Tout simplement le meilleur enregistrement de bebop que j'aie jamais entendu. Quelques mois seulement après leur première séance de studio ensemble, Parker et Gillespie sont au mieux de leur forme, leur musique est explosive, elle naît dans une folie et une urgence permanente. Ecouter la version de "salt peanuts" : un monument ! On tient là un canon du jazz moderne. A la verve des chorus s'ajoute l'élégance des formes (introducitions, interludes...) et le swing des compositions de Gillespie, mis en relief par une section rythmique impitoyable (Max Roach à la batterie). Le tout est servi par une qualité de son plus que correcte pour ce type de session : montez le son, fermez les yeux et vous êtes à Town Hall ce 22 juin 1945, assistant à l'éclosion d'un language nouveau qui bouleversera le paysage musical.
Cet album est une bénédiction pour tous les fans de Bird et pour tout fan de jazz en général.