Christophe Alévêque : un jubilatoire jeu de massacre pour certains, un trublion politiquement incorrect pour d'autres... Simplement un très bon comique caustique à souhait qui a choisi son camp : celui de s'en moquer et d'en rire sans hypocrisie.
Agitateur un peu sans doute, et alors ? Faut-il se laisser endormir dans le "tout lisse"
bien propre ? L'humour peut tout, l'humeur aussi parfois. Marre des révérences devant
des têtes pensantes qui nous gonflent la citrouille. Marre de presser le citron et puis après ? Jeter la peau. Alévêque dit tout haut ce que pensent tout bas les masses qui ne
se laissent pas abrutir par les jeux débiles de certaines chaines bétonnées (suivez mon regard) là où seul le fric compte et surement pas la culture (le fameux "mieux disant" culturel promis). Bref Alévêque a trouvé son créneau et il en est digne. Héritier de Bedos
plus que de Desproges, car le provocateur a plutôt une âme de gauche ou du moins anti-
quelqu'un (vous voyez qui ?), ses sketchs font mouche depuis l'Européen en 1996 (celui sur le fast food : un must !) jusqu'à Zorro en 2006. Sa misogynie est seulement de façade.
Et puis exagère-t-il vraiment dans ses coups de griffes contre un féminisme parfois excessif ? Parfois seulement, bien sur. Un coffret à posséder d'urgence pour se plier de rire sans modération.