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5.0 étoiles sur 5
LE MUST DE LA "LUBITSCH ' TOUCH", 29 décembre 2009
Difficile d'être original pour parler d'un tel film sur lequel tout a déjà été dit ; toutefois fan de Lubitsch et adorant en particulier celui là, je me lance, simplement parce que j'ai envie d'écrire quelques lignes dessus.
Avec To be or not to be Lubitsch atteint sans doute l'apogée de ce qu'on nomme la Lubitsch'touch , ce mélange inégalé de burlesque , de virtuosité scénaristique , de mise en scène brillante , ce soin apporté aux dialogues aux décors mais aussi de satire , du communisme (le formidable
Ninotchka ) , sociale (
Le Ciel peut attendre) , ou comme ici de Hitler.
L'action se déroule à Varsovie au moment de l'invasion par les troupes nazies et Lubitsch en profite pour régler ses comptes avec Hitler et ses rêves de domination du monde , d'ailleurs ce film de 1942 fit partie des films de propagande produits par Hollywood en ces années là, comme un film auquel on le compare souvent : le dictateur de Chaplin. Lubitsch, né en 1892 à Berlin viendra à Hollywood en 1922 et sera déchu de sa nationalité allemande par les nazis en 1935 ; ici il nous montre les officiers du III eme Reich pas très finauds, constamment dupés par des résistants polonais , membres d'une troupe de théâtre et habiles dans les déguisement et les jeux de rôles . D'ailleurs le film est aussi un hommage au théâtre et à ses acteurs , entre le play boy cabotin, les seconds rôles qui rêvent de la lumière , et la vedette féminine courtisée par un admirateur , ce qui permet à Lubitsch de caser le triangle amoureux cher à tout vaudeville qui se respecte.
Coté distribution on retrouve dans son dernier rôle la superbe Carole Lombard qui se tuera dans un accident d'avion avant la sortie du film (d'ailleurs la production lui retirera une réplique prémonitoire qu'elle avait dans le film où elle disait à son amant aviateur , " on ne sait pas ce qui peut arriver à un avion "..) , ce fut le dernier rôle de celle-ci à 34 ans, promise à une grande carrière , et femme du séducteur Clark Gable.
Dans le rôle de son mari et acteur vedette de la troupe, plus préoccupé de sa renommée et de sa qualité de cocu que du sort de son pays , Jack Benny(1894-1947) . A noter qu'un acteur anglais, grand fan , Alfred Hawthorn Hill , lui piqua son nom et connu le succès sous le nom de...
Benny Hill.
Le 3eme membre du triangle, le jeune pilote est joué par Robert Stack, futur Eliot Ness de la série
les incorruptibles.
Un film qui a été éreinté a sa sortie par la critique et pas connu non plus de succès en salle , sans doute le public alors que la guerre se déclarait n'avait il pas le recul nécessaire pour en rire ; en tout cas , prés de 70 ans après il reste un chef d'oeuvre à voir et à revoir et n'a absolument pas vieilli.
Mel Brooks a fait un remake de ce film en 1983 , et le dernier Tarantino ,que je n'ai pas vu , serait truffé de clins d'oeil à To be or not to be.
Décédé à L.A. en 1947 Lubitsch laisse à la postérité une vingtaine de films (américains et parlants, y ajouter ceux de sa période allemande); sont à voir en priorité :Ninotchka;
the shop around the corner, le ciel peut attendre,
La Folle ingénue ;
la huitieme femme de barbe bleueRetrouvez ce commentaire et bien d'autres sur ledeblocnot.blogspot.com
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5.0 étoiles sur 5
A découvrir absolument, 18 janvier 2010
Les commentaires précédents ont tout dit et bien dit, mais je me sent obligé de faire un peu de promotion pour ce film fort sympathique et certainement méconnu.
Lorsque je l'ai visionné pour la première fois, j'ai sourit dès les premieres répliques, puis j'ai été séduite par le ton cabotin et la dérision des répliques, avant d'etre totalement absorbée par un film qui va de rebondissement en rebondissement, avec une grande audace.
Audace par ses propos bien sur quand on considère l'époque ou il a été écrit.
Mais aussi audace purement vaudevillesque, avec un enchainement de quiproquos et de situations toutes plus invraisemblables, où on se laisse aller avec une grande jubilation en se disant "non, c'est pas vrai, ils ne vont pas faire ça?".
Mention spéciale sur la fin avec l'acteur qui peut enfin lancer sa tirade tant attendue, et fort à propos, et aussi pour la tete des paysans qui accueillent les surprenants parachutistes (je n'en dit pas plus).
Les acteurs m'ont épaté, surtout celui qui joue le mari jaloux et nombriliste.
J'ai montré ce film à pas mal de personne qui n'imaginaient pas rire autant et si facilement sur un film d'un certain age, sur le nazisme, et n&b de surcroit, donc allez y même si vous avez une appréhension sur ce genre de film : bien sur la mise ne scene accuse parfois son age, mais ça glisse vraiment tout seul.
Joli réussite.
ps: les dialogues de ce film sont assez abondamment cités; on en retrouve pas mal sur les musiques de wax taylor ("que serra" notamment)
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