Après ses deux premiers albums, les remarquables "Spectrum" et "Crosswinds", Cobham réalisa encore quelques disques intéressants dans les années 70, en exploitant le même filon jazz-rock avec cuivres, mais de façon de plus en plus raide et mécanique : ainsi ce "Total eclipse" en 1974, qui contient des choses un peu vaines comme "Solarization", d'autres où il tire à la ligne comme "Sea of tranquility", et un solo trop long ("Last frontier"), mais dont quatre titres plus courts méritent d'être retenus : "Lunarputians", avec un solo de trombone de Glenn Ferris ; "Bandits", jam en duo entre la batterie de Cobham et la guitare d'Abercrombie ; "Moon germs", belle composition qui amène un bon solo de guitare ; enfin le titre éponyme de l'album, qui met en relief le piano et le saxo, et n'a que le tort de finir en bouillie sonore.
Au total, un gros quart d'heure de bonne musique.