Après 7 années d'inactivité, le groupe de Mike Ness est enfin de retour pour son 9ème album "Hard Times & Nursery Rhymes". Le ton s'est assagi, le punk rock brutal de "white Light, White Heat, White Trash" a cédé la place à un classic rock plus rond, mis en valeur sur certains titres par l'apparition de choeurs féminins. L'essentiel est toutefois préservé : des compos efficaces au son de la Gibson Les Paul Standard Gold Top et soutenues par la voix rapeuse de Ness, à l'exception peut être du premier morceau, "Road Zombie", un instrumental un peu superflu dont on aurait pu faire l'économie.
Mention spéciale à "Machine Gun Blues", titre accrocheur dont le clip vidéo est une petite merveille à voir absolument, un mini film rempli de mauvais garçons et de Thompsons à camembert, inspiré du récent long métrage de Johnny Depp, "Public Enemies", retraçant la vie du célèbre gangster Dillinger et à la fin duquel la morale est sauve, même chez les Social Distortion : "le crime ne paie pas"....
Coté packaging, le groupe a là aussi fait un effort en proposant un Digipack à la place des habituels calamiteux boitiers plastiques. Le livret intérieur, sous la forme d'un mini poster, est lui aussi très satisfaisant, comportant au verso une belle photo noir et blanc du groupe et au recto les paroles des chansons...
Seul bémol, il semble qu'il existe une version Deluxe de l'album comportant 13 titres à la place des 11 de la version ordinaire. Les deux titres supplémentaires sont "I won't run no more " et "take care of yourself". Mais cette version Deluxe semble difficile à dénicher, à moins qu'elle ne soit réservée uniquement à la version Vinyle ? Toujours est-il que l'on aurait nous aussi aimé bénéficier de ces deux titres inédits, sans devoir aller les acquérir en MP3. Le commerce ne s'arrête t-il pas là où commence le respect des fans ? En tout cas, il le devrait...
Amateur depuis plus de 20 ans du groupe, je comprends son évolution et l'accepte car dans la logique des choses, même si à titre personnel mes albums préférés demeurent ceux, plus agressifs, de la trilogie "Social Distortion", "Between Heaven & Hell" et "White light, White Heat, White Trash". Attention toutefois de ne pas se laisser aller à la facilité avec, par exemple, un "Social Distortion Unplugged" qui pour le coup serait une réelle erreur...