| |||||||||||||||
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Entre fiction et réalité.,
Par Etienne Leclercq "Musicfan56" (Lorient) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Tibet sans peine (Broché)
Dans ce livre, Pierre Jourde nous raconte son "épopée" dans le Tibet, ou plutôt dans le Zanskar, une des plus hautes vallées peuplées de l'Himalaya, à plus de 4000 m d'altitude.L'auteur y a fait trois expéditions sur trois ans : la première en 1980, où il a connu l'émerveillement en arrivant dans la vallée du Ladakh - le Zanskar est juste derrière en venant du Nord -. Il décide de réitérer cette expérience l'année suivante avec sa compagne d'alors. Mais, l' "excès de beauté du paysage" semble lui peser lourdement sur la conscience et le physique - à l'instar de son amie - et alors que l'épopée s'achève, le couple se sépare, comme si toute la magie des premiers instants s'était effondrée à la vue des magnifiques mais imposants panoramas tibétains (autour de ces événements, plane une atmosphère de mystère qui contribue à donner une dimension encore plus irréelle au récit). Il y retourna une dernière fois, en compagnie de son amie d'enfance Thierry. C'est essentiellement autour de ce plus long voyage que le récit se concentre. Contrairement aux fois précédentes, le départ se fait de l'autre côté du Shingo La (mont de 5200 m) et débute dans la région du Zanskar. Sans rentrer dans les détails, on pourra dire que cette expédition s'est rarement déroulée comme elle l'aurait dû : les deux compères devaient partir à l'époque de la fonte des neiges mais leur périple fut enneigé tout du long. Ils ont fait la rencontre de trois autres camarades de "galère", Pamela, Christian et Moe, plus ou moins bien équipés pour une telle entreprise ! Ils se sont perdus dans la neige, au milieu de nulle part, ont échoué régulièrement dans des petits villages perdus dans la montagne, où les habitants locaux les ont gratifiés d'une hospitalité sans faille, leur offrant le peu qu'ils possédaient avec le sourire - on sent l'auteur profondément marqué par la profonde ouverture d'esprit de ces gens et par leur générosité -. Plus le périple avance dans le temps (pas nécessairement dans l'espace, tant la neige limite leurs mouvements), plus on sent les compères assaillis par la fatigue physique et morale, frigorifiés, affamés, avec des habits toujours plus loqueteux - leur description en début de parcours est d'ailleurs assez pittoresque, le narrateur présentant ses amis et lui-même comme de simples touristes à Biarritz ! -. Ce n'est qu'à la grande lamaserie de Lamayuru qu'ils peuvent pleinement reprendre leurs forces. Mais le voyage touche à sa fin ! Si l'histoire est intéressante, c'est le style - remarquable - de l'auteur qui enthousiasme. A chaque instant, il marque le contraste entre le paysage impressionnant de grandeur, oppressant et dangereux et le groupe dont il fait partie, donnant au voyage une dimension tantôt grotesque ( leur allure ! -, tantôt irréelle - les très vastes paysages sous la neige -, mais aussi tout à fait réaliste - l'importance des rapports humains -. Dans ces conditions singulières, chaque chose prend pleinement sa valeur : les besoins physiologiques reprennent vite le dessus dans ce merveilleux mais éprouvant paysage enneigé. Le besoin de dormir, de manger, de se reposer après d'harassants efforts ne cesse de progresser tout le long du livre. Et la vie en communauté prend le dessus, au détriment de l'individualisme, qui prédomine dans les sociétés occidentales. C'est grâce à ces relations humaines que l'auteur est encore là pour nous en parler. Mais les dégâts moraux que le voyage a eus sur lui font qu'il n'y est plus jamais retourné. La flamme qui fut la sienne en 1980 n'est plus. Ce livre est donc le rejet de réminiscences pesantes, qui lui pèsent sur le ventre comme le Campa Cola qu'il a pris avant de quitter définitivement le Tibet ( l'analogie est subtile ! ). Voici un beau livre qu'il faut découvrir, ne serait-ce que pour l'écriture si riche de Pierre Jourde ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
sympa, intéressant,
Par Jean Valpré "J.V" (Strasbourg, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Tibet sans peine (Broché)
on a du plaisir pour peu que l'on soit passionné par cette région du monde, ce que je suis. le côté "cocasse" annoncé est un peu exagégé.....
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
|
|
|
|