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11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Retour réussi, 3 octobre 2006
Retour réussi de R. La Montagne, dans un registre un peu différent du 1er album; les chansons y sont plus produites, il y a plus de cordes et de basses, pour un ensemble plus sombre, proche de Nick Drake. Mais le disque est tout aussi beau que le premier, et La Montagne a un don pour toucher l auditeur sans forcer sans voix, pourtant profonde. Le plus beau disque de la rentrée 2006.
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12 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Qu'est ce que c'est beau Lamontagne, 25 janvier 2008
Je rajoute un commentaire parce que j'estime que cet album devrait être couvert d'éloges.
Voilà plus d'un an que je le réécoute régulièrement et qu'il me fait autant frissonner.
Cette musique est techniquement assez "simple" (bien que plus arrangée que celle du 1er album) mais exceptionnelle du fait de son interprétation. Certes les mélodies sont magnifiques, le rythme gentiment entraînant, Les paroles touchantes et émouvantes... Mais sans la voix de Ray Lamontagne ce serait seulement un bon album.
Avec lui, ça devient magique.
Ça n'a rien de "révolutionnaire" et pourtant c'est tellement bon! Par conséquent, ça ne s'explique pas, ça s'écoute...
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8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Soleil noir, 24 octobre 2008
Ray LaMontagne est né dans le New Hampshire, mais comme il l'a dit, sa famille était "juste de passage." Ses parents se séparent peu de temps après sa naissance, et sa mère a commencé à déménager avec ses six enfants partout où elle pouvait trouver un emploi et un logement...
Vous l'avez compris, LaMontagne a grandi comme l'éternel petit nouveau à l'école (du moins quand il était scolarisé). Il a cependant obtenu un diplôme du secondaire, et s'est trouvé un travail dans une usine de chaussures dans le "Maine" quand il a entendu Stephen Stills "Tree Top Flyer" à la radio. Cette chanson a marqué LaMontagne, au point qu'il a décidé de quitter son métier et de devenir un chanteur et musicien, juste pour le plaisir de nos oreilles...!
À l'été 1999, il a rassemblé une dizaine de chansons sur une démo qui fait son chemin dans les mains de Jamie Ceretta à Chrysalis Music Publishing. La maison d'édition signe le jeune chanteur...
Ray fait équipe avec le producteur Ethan Johns dans le studio, et sort son premier album à l'automne 2004, qui est couronné par le "RCA Records". Avec une voix qui sonne à merveille, et une écriture forte en émotions, LaMontagne impressionne la critique, avec des chansons telles que «Trouble», "Narrow Escape". Un deuxième album est sorti en 2006, Till the Sun Turns Black...
Son premier album, "Trouble", avait recueilli bien plus de louanges qu'il n'en aurait mérité (passé les deux premiers morceaux, on s'ennuyait ferme), celui-ci sort dans une royale indifférence.
La vie (la promotion ?) est mal faite. Ne vous fiez pas au visage christique et au regard de hippie en pleine descente d'acide arborés au revers de la pochette, ce disque est noir :
"Barfly", avec sa rythmique syncopée et son solo de guitare à la manière de Steve Cropper, donne le ton, suivi immédiatement par "Three More Days", où Lamontagne lâche un peu le tempo en donnant à la chanson un arôme de madeleine Stax.
Ailleurs, Brother Ray, parfaitement secondé par un Ethan Johns particulièrement inspiré, partage sa douleur dans des titres atmosphériques à coloration très soul (le pauvre chante comme Sam Cooke, il n'y peut pas grand-chose) et touche au sublime sur "Be Here Now" (couplet presque guilleret, refrain d'une noirceur absolue), ou avec le tricot de guitare qui tisse la superbe ballade "Gone Away from Me" ou l'inattendu break de flûte qui couronne "You Can Bring Me Flowers".
Alors, certes, "Till the Sun Turns Black" frise parfois le mélodramatique, sonne par moments comme l'iPod de Ray Lamontagne en version shuffle (Van Morrison puis Otis Redding suivis de Nick Drake) et ressemble plus à un album d'arrangeur que de compositeur - Ethan Johns y a semé suffisamment de cordes pour donner envie de se pendre et le songwriting de Lamontagne, bien que plus abouti, ne lui inspire pas encore assez confiance pour qu'il lui lâche totalement la bride.
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