gloire, Robert Smith avait déjà une autre idée de ce que devait être sa musique, claire, minimaliste, insouciante de la mode, à la fois pop et atmosphérique, même si ce disque n'annonce pour le moment que les prémisses de tout cela. 10 h 15 saturday night, Another day, Subway song, Fire in Cairo et Three imaginary boys, la chanson titre, en sont les parfaits exemples. Quant à la pochette, elle traduit bien l'absence d'indentité visuelle du groupe à l'époque (qui préférait que l'on s'intéresse à la musique plutôt qu'à leur look) et renforce le côté énigmatique de l'album. Une excellente entrée en matière ! Le top 3 : 1.Three imaginary boys 2.10 h 15 saturday night 3.It's not you
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13 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un fragment d'histoire, 2 février 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Three Imaginary Boys (Coffret Deluxe 2 CD) (CD)
Il est utile de remettre cet album dans sa perspective historique. A l'époque, les nouveaux projets fusaient de toutes parts à la cadence d'un vinyle intéressant tous les quarts d'heure. Et il était plutôt de bon ton de ne pas afficher une quelconque virtuosité instrumentale et de ne pas s'embarrasser de morceaux qui traînent en route. The Cure, comme mille autres, sort de nulle part mais il se démarque d'emblée à maints égards. Chanter « Boy's Don't Cry » à une époque où la plupart vociféraient « No Future », fallait oser. Placer plusieurs morceaux lents aux atmosphères lourdes à une époque où la musique se lançait dans l'ère TGV, fallait oser. Ces trois garçons romantiques qui n'étaient pas des New Romantics allaient indubitablement marquer leur époque mais nous n'en aurons la véritable confirmation qu'au fil des albums suivants, dont un « Seventeen Seconds » qui constitue sans doute leur chef d'œuvre absolu. La réédition très tardive de ce « Three Imaginary Boys » sous la forme d'un double CD agrémenté d'une série d'inédits plus nombreux encore que les morceaux originaux apporte un témoignage très instructif sur ce Cure première époque. Comme souvent, les inédits en question sont de qualité très variable et les enregistrements parfois très déficients rappelleront à certains l'époque des bootlegs que tout fan averti se devait de posséder, quelle qu'en était sa qualité sonore. On déplorera juste que l'éclairage nouveau apporté à cet album soit visiblement du chef du seul Robert Smith car la force du groupe résidait à l'époque dans la conjonction des trois individualités ; la guitare et la voix de Smith n'étant rien sans l'apport essentiel de ses deux comparses Michael Dempsey et Laurence Tolhurst. On attend avec impatience la sortie en avril des trois prochains albums, tous en version double.
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