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le 21 février 2010
« Je gis parmi les cadavres », propos martelé par l'inspecteur Minami de la police criminelle de Tokyo durant le temps de l'enquête, est l'une de ces sentences qui reflètent la tonalité fuligineuse de l'histoire narrée. Le cadre historique servant à l'élaboration de l'intrigue est celui d'un Japon dévasté par la souffrance de la capitulation (prononcée le 15 août 1945 par l'empereur Hirohito), en proie aux affres du déclin économique et de la paupérisation de la société.

S'inspirant d'une histoire réelle de crimes perpétrés dans les années 1940 par un tueur en série dénommé Kodaira Yoshio, David Peace élabore une enquête qui se déroule sur un laps de temps court, moins de quinze jours. Cette durée restreinte augurait l'instauration d'un rythme effréné, d'une écriture nerveuse. Mais la posture de l'écrivain ne s'inscrit pas dans cette logique puisque Tokyo Année Zéro n'est pas un thriller. C'est un roman noir, enrichi d'une enquête de détectives, qui se nourrit de nombreuses scènes de géhenne et de désolation illustrant la situation d'une population moribonde au sortir des bombardements (supposée comme telle car seuls les connaisseurs éclairés du Japon d'après-guerre peuvent corroborer la description globale faite par l'auteur de cette sombre période de l'histoire nippone). La crainte de l'armée d'occupation américaine, le rejet des autres communautés asiatiques, l'éclosion des marchés interlopes, la faiblesse des moyens financiers mis à disposition des administrations dont celle de la police, la crise sociale, la tentation du suicide, etc... sont autant d'éléments évocateurs de la chape de plomb pesant sur une société tourmentée dont certains de ses éléments sombrent dans l'aliénation (l'inspecteur Minami en est l'illustration).

En dévoilant le regard des vaincus sur le chaos de la vie, David Peace a souhaité conjuguer la force de l'atmosphère oppressante du récit à celle d'un mécanisme littéraire original et déroutant. Tout lecteur intéressé par cet ouvrage peut craindre d'être rebuté par un style d'écriture aride, une trame narrative éclatée par l'insertion de passages en italique s'apparentant à des monologues intérieurs ou des répétitions lancinantes d'expressions japonaises sur le mode incantatoire . Le récit est par conséquent soumis à de nombreuses ruptures qui laisseront poindre de l'énervement voire un renoncement parmi le lectorat peu habitué à ce style de manœuvres stylistiques. David Peace s'en est expliqué: afin de relater le caractère éclaté des esprits et des réalités perçues, il conçoit que « chacun puisse être occupé par ses pensées, ses rêves, ses souvenirs, les intrusions des réalités des autres,... Les nombreuses répétitions d'expressions opérant dans un cadre poétique, envoutant, lyrique ». Ce parti pris assumé, il convient de savoir si le procédé est convaincant. Pour ma part, je n'ai pas été subjugué par cette forme fragmentée du récit qui tend à reléguer l'élucidation des meurtres au second plan. De plus, le déroulement de l'enquête m'a semblé assez confus.

