Ernst Toch est né en 1887 à Vienne, Empire Austro-hongrois (Autriche). D'abord autodidacte, il étudia ensuite la composition et le piano au Conservatoire Hoch de Francfort (Allemagne), puis mena une double carrière de pianiste-concertiste et de compositeur. De plus, en 1914, il enseigna le piano et la composition au Conservatoire de Mannheim, avant de servir dans l'armée allemande durant la Première Guerre mondiale. Celle-ci achevée, il revint à Mannheim, en 1928, s'installa à Berlin avec sa famille. De religion juive, l'avènement du nazisme en 1933 le contraint à fuir l'Allemagne. Après un court passage à Paris et à Londres, il s'exila en 1934 aux États-Unis, où il s'établit définitivement. Outre ses activités de compositeur, il enseigna à partir de 1936 la composition et la théorie musicale à l'University of Southern California de Los Angeles, et l'on peut en patrticulier noter, parmi ses élèves, Alex North (1910-1891), Leonard Pennario (1924-2008) et Richard Wernick (né en 1934). Toch est mort en 1964 à Santa Monica, Californie (USA).
Parmi ses oeuvres majeures de Toch, on peut noter une Sonate pour piano, deux Sonates pour violon et piano, une Sonate pour violon et violoncelle, un Trio à cordes, treize Quatuors à cordes, les cinq premiers étant réputés perdus, un Quatuor pour hautbois, clarinette, basson et alto, un Quintette avec piano, « Cinq pièces » pour orchestre de chambre, une « Sinfonietta » pour instruments à vent et percussions, un Concerto pour violoncelle et orchestre de chambre, un Concerto pour piano et une Symphonie concertante avec piano, sept Symphonies, cinq Opéras, dont « La Princesse au petit pois » d'après l'oeuvre éponyme de Hans Christian Andersen, et « Edgar et Émilie » d'après Christian Morgenstern, des oeuvres avec voix soliste(s) et des oeuvres chorales, dont une « Cantate » pour ténor, baryton, récitant, choeurs, flûte, trompette, percussions et cordes d'après Alfred Döblin, et la « Fugue géographique » pour choeur parlé a cappella, des musique de scène, ainsi que des musiques de films, dont « Peter Ibbetson » de Henry Hathaway , « The Ghost Breakers » de George Marshall, ou bien encore « Ladies in Retirement » de Charles Vidor.
Paul Hindemith est né en 1895 à Hanau, Francfort-sur-le-Main (Allemagne). Il fit ses études au Conservatoire de Francfort, où il eut en particulier comme professeurs Arnold Mendelssohn (1855-1933) et Bernhard Sekles (1872-1934), puis joua du violon à l'opéra de Francfort de 1915 à 1923. De 1921 à 1929, il fut l'altiste du Quatuor Amar, où il milita activement en faveur de la musique d'Avant-garde. Dès 1927, il fut nommé professeur de composition au conservatoire de Berlin, mais émigra en Suisse en 1938, en raison de son opposition au nazisme et parce que sa femme était juive. Il partit ensuite aux États-Unis, où il enseigna la composition de 1940 à 1953 à l'université Yale. Il obtint la nationalité américaine en 1948, mais rentra quelques années plus tard en Europe et s'établit en Suisse, où il fut titulaire de la chaire de musicologie à université de Zurich de 1951 à 1953. Il a en particulier eu comme élèves Walter Leigh (1905-1942), Willson Osborne (1906-1979), Arnold Cooke (1906-2005), Harald Genzmer (1909-2007), Bernhard Heiden (1910-2000), Oskar Sala (1910-2002), Josef Tal (1910-2008), Alvin Etler (1913-1973), Violet Archer (1913-2000), Norman Dello Joio (1913-2008), Alan Shulman (915-2002), Ulysses Kay (1917-1995), Harold Shapero (né en 1920), Irwin Bazelon (1922-1995), Lukas Foss (1922-2009), Mel Powell (1923-1998), Ruth Schönthal (1924-2006), Charles Lemon Bestor (né en 1924), Hans Otte (1926-2007), Emma Lou Diemer (née en 1927), Mitch Leigh (né en 1928), Andrew Hill (1931-2007), ou Easley Blackwood (né en 1933). Hindemith utilise un système musical qui lui est propre, centrée sur une tonique qui évolue d'un centre tonal à un autre en fonction des modulations, mais où les douze notes de la gamme ne sont pas agencées suivant des modes, mais ont en particulier des relations entre elles qui sont fonctions du caractère plus ou moins consonnant ou dissonant des intervalles qui les lient. Paul Hindemith est mort en 1963 à Francfort-sur-le-Main, République Fédérale d'Allemagne.
Parmi les oeuvres majeures de Hindemith, on peut noter « Ludus tonalis » pour piano, trois Sonates pour violon seul, quatre Sonates pour alto seul, une Sonate pour violoncelle seul, quatre Sonates pour violon et piano, trois Sonates pour alto et piano, deux Sonates pour violoncelle et piano, une Sonate pour piano et contrebasse, dix sonates pour instrument à vent et piano, deux Trios à cordes, sept Quatuors à cordes, un Septuor pour vents, un Octuor pour vents et cordes, « Thème et variations : les quatre tempéraments » pour orchestre à cordes et piano, le Concerto pour alto «Der Schwanendreher», un Concerto pour violoncelle, la « Konzertmusik » pour orchestre à cordes et cuivres, un Concerto pour orchestre, les « Métamorphoses symphoniques sur des thèmes de Carl Maria von Weber » et « Trauermusik » pour orchestre, quatre Symphonies, dont « Mathis le peintre », « Serena » et « Die Harmonie der Welt », la musique de ballet « Nobilissima Visione », cinq Opéras, dont « Cardillac », « Mathis le peintre » et « Die Harmonie der Welt », le Requiem « When Lilacs Last in the Dooryard Bloom'd », une Messe pour chaeur mixte a cappella, ou bien encore « Das Marienleben » sur des poèmes de Rainer Maria Rilke.