Si je me souviens de la petite histoire racontée par Bernard Lenoir dans une émission culte (longue vie à toi, Bernard!), il s'agit d'un des ingénieurs du son de Björk qui prit en mains Les Négresses Vertes, fasciné par leur talent et leur dernier album de l'époque ACOUSTIC CLUBBING. Il saisit l'atmosphère inquiétante qui sourd de "Leïla", "Ce pays", "Les mégots", "Easy girls" et les distille pour les rendre indispensables, narcotiques, hallucinogènes, bref, il apporte de l'opium dans la production sophistiquée. TRABENDO est un album supplémentaire, pas un remix d'A.C. Réverbérations heureuses sur l'accordéon, le trombone, des touches de piano, rythmiques complexes, le tout ne dénaturant pas la musique et les voix des Négresses Vertes. Les textes prennent ainsi plus de force, servis par les musiciens géniaux des N.V.
"Les mégots" est littéralement magnifiée, "Leïla" devient angoissante, et de nouvelles chansons apparaissent, tant les Négresses Vertes s'amusent avec ce producteur: à écouter sans se lasser "Route 99", "Chien des ports", "Ignacius", "Les années sans lumière".
A posséder absolument, téléchargé ou pas.