Pourquoi les romans de Peter Robinson capivent autant toute mon attention? La réponse reste difficile.
Je serais tenté de dire, ses personnages.Au fil des volumes, l'écrivain est parvenu à construire un personnage, Alan Banks attachant avec les difficultés de la vie de tout le monde, un caractère d'indépendance à la limite de la révolte, un bougon qui arrive à être ouvert à l'autre, un amateur de musique et père de musicien, une vie conjuguale ratée et une vie sentimentale peu stable. Par ailleurs, Robinson arrive garder un équilibre avec l'épaisseur des personnages, un récit qui nous fait entrer dans l'histoire à progressivement sans nuire au rythme de l'enquête et au suspense bien cadencé.
Toutes les couleurs des ténèbres ne déçoit pas à ce niveau. L'intrigue, sans être tortueuse, tourne autour d'un meutre suivi d'un apparent suicide. Plusieurs pistes se croisent, elles mêlent services secrets, barbouzes, jalousies, ambition et vengeance. Banks devrait trouver la lumière pour faire le jour sur cette écheveau.
Sur des airs de rocks, le canado-anglais reprend les thèmes du contre-terrosime, l'homophobie tout en montrant les difficultés de vivre normalement pour les gens de l'ombres, les espions.
Ce 19e volume de la série Banks se lit encore avec plaisir et j'attends le prochain Robinson avec impatience. And you?