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4.0 étoiles sur 5
La saga commence et elle promet, 10 septembre 2007
Vous serez prévenus : si vous accrochez au premier tome, vous allez en prendre pour des semaines avant de pouvoir trouver le repos à la fin du tome 7...
Lecteur de King à l'adolescence, je n'avais pas relu ses livres depuis. Intrigué par cette serie de la Tour Sombre en la voyant dans des rayons de librairie d'aéroport, j'ai cédé un jour à la tentation... et n'est pas décroché depuis. Les thèmes classiques de King sont présents (le bien et le mal, la religion...), le pistolero est un personnage attachant et complexe, et l'histoire tient en haleine tout au long du livre.
A mon sens, la comparaison avec le Seigneurs des Anneaux porte sur la difficulté à rentrer dans l'histoire (les premiers chapitres). Mais une fois l'univers créé et en place, difficile de se séparer du livre.
Le premier tome est un des meilleurs de la série. Amateurs et novices : bienvenus au club...
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Le début d'un chef d'oeuvre, 11 septembre 2001
Le Pistolero est une sorte de chapitre d'introduction à la Tour Sombre, quête merveilleuse qui devrait s'étaler sur 7 tomes bien remplis. Stephen King nous fait découvrir le pivot de la quête, le Pistolero, dans un tome mélangeant action, psychologie et émotion. Des personnages de King, le Pistolero est un des plus charismatiques et secrets, et un des plus attachants aussi. Ce livre nous fait entrer subrepticement par une petite porte derrière laquelle un couloir de plus en plus immense nous conduit vers la Tour. Au fur et à mesure que nos yeux progressent sur les lignes de tomes de plus en plus gros et de plus en plus chargés en émotions diverses, nous comprenons pourquoi la Tour sombre est un chef-d'oeuvre et comment on peut y prendre part.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
La modestie selon Stephen King, 7 décembre 2011
Il ne faut jamais croire les auteurs quant ils font preuve de modestie. Ils cachent leurs ambitions derrière la petitesse du monde et déclinent leur chef d'œuvre à la sauce c'est un pur hasard, vraiment, je ne m'y attendais pas.
C'est dans l'ordre du monde, mais à chaque fois qu'un écrivain vous dit ça, soit il pense le contraire, soit il essaye de vous refiler l'annuaire de son département. Et si cette règle est valable pour absolument tout le monde, elle fait une seule exception, et cette exception s'appelle Stephen King.
Le maitre préface le tome 1 de La Tour Sombre (Le Pistolero) en expliquant, avec le recul, que ce que vous tenez entre les mains n'est pas le meilleur livre qu'il ait jamais écrit, mais que pour un tas de bonnes raisons - une œuvre de jeunesse, le début d'une saga qui est le « Jupiter du système solaire de son imagination », l'espoir, la confiance en lui - il faut croire en sa promesse et dépasser la langueur produite par cette lente traversée du désert.
Et il a vachement raison. Bien que ce premier tome ne soit pas aussi désastreux qu'il le prétend. C'est le premier pas dans un univers aussi perturbant et prometteur que le premier bouton d'acné sur le désert d'une peau d'ado. Il faut bien qu'un nouveau monde se créé contre l'habitude et la facilité, et ce monde ne peut exister que dans les yeux d'un Homme qui porte en lui la prégnance, la culture et le destin de ce nouvel univers. Ce qui doit donc exister avant toute chose, c'est la vérité de cet homme, Roland de Gilead. Et pour cela, pour approcher du Panthéon, il doit cheminer longtemps en nous pour que nous puissions à l'avenir le reconnaitre au milieu des autres et par ses yeux, reconnaitre son univers.
Cette ouverture, cette poursuite dérisoire d'un autre Homme qui possède les clefs du passage au Tome 2 n'appelle à aucune autre conclusion que : bon, ok, voyons la suite. On n'est jamais vraiment dans la situation habituelle de ceux qui aime le King, lui qui excelle à mettre ses personnages dans toutes les situations les plus inextricables. Mais c'était nécessaire. Il faut se souvenir de l'interminable début du Seigneur des Anneaux présentant les personnages centraux de l'histoire.
Stephen King alimente ainsi sa propre légende, celle d'une œuvre marquée par le mépris de la critique et le succès phénoménal de ses livres. Et celui là en est presque symbolique, puisque qu'il faut impérativement dépasser le stade d'une méthode rationnelle pour se plonger dans le Tome 2 (Les Trois Cartes) qui est, lui, une merveille du genre. Il faut croire en Stephen King, car il est l'un des écrivains majeurs de notre génération, et il faut le croire même quand il fait preuve de modestie.
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