Rod Stewart est devenu depuis ce satané album "Blondes Have More Fun" (1978) une icône de la mode. Rod The Mod s' est californisé à 100 pour 100. Avant, c' était une superstar du rock qui envoyait le bois comme personne avec sa voix éraillée au sein du Jeff Beck Group et ensuite des Faces jusqu' en 1975, tout en exécutant en parallèle une carrière solo quasi-impeccable et tout en étant un auteur de chansons énorme : "Mandoline Wind", "Tonight's The Night", "Cindy's Lament", "Hot Legs", "Three Time loser", "The Killing Of Georgie"... Pour faire vite, des disques à posséder.
Ce "Tonight I'm Yours" (1981) est certainement son dernier grand album. Bien sûr il y a des concessions aux maudites années 80 : "Tonight I'm Yours" et "Young Turks" où les synthés règnent mais ça passe bien, les guitares sont tout de même présentes ; "Jealous" qui rappelle, en beaucoup mieux grâce à l' harmonica de Jimmy Zavala, le discoïde "Passion" du très moyen album précédent "
Foolish Behaviour" (1980) ; un slow "Sonny" pas vilain. À côté de cela on y trouve une merveille de tempo moyen "How Long" composé par Paul Carrack quand il faisait parti de Ace, une reprise rockabilly de Johnny Burnette "Tear It Up", le "Just Like a Woman" de Bob Dylan mieux chanté que l' original, une belle ballade légèrement gospel "Never Give Up On A Dream", une très bonne chanson fêtarde "Only a Boy" et un « rock qui tue » écrit par Rod Stewart "Tora, Tora, Tora (out with the boys)".