Premier tome d'une trilogie annoncée sur le Tokyo d'après-guerre, Tokyo Année Zéro est un ouvrage intéressant, instructif, caractérisé toutefois par une antienne lassante et superflue qui sonne la retraite des lecteurs rompus au style littéraire académique.
33 commentaires|7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 5 mai 2008
Pourquoi diable s'échiner à courir après les auteurs de quelques crimes
alors que la mort est partout autour de vous, alors que les hommes ne sont
plus que des ersatz d'humains, chacun choisissant de se rapprocher d'une
race animale par mimétisme en espérant ainsi pouvoir mieux survivre dans
une jungle urbaine naissante.
On se gratte et on se retrouve couvert de poussière une fois ce livre
refermé, l'âme sombre, mais on suit volontiers le héros dans ce japon
dévasté. L'intrigue est savamment diluée tout au long des pérégrinations
du personnage principal qui nous amènera face à quelques scènes assez
rudes.
Le lecteur est un pion dans les mains de l'écrivain : on se rapproche
émotionnellement du héros sans vraiment jamais réussir à l'adopter
totalement face à certains de ses actes.
A l'instar de certains films, j'ai eu envie de lire à nouveau ce livre,
aussitôt que la chute m'en a été dévoilée dans les dernières pages. La fin
vous fera en effet apparaitre le livre sous une toute nouvelle perspective
qui pourra vous inciter facilement à vous y replonger... en adoptant une
lecture "Lynch'ienne"
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le 13 juin 2014
J'en ai entendu parler à "Mauvais genres", sur France culture, qui le présentait comme un égal d'Ellroy. Je me suis jeté dessus… mais je n'ai pas dépassé la 50e page. J'ai trouvé extrêmement rébarbatif.
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le 13 mai 2008
David Peace est un grand, peut-être le plus grand du roman noir actuellement
.
Sa carrière prend ses racines dans son Yorskhire natal avec les meurtres de l''Eventreur du Yorkshire, qui ont accablé l''Angleterre de 1977 à 1981. Enfant, il pensait que son père était l''Eventreur et qu'il assasinerait sa mère. Une partie de sa tétralogie 1974,1977, 1980, 1983 retrace la tourmente de l''époque. Peace peint l'Angleterre de l''époque sans concession, noire de noire avec un style et des phrases hypnotisants et déchirants. Le prétexte de ces livres sont des enquêtes sur des séries de meurtres, le cheval de bataille de Peace semble être une peinture effarante de la société de l'époque; on ne sait plus de quels bords sont les ordures; les flics, la pègre, les hommes politiques, les patrons, tous se mélangent dans un décor nauséabond et occupent une place importante dans l'échelle de la pourriture de la société. Un roman d'une noirceur à la limite du réel. Le lecteur reconnaît la touche Peace aussi avec cette négligence du suspense et la difficulté parfois à suivre l'histoire, et peut se trouver désorienté comme le sont la plupart des paumés de ses histoires.

Les romans de Peace ont toujours pour cadre la défaite, le Yorkshire et la grève des mineurs devant leurs bourreaux, l''Eventreur du Yorskhire et Margareth Thatcher sans oublier le Japon avec Tokyo de 1945. Pour l'auteur, la défaite montre les gens dans leurs nudité profonde, leur vulnérabilité, dépouillés de tout, il ne reste que leur essence, leur vérité profonde.

Peace rappelle que les « crime fiction » ont à la fois l''occasion et l''obligation d'être les plus politiques de tous les écrits et de tous les média, le crime étant lui-même le plus manifeste exemple de la politique de son époque ; nous sommes définis et damnés par les crimes de notre temps et de notre environnement , les sociétés produisent les crimes qui leur ressemblent et font partie intégrante de cette société au bord de l''abyme. Ces romans partent de faits divers réels ; l''auteur pense qu''ils parlent de l'histoire cachée.

David Peace, avant de connaître la reconnaissance internationale a traversé un passage difficile, période de 75 à 83 d'errance entre alcool et indigestion de séries télévisées, ses manuscrits étaient refusés par les éditeurs et parfois volés. Il a ensuite enseigné l'anglais en Turquie, puis au Japon où il réside depuis 14 ans. Il a épousé une Japonaise, issue d'une famille communiste.
Son dernier roman paru en France au début de l''année, « Tokyo Années zéro » a pour cadre Tokyo et les jours suivants la défaite de 1945.
Mon premier Peace lu avec allégresse ( c'est un comble pour un roman noir). L'auteur évoque avec sensibilité et tact l'atmoshpère de la période suivant la défaite japonaise sans tomber dans les travers de certains romanciers qui transforment leur histoire en mi-documentaire pour mieux nous faire comprendre ces pays lointains. Le style est envoûtant, le rythme parfois lancinant avec ses répétitions et ses onomatopées s'emboîtent bien avec la pesanteur du quotidien. Pour apprécier le roman, il ne faut pas attendre une intrigue bien ficelée. Les interrogations, les doutes,les incompréhensions et la méfiance du cerveau pulvérisé et parfois groggy de l'inspecteur Minami entretiennent un léger suspense jusqu'au bout dans un monde ou duplicité, traîtrise et cruauté font la danse.
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