Retrouvez tous les DVD et Blu-ray dans la boutique Editions Carlotta
Retrouvez tous les DVD et Blu-ray dans la boutique Editions Carlotta |
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
De la difficile condition de l'amour en milieu polaire,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tout ce que le ciel permet (DVD)
Les happy end sont rares chez Sirk, alors autant en profiter, car après 1955, le génial réalisateur ne sera plus du tout gentil dans ses futurs grands chefs-d'œuvre (Écrit sur du vent, Mirage de la vie). C'est donc tout suc tout miel, ce qui est sans importance puisqu'on en ressort "les joues en feu" comme disait Godard.
C'est quoi le sujet au fait ? Et bien le même dont Sirk a presque fait son corpus : l'Amour. Plus précisément l'amour entre une veuve de la haute et un jardinier ; donc le vrai amour, par définition métasocial, métaracial, métapolitique... et par conséquent, il n'a pas sa place ici, victime d'un ostracisme inévitable de la part d'un minable microcosme, la haute-bourgeoisie blanche, consolidée par les conventions les plus froides et les plus mesquines que l'on puisse imaginer. L'amour piétiné, humilié, traité comme un élément étranger, nocif, perturbateur, même de la part des enfants, sommets d'hypocrisie et de manipulation. Une tardive prise de conscience de nos deux Tristan et Iseult, à mettre sur le compte de la liberté (meilleure alliée de l'amour), n'est pas à exclure... Certains symboles nous titillent avec grand plaisir : la télévision comme incarnation du passage de la vie vécue (l'amour) à la vie par procuration (son absence), ou la fille qui intellectualise tout mais se retrouve en face de sa mère amoureuse comme devant un mystère extraterrestre. Je passe rapidement sur l'esthétique, un bref aperçu des décors d'intérieur comme d'extérieur, et du rendu en Technicolor, donnent une idée de la sublimité absolue de ce film. A noter que Todd Haynes en fera un joli remake avec "Loin du Paradis" sorti en 2003, avec Julianne Moore. Bel et sincère hommage à un film magnifique et bouleversant, et à son réalisateur inimitable. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Loin du paradis,
Par Krik "Last night a DJ saved my life" (Brive la Gaillarde, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tout ce que le ciel permet (DVD)
Dans les années 50 aux États-Unis d'Amérique (le film date de 1955), une femme, Cary Scott (Jane Wyman), veuve depuis des années, évolue dans un milieu guindé, dans lequel les apparences font loi. Malgré ses réticences de premier abord résultant de ce conformisme ambiant, elle noue une relation amoureuse avec son jardinier nettement plus jeune qu'elle (Rock Hudson). Mais ce franchissement d'une limite sociale fait d'elle une femme rejetée par son milieu et ses enfants. Désemparée, elle ne sait quelle décision prendre face à ces difficultés. Choisira-t-elle le naturel et la simplicité ou la superficialité et l'ennui qu'on lui propose de fait en lui offrant un téléviseur ?
Douglas Sirk décrit avec une grande justesse l'hypocrisie de ce milieu, l'entre-soi nauséabond, les égoïsmes (notamment ceux des enfants). Le personnage interprété par Rock Hudson est proche de la nature, et le cinéaste intègre à merveille cet élément (même si on "sent" le studio) à cette histoire bouleversante. La nature s'oppose évidemment à l'artificialité du milieu dont est issue Cary. Douglas Sirk, en spécialiste du mélodrame haut de gamme, signe avec "All that heaven allows/Tout ce que le ciel permet" un chef d'œuvre. La VO est évidemment recommandée pour en profiter pleinement. À noter qu'en 2002 Todd Haynes réalisera en quelque sorte un remake de ce film sous le titre "Loin du paradis". (Krik, amazon.fr, 07/03/11) Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Une fable, oui ! mais indiscutable !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tout ce que le ciel permet (DVD)
Titre original : "All That Heaven Allows", Douglas Sirk, 1955, Couleur, bonne copie, 2 DVDs Carlotta, le deuxième DVD constitué de bonus.
Dans une petite ville de Nouvelle-Angleterre, où tout le monde se connait, dont les cancans et les soirées au Country Club sont les seules distractions, une jeune veuve, Cary Scott (Jane Wyman), mère de deux grands enfants déjà à l'université, s'éprend lentement mais sûrement de son jardinier-horticulteur, Ron Kirby, beaucoup plus jeune qu'elle (Rock Hudson). Contre les commérages (différence d'âge, différence de statut social, différence de fortune), contre ses enfants, tout occupés d'eux-mêmes, et pour qui leur mère a déjà vécu, malgré la peur de ses propres sentiments (ceux de Ron sont dès le départ indiscutés), et celle de recommencer sa vie à un âge où elle semble être faite, Cory finira par rejoindre l'homme qu'elle aime...pour le meilleur et pour le pire. Douglas Sirk s'est-il fait plaisir en mettant son génie au service de ce conte bleu au happy end surprenant dans une oeuvre plutôt pessimiste ? Peut-être. Mais qu'importe ! Et qu'importe que l'on sache que de telles histoires n'arrivent guère et que si elles arrivent, elles ne réussissent pas, on veut y croire, avec lui. Et si l'on y croit, c'est parce qu'en art le style est tout, et que le style de Sirk est d'une telle sûreté qu'il rend son propos indiscutable. Il a une qualité, qualité au propre extraordinaire, qui est de peindre les choses de la vie avec tant de respect, par petites touches si radieuses, qu'il leur confère une importantce, une ampleur, une solennité qui nous les fait regarder avec une considération inattendue. Mais il sait aussi prendre de la hauteur, et sans avoir l'air d'y toucher, insister quand il le faut, par exemple en nous montrant par trois fois la petite ville depuis le haut du clocher de l'église, ville miniature, ville minuscule, avec sa place gazonnée autour de laquelle passants, voitures et maisons semblent tourner en rond, saison après saison, dans un mouvement perpétuel... N'est-ce pas toute une localité qui, dans une ivresse autosatisfaite, tourne autour d'elle-même comme autour de son propre nombril ? "Tout ce que le ciel permet" est de ces oeuvres dont on pourrait ne plus s'arrêter de parler, tant on y découvre de choses au fur et à mesure qu'on en parle, mais les autres commentateurs ont déjà dit l'essentiel, et fort bien. Je m'arrête donc, me contentant de souligner l'exemplaire sobriété du jeu de Jane Wyman et Rock Hudson, en adéquation parfaite avec la force intérieure de leur personnage. Un bonheur cinématographique à l'état pur ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
Commentaires client les plus récents |
|
|
|