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Commentaires client les plus utiles
13 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Dylan, encore et toujours,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Together Through Life (CD)
Quel meilleur exemple aujourd'hui de ce qu'on appelle traditionnellement un "style tardif" ? Depuis Love and Theft (2001), Bob Dylan semble avoir renoncé à innover - ou avoir dépassé cette prétention aliénante - pour se figer dans une atemporalité stylistique à forte charge référentielle qui n'est pas exactement un néo-classicisme.Bob Dylan nous parle de plus en plus de l'histoire, comme s'il prenait de plus en plus conscience qu'elle est sa chair même - il s'agit de l'histoire de la musique populaire américaine. Il y a quelque temps, on n'aurait pu qu'y lire le désir égocentrique d'y prendre sa place. Mais plus aujourd'hui. Au contraire, il semble se metre à l'écoute des voix du folk, du blues et de la country dans toutes leurs expressions qui vivent en lui. Les textes, qui ont rarement été aussi courts et simples, sont nettement moins variés par leurs sujets que sur Modern Times. Ils sont concentrés sur des histoires humaines individuelles, et adoptent un point de vue plus étroit, faisant l'économie des allégories au profit d'une expression directe et sèche. La voix est de plus en plus limitée ; le timbre, au-delà de la décomposition, semble "avoir plus de souvenirs que s'il avait mille ans". Le regard est souvent noir, se refusant à toute consolation facile. Dans ce cadre resserré, Dylan parvient malgré tout à un lyrisme élégiaque d'autant plus émouvant, parfois même fascinant car paradoxal. On devrait pouvoir trouver de moins bons disques à acheter en 2009... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
Blues pâle,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Together Through Life (CD)
Un album de blues mou du genou, dont les mélodies sont pompées ici ou là, encore moins bon que "Love and Theft" qui lui pompait les textes à un auteur japonais...Du sous Tom Waits.Le dernier bon album de Zim est "Time out of mind". Lorsque Dylan se produit lui-même au lieu d'être poussé dans ses derniers retranchements par un Daniel Lanois, voilà le résultat : des chansons très moyennes produites sans génie. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Plénitude,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Together Through Life (CD)
Plus j'écoute cet album, plus je l'aime. Plus je trouve ses mélodies envoûtantes.Aussi je me permets de rééditer une critique faite à sa sortie, à propos d'une édition aujourd'hui épuisée : C'est un vrai bonheur de constater qu'avec l'âge, Bob Dylan ne perd manifestement pas sa verve créatrice. Elle prend au contraire une saveur de plus en plus troublante et attachante. Comme celle d'alcools délicatement imprégnés des parfums du chêne dans lequel ils vieillissent, et qui grâce à une mystérieuse alchimie révèlent une infinité d'arômes subtils. Ce nouvel album est assurément de la même veine que ceux qui le précèdent, et leur est sans doute même supérieur. Comme le magnifique Modern Times il cache ses trésors derrière une modeste pochette illustrée d'une très suggestive photo noir et blanc. Cette fois-ci un bref moment de tendresse au fond d'une auto filant sur le bitume, capturé par Bruce Davidson, donne l'atmosphère. La musique quant à elle, s'inscrit dans cet univers fugace du temps qui passe, avec une indicible prégnance. Comme souvent avec Dylan, elle n'a l'air de rien au premier abord, mais elle imprime profondément son sillon. Sur des rythmiques tendues ou chaloupées, admirablement servies par des musiciens épatants, le chanteur pose tranquillement sa poésie si particulière, en jouant à merveille de sa voix enjôleuse, à la fois nasale et pointue, écorchée mais un peu grasseyante, traînante, lointaine et si proche... Les chansons sont toutes simples. Elles tiennent souvent du blues (le superbe et mordant Beyond here lies nothin qui ouvre la session, my wife's home town , forgetful heart, the dream of you) mais aussi de la ballade (life is hard, If you ever go to Houston, Jolene...). On y trouve aussi des réminiscences de rêves passés déployant une inusable séduction : I feel a change comin' on... L'ambiance est un rien feutrée, avec ce qu'il faut d'acidité. Quelques beaux riffs de guitare électrique, une pincée de douceur apportée par la pedal steel, les volutes ensorcelantes du banjo, de la mandoline et surtout d'un accordéon qui rappelle parfois les bonnes vieilles sonorités du Band... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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