Marcel, douze ans à peine est le petit dernier d'une lignée de quatre garçons. Le plus âgé de ses frères qui est homosexuel découvre sa séropositivité. Un traitement lourd va lui être alors préconisé. Pour préserver le benjamin de la famille, son entourage va décider de lui cacher la vérité. Mais surprenant une conversation de ses aînés avec ses parents, il va finalement finir par l'apprendre. N'acceptant pas qu'on lui dissimule tout cela, il va pendant un temps s'enfermer dans un certain mutisme. Puis, Léo, afin de faire le bilan et d'envisager sa terrible maladie sous un autre angle décide de prendre des vacances et de partir en excursion à Paris. Il va emmener Marcel avec lui, lequel va très vite lui confier être informer à propos de son état de santé. Il essaye finalement de le rassurer et partager avec lui le maximum de moment de gaieté pour tenter d'essayer d'évacuer la peur et la crainte de ses pensées. Sentant la fin approché, il va se sentir contraint et forcé de renvoyer Marcel à la maison, pour qu'il ne le vois pas teminer ses jours en état de total déperdition. Il va se suicider. Si le sujet du film à pour base l'homosexualité du dit condamné, c'est avant tout et par dessus tout la force des liens fraternels qui est mise en exergue et dont la douceur des liens partagé coulent comme du miel. Une sublime complicité d'ou se mélange le rire, la tendresse et l'allégresse d'être si bien ensemble mais qui n'évacue pas les tensions et la complexité par rapport à la mort. Elle est bel et bien présente en filigrane, notamment avant l'excursion dans la capital dans la scène ou l'enfant et l'un des ses copains tue accidentellement un poulet avec un pétard. Puis, quand Léo va balancer tous ses médicaments dans l'eau, provoquant la colère de Marcel, avant une reconciliation très belle. Mais surtout quand le grand frère va in extrémis renoncer à contaminer un partenaire de passage juste après les préliminaires. Et la scène qui parachève le téléfilm ou Marcel s'invite en cachette à l'inhumation ou la désespérence de son regard en dit long. Contrairement à ceux du septième art, les films de télé ne passent que rarement à la postérité. "Tout contre Léo" fait partiie de ceux qui ne peuvent, qui ne doivent être oubliés. Avec ces acteurs si bien dirigé et cette caméra qui souvent vole majestueusement au dessus des personnages et qui les enveloppent lentement d'un esthétisme étincelant (Scène de l'insecte sur le visage, des deux enfants sur le lit, De Marcel et Léo dormant ensemblent...) et qui jette momentanément la peur de la "grande faucheuse" au oubliette. A défaut de n'avoir scandaleusement jamais été difusé sur aucune chaine, au contraire d'inombrables navets, le DVD fera donc palier cette anomalie et ne fera qu'embélire la collection de nimporte qu'elle "dvdphile". La chaleur, la puissance et l'émotion qu'il génère laisse une traîné inaltérable et inoubliable. Forcément indispensabe